Affichage des articles dont le libellé est Généalogie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Généalogie. Afficher tous les articles

Y a-t-il des erreurs dans mon arbre généalogique ? De l'importance de noter les sources

A cette question cruciale il n'existe que deux réponses, de prime abord.

Soit la réponse est oui, et dans ce cas on me demandera pourquoi je ne les corrige pas.

Soit la réponse est non, et dans ce cas on me demandera si je suis bien sur de moi, ou si je ne suis pas prétentieux ou si... 


En réalité, une partie de mes ancêtres étant Normands, je me contenterai de répondre:


    "Ptet' ben qu'oui, ptett ben qu'non", une réponse de Normand.


En réalité, nos logiciels permettent un certain contrôle de cohérence dans nos arbres et il ne faut pas s'en priver.

Pour ma part, cela fait plus ou moins 40 ans que je fais de la généalogie, avec des périodes de moindre activité dans le passé en raison du manque de temps. Et comme peut être un certain nombre de personnes je e suis contenté de noter les informations concernant les naissances, décès et mariages, puis les fiches matricules. Je me contentais alors de prendre une photocopie ou une copie d'écran de chaque document sans noter la cote. Résultat: j'ai un certain nombre de données que je sais être vraies, mais sans les références.


D'un autre côté, j'ai constaté dans les arbres publiés sur généanet certains problèmes. Le plus  courant, et je fais partie des fautifs, est la non citation des sources permettant de donner une information. 

J'ai aussi détecté une confusion entre deux homonymes dans mon ascendance, le plus jeune des deux se voyant attribuer comme père le père du plus vieux ! Et la personne ayant mis cet arbre en ligne, bien qu'avertie de l'erreur, ne l'a pas corrigée. 

Ce genre de problème, pour aggraver les choses, est souvent recopié tel quel et se retrouve propagé de proche en proche. C'est gênant.

C'est la raison pour laquelle j'ai pris plusieurs décisions:


  • Je reprend toutes les fiches de ma base de données pour vérifier les informations concernant chacune des personnes de mon arbre, et indique les sources
  • Lorsque je trouve une information sur généanet ou ailleurs, je la vérifie et l'enregistre dans ma base de données avec la source.
  • Si une information est donnée avec la source, je vérifier cette source avant d'utiliser l'information.
Avec ces résolutions, j'espère, à terme, pouvoir répondre Non à la question posée en titre.

Et si j'ai un conseil à donner à un débutant, c'est de bien donner les sources de ses informations dans son arbre.




XIXe siècle : On va enfin à l'école, et ce n'est pas pour rien !

Le XIXe siècle marque une transformation majeure dans l’organisation et la démocratisation de l’éducation en France. Cette période est caractérisée par des réformes progressives, guidées par des préoccupations économiques, sociales et politiques.

Avant cela, l'instruction était réservée à une élite fortunée. Le petit peuple pouvait tout au plus apprendre les rudiments de la lecture et ensuite de l'écriture auprès du curé.

Le XIXe siècle va tout changer. 

Au début du XIXe siècle, l’instruction est encore très inégalement répartie. Sous Napoléon Bonaparte, la loi du 11 floréal an X (1802) organise l'enseignement secondaire en créant les lycées, encore réservés à une élite sociale. L’Église catholique joue toujours un rôle central dans l’éducation, surtout dans les campagnes. Cependant, la Révolution française avait posé les bases pour une éducation plus laïque et accessible à la fin du siècle précédent, notamment avec le décret de Condorcet (1792) qui prônait une instruction gratuite et universelle, sans réelle mise en œuvre.


Sous la Restauration (1815-1830), l’éducation est marquée par une dualité entre influence ecclésiastique et velléités étatiques. La loi Guizot de 1833  impose à chaque commune de plus de 500 habitants d’avoir une école primaire pour garçons et les oblige à financer l'école publique du lieu. Cette loi pose aussi les bases de la formation des instituteurs avec la création des écoles normales.


Sous la Seconde République (1848-1852) et le Second Empire (1852-1870) le mouvement se  poursuit. La loi Falloux de 1850 étend l’obligation scolaire aux filles dans les communes de plus de 800 habitants et renforce le rôle de l’Église, mais elle n’impose pas encore l’universalité de l’éducation.


Un livrez offert à un bon élève. Ma main
donne la taille du livre: 
Un beau cadeau
Bibliothèque personnelle
Avec la montée de la Troisième République (1870-1940), les idées républicaines favorisent une école
laïque, gratuite et obligatoire. Jules Ferry joue un rôle déterminant avec ses lois de 1881 et 1882, qui rendent l’enseignement primaire gratuit, obligatoire pour les enfants de 6 à 13 ans, et laïc en interdisant les signes religieux à l’école. Ces réformes s’appuient sur la volonté de former des citoyens éclairés, capables de participer activement à la vie démocratique. Comme on le voit, la laïcité et l'interdiction des signes distinctifs religieux n'est pas une nouveauté!

Les instituteurs deviennent des « hussards noirs de la République ». Ils véhiculent des valeurs républicaines et patriotiques. Le réseau des écoles publiques s’étend dans les campagnes, même si les disparités régionales restent fortes. L’enseignement secondaire, réservé à une élite, demeure payant et peu accessible aux classes populaires, mais la progression de l’alphabétisation est remarquable : en 1870, environ 75 % des conscrits savent lire et écrire, contre seulement 50 % en 1820.

Les lois Jules Ferry achèvent le processus en 1881 et 1882, rendant l'école gratuite et l'instruction primaire

L’étiquette apposée sur la 2ème
de couverture.





 

obligatoire.


Pour les généalogistes, il est difficile de savoir comment les anciens se sont comportés à l'école et quels résultats ils ont obtenus. Bien entendu, certaines carrières parlent d'elles même.  De même, on peut avoir trouvé des documents, cahiers, carnets, livres remis comme prix, dans les archives familiales. Mais cela même peut être compliqué après 150 ou 200 ans.

Heureusement, lorsqu'une remise de prix était organisée dans une école, les lauréats étaient bien souvent cités dans les journaux locaux. Leur exploration permettra de faire des découvertes inintéressantes tout en posant parfois de nouveaux problèmes. Voir ci-dessous.




 
Remise de prix à Paul LAFFEZ
Vannes 1892. Il a alors 12 ans
Son frère Félix, primé lui aussi en
1891. Il a alors 7 ans



Parfois, on trouve des informations qu'on ne sait pas à qui attribuer:







Dans le journal de Lille, du 6 septembre 1843
Henri LAFFEZ est primé. Mais de quel Henri ?
Mon ancêtre Henri Auguste, né en 1832 probablement
Henri Constant, son cousin , né en 1835 ? Peu probable, sa branche ayant opté pour 
une orthographe différente du patronyme semble-il
Un autre ? Il y a eu d'autres Henri LAFFEZ, mais je ne les ai
pas encore tous rencontrés
La réponse reste encore ouverte

Vallon sur Gée

 

Extrait du Dictionnaire géographique et administratif de la France
 et de ses colonies. VII. Se-Z

publié sous la direction de Paul Joanne 
publié de 1890 à 1905
page 5070
Gallica

Vallon sur Gée, à l'époque qui nous , intéresse, c'est à dire vers la fin du XIXe siècle, est une petite ville de la Sarthe, proche de Loué. Elle est peuplée à cette époque de 926 habitants selon le Dictionnaire géographique e administratif de la France et de ses colonies (voir extrait ci-contre). La population actuelle est de 782 habitants (selon wikipedia)

C'était donc une bourgade un peu plus peuplée à cette époque que de nos jours. 
La population n'était donc pas trop grande à cette époque, mais le village disposait tout de même de deux écoles publiques, une de garçons et une filles très vraisemblablement, d'un hospice équipé de 16 lits pour accueillir les anciens ne pouvant pas vire seuls en raison de leur grand âge ou de leurs infirmités. La commune disposait aussi de services publics. Le dictionnaire cité plus haut mentionne une perception, une poste, un notaire et une gendarmerie à pied à laquelle était affecté  Adolphe Bleu
Un certain nombre de fêtes tout au long de l'année, et les jeudis, jours de marché, il y avait certainement plus de monde en ville et plus de travail pour les gendarmes affectés en ce lieu. 

Vallon sur Gée était sur la ligne de tramway  du Mans jusqu'à Saint-Jean-sur-Erve, ligne unique à voie métrique, et unique. La ligne faisait  56 km, dont 52 km dans la Sarthe et 4 km dans la Mayenne. Vallon sur Gée était qu kilomètre 27, ce qui devait la mettre à une heure du Mans (c'est une hypothèse). Par contre je ne sais pas en quelle année il a été mis en service, sachant que la décision de construction s'est faite dans les année 80 (du XIXe siècle, pas les notres !!)

Ci-dessous, quelques images de Vallon sur Gée, glanées au fil d'internet,en attendant de dégoter quelques carte postales anciennes et d'aller y faire un tour prendre mes propres photos

    















Une journée avec nos ancêtres paysans

Dans les campagnes, la vie était marquée par le rythme des saisons et des tâches agricoles, le marché hebdomadaire et la messe dominicale. J'en ai déjà parlé dans de précédents articles. Des fêtes périodiques, bien souvent annuelles et presque toujours religieuses s'invitaient dans le déroulement ancestral de l'année.

Un autre tempo rythmait la vie des paysans,  celui, immuable depuis la nuit des temps, des tâches quotidiennes. 

Une journée typique reflétait une routine intense mais cohérente, où chaque moment était dicté par le travail de la terre.


Le départ pour les champs


La journée commençait bien avant l’aube. Les paysans se réveillaient au chant du coq et commençaient
par raviver ou allumer le feu pour chauffer la maison. La mère de famille préparait   un repas frugal à l'aide de ses filles lorsqu'elle en avait, de la grand mère si elle habitait avec la famille et en était encore capable,  : pain, lait, soupe, voire même cidre ou vin . Ce moment était souvent le seul de la journée, à part la veillée, où la famille se retrouvait brièvement ensemble.


Eux aussi partent travailler




Les hommes partaient travailler dans les champs. Les jeunes garçons participaient au travail très jeunes et accompagnaient leurs aînés. Equipés de leurs araires, charrues, faux et autres outils, menant leurs bêtes de trait, bœuf ou cheval,  ils labouraient, semaient, récoltaient ou entretenaient les cultures. Il arrivait souvent qu'un paysan aie à s'occuper de plusieurs parcelles. La sienne s'il était propriétaire, et d'autres qu'il pouvait avoir en fermage s'il en avait les moyens financiers. Ou bien une ou deux parcelles qu'il louait, bien évidemment éloignées les unes des autres !  Aussi un jour allai-il travailler ici avec ses garçons et ses employés, l'autre jour ailleurs. Et s'il avait fini chez lui, il pouvait aller aider d'autres paysans du village.


L’effort était constant tout au long de la journée. Seule une courte pause pour un repas  que la mère avait préparé et qu'il avait amené divisait la journée en deux parties. Ce repas lui aussi était assez frugal, souvent composé de fromage, de charcuterie , de pain et de cidre ou de vin.

Ne possédant souvent pas de montre, seule la course du soleil dans le ciel et les cloches de l'église du village pouvait donner au paysan une indication sur l'avancement de la journée.


Pendant ce temps, les femmes s’occupaient du potager, de la basse-cour et des tâches domestiques. Elles transformaient le lait en beurre, filaient ou tissaient. Les filles participaient aux travaux domestiques des leur plus jeune âge, et toutes surveillaient les enfants les plus jeunes encore incapables de travailler. 

La pause déjeuner
Fond Georges Maroniez
Gallica

Par moment, les paysans se déplaçaient au village, mais ces occasions étaient rares. Elles brisaient quelque peu le rythme journalier mais permettait d'échanger avec les voisins. 

Le coucher du soleil marquait la fin des travaux en extérieur. A ce moment, les volailles avaient rejoint le poulailler, le paysan avait conduit les bêtes à l'étable ou à l'écurie. Il est des époques où il ne fallait pas traîner dehors la nuit!

C'était alors l'heure du dîner, préparé par les femmes pendant l'après midi. Le repas était simple, mais nourrissant, comportant soupe et pain, commençant après une prière. Le chef de famille pouvait profiter du repas du soir pour parler de la journée à venir, des plans d'avenir,  sermonner ou féliciter un de ses fils ou de ses domestiques qui l'aurait mérité. Bien souvent, la mère de famille servait les hommes et se tenait à l'écart de la table. Dans ce cas, les femmes dînaient à part.

Suivait la veillée au coin de la cheminée, éclairée chichement par le feu et une chandelle. C'était l'occasion de transmettre à la famille les nouvelles entendues lors des déplacements au village, de raconter les histoires de la famille ou les légendes locales. 

La veillée était un moment de convivialité entre tous les membres de la maisonnée. Parfois même "mutualisée" elle se déroulait par roulement dans les deux ou trois maisons qui composaient le hameau lorsque la ferme n'était pas complètement isolée. La veillée devenait alors un moment de rencontre pour les jeunes gens.

Enfin, on ne se contentait pas de raconter et d'écouter des histoires. La veillée permettait à la famille de s'adonner à différentes formes d'artisanat. Les longues soirées d'hiver permettaient de réparer les outils, de tisser, de faire de la vannerie et quantité d'autres activités.

Nos ancêtres ruraux vivaient en symbiose avec leur environnement, maîtrisant les cycles naturels et recyclant chaque ressource. 

Leur mode de vie a  été la source de nombreuses traditions et valeurs encore présentes dans nos sociétés modernes, bien qu'amoindries. Il demeure un témoignage précieux d'une époque où la vie quotidienne suivait les rythmes simples mais essentiels de la terre.


Rythmes saisonniers

Dans les temps passés, avant la révolution industrielle, la vie s'organisait en fonction de deux rythmes distincts, hebdomadaire et annuel.

Le premier, ponctué essentiellement par la messe dominicale et le marché hebdomadaire, est commun aux campagnes et aux villes. En effet, que ce soit dans les villages ou les grandes cités, le marché offre l'opportunité aux paysans d'écouler leur production et aux citadins de se fournir en produits frais, même si des épiceries, boucheries, charcuteries, boulangeries et autres commerces de bouche sont présents en ville.. Les deux modes d'approvisionnement n'étaient pas incompatibles, tout comme aujourd'hui. Quant à la messe, il était assez mal vu de ne pas y paraître. Les seuls à n'avoir pas obligation de fréquenter les église étaient les membres des autres religions, qui selon les périodes, pouvaient vivre au grand jour ou devaient se cacher. La révolution a assoupli cette obligation morale qui a pu demeurer vivace par endroit pendant encore longtemps.

Le rythme annuel par contre n'était pas le même en ville et à la campagne. Si les fêtes religieuses demeurent les mêmes, il se greffe à cela des événements différents que l'on habite en campagne ou en ville.

Ainsi, dans les campagnes, la vie était organisée selon le rythme des cultures ou des élevages. Pour les cultivateurs se succédaient la saison des labours, suivie des semailles et finalement de la moisson où ils récoltaient le fruit de leur travail annuel. Dans le même ordre des choses, l'éleveur devait composer avec la période des saillies, la gestation, la mise bas, la transhumance, etc.

Tous ces événements donnaient souvent lieu à des célébrations, des festivités, intervenant à intervalles plus ou moins régulier. La fête des moissons, la bénédiction des bêtes avant la transhumance étaient autant de marqueurs temporels dans la vie de nos ancres paysans.

A cela pouvaient aussi s'ajouter une foire annuelle, par exemple une foire aux bestiaux pour la revente d'une partie du cheptel.

Bien entendu, dans les villes, dès lors qu'elles furent suffisamment importantes pour perdre définitivement tout caractère rural, il ne fut plus question  de tenir compte d'une période de labour ou de transhumance animale. Il ne resta aux citadins que les fêtes religieuses communes, dont Pâques était la plus importante, et les foires.

La foire de Gondreville
Jacques Callot, graveur
Entre 1621 et 1625
Gallica
Ces foires, attiraient les populations locales et les visiteurs des régions voisines. Au-delà de leur fonction commerciale, elles servaient aussi de lieux de divertissement, avec des spectacles et des activités récréatives. Elles permettaient aussi de distinguer les exposants lorsque leurs produits étaient d'excellence.


L'importance des foires et celle des marchés étaient telles que bien souvent ces événements ont perduré jusqu'à nos jours, et que d'autres moins anciens ont été créés au moment de l’essor des villes

A titre d'exemple:

La braderie de Lille




La braderie de Lille
, le plus grand marché aux puces d'Europe, tient son origine dans la foire de Lille, attestée dès 1127, qui a changé plusieurs fois de nom et de forme au cours du temps, mais qui est toujours là.

 Les quatre jours du Mans, foire annuelle créée en 1929, succédant à des foires moins régulières existant depuis 1836 qui venaient elles même en remplacement de foires agricoles diverses.

La foire de Paris, depuis 1929 

Le marché de l'Aigle
Collection personnelle

Le marché de l'Aigle
, qui se tient tous les mardis matins, et ce depuis le moyen âge, du Xe ou XIe siècle. On raconte  qu'à cette époque, afin que les gens venant à pied ne se perdent pas dans le brouillard (et il y a en a, j'en sais quelque chose, habitant à côté!) on faisait sonner les cloches de l'église

    « Tous les mardis matins, il y a dans la ville de L’Aigle un marché où l’on vend des légumes, du beurre, des œufs, du fromage, des fruits et autres choses excellente » (Comtesse de Ségur, dans les malheurs de Sophie)




L'auberge

Casimir Laurent (1810 - 1895), un des arrière-arrière-grand père de ma Maman exerçait la profession de cordonnier à Vallon sur Gée, dans la Sarthe. En plus de sa fille Marie Eugénie (1859 - 1933) qui est une des arrière-grand-mère de ma Maman, je lui ai découvert quatre enfant, tous nés à Vallon sur Gée, et avant Marie Eugénie:

  • Casimir Pierre, né en 1843
  • Julie Marie née en 1845
  • Joséphine Marie, née en 1847
  • et Louis André, né en 1856

Sur une bonne partie des documents le concernant, il est déclaré comme étant cordonnier, ou ouvrier cordonnier. Cependant, sur l'acte de mariage de Marie Eugénie, il est indiqué sa femme Marie Anne Dubois et lui sont aubergistes. De plus, lors de son décès, la table des successions et absences stipule qu'il est cafetier. Je pense donc qu'il est bien cordonnier, mais qu'en plus de couple tient une auberge.

Auberge de la Montagne-Verte
Reiber, Paul ((gravure de 1877)
Gallica

A cette époque, l'auberge, lieu de repos pour les voyageurs, était aussi un point de rencontre dans le village, une halte réconfortante pour le paysan partant ou revenant  des champs, où il pouvait boire un coup en bonne compagnie. Lieu de loisir aussi, où les villageois se donnaient rendez vous le dimanche ou en semaine après le travail pour passer un bon moment.

Au XIXéme siècle, les routes de campagne sont difficiles, les trajets sont longs et éprouvants ( voir l'article Immersion dans la vie des voyageurs du 19e siècle...). Les diligences transportaient les personnes, les marchandises quand à elles voyageaient en chariots et autres tombereaux (voir l'article sur les charretiers) . Les chemins, boueux en automne et en hiver, n'étaient ni faciles, ni surs. La tombée de la nuit était particulièrement dangereuse  et on ne circulait pas la nuit.  L’auberge de campagne devenait alors un refuge incontournable pour tous ceux qui osaient s’aventurer hors des sentiers battus, qu’ils soient marchands, paysans, ou simples promeneurs.

Une salle d'auberge
en Alsace en 1910
Gallica

On y trouvait bonne chère, un lit pour la nuit, des écuries pour les chevaux et les marchandises. On pouvait s'y restaurer correctement, mais rustiquement, de soupe, de viandes rôties ou de volailles. accompagnées de légumes du pays.

Lieu de rencontre, les gens du pays pouvaient croiser les voyageurs venus des régions voisines  et se tenir un peu au courant de ce qui se passait au loin. En ces temps où il n'y avait pas de télé ni de radio, seuls les journaux et les voyageurs permettaient de se tenir au courant des nouvelles du monde extérieur au village et de ne rien manquer des petits potins des villages voisins...

Les aubergistes s'occupaient  de gérer les réserves de nourriture, de bois, et de paille. ils organisaient et préparaient ou faisaient préparer par leur personnel  les repas, ils tenaient  le bar, et de s’assuraient du bien-être de chaque client.


Une salle d'auberge
en Alsace en 1910
Gallica

Les voyageurs fatigués y trouvaient un accueil chaleureux, une oreille attentive pour partager leurs récits de voyage et une complicité spontanée, presque familiale. C’est aussi à cette époque que les auberges se peuplent de personnages hauts en couleur – des conteurs, des musiciens de passage, et même des poètes qui venaient égayer les soirées de récits et de chansons.


Les chambres, quant à elles, étaient rustiques mais confortables. Chacune était équipée d'un lit de bois, parfois avec un matelas rempli de paille ou de laine, couvert de draps épais et de couvertures en laine pour affronter la fraîcheur des nuits. Une table avec une cuvette et un broc en porcelaine tenaient lieu de salle de bain. Un seau de nuit complétait l'équipement. La plupart des chambres ne disposaient pas d’un confort moderne, mais le feu de cheminée ou les bougies procuraient une chaleur douce, enveloppant les voyageurs dans une ambiance chaleureuse. Il était courant de partager une chambre ou même un lit avec d’autres voyageurs, surtout en période de grande affluence.


L’auberge du XIXème siècle était un lieu de rencontres, où se croisaient des individus aux parcours et aux horizons variés. Elle représentait une pause dans le tumulte des voyages, où les passants pouvaient échanger des nouvelles des régions voisines, partager leurs expériences et même faire des affaires. Certains commerçants y exposaient leurs produits, tandis que les fermiers locaux y vendaient des denrées et du bétail.


Les veillées étaient souvent l’occasion d’écouter les récits des voyageurs,des légendes locales transmises de génération en génération. La musique y jouait un rôle important et il n’était pas rare de voir un musicien de passage sortir un violon ou un accordéon pour animer la soirée. Ces moments de partage et de convivialité faisaient de l’auberge un lieu où l’on se sentait en famille, même pour une nuit seulement.

Il est fort probable que les gendarmes de la compagnie à laquelle appartenait Adolphe Anselme BLEU aient fréquenté l'auberge de Casimir, que ce soit au cours de leurs tournées pour se restaurer en cours de chemin, ou plus simplement pour passer du bon temps après leur service. Il est aussi possible d'imaginer que Marie Eugénie ait prêté main forte à ses parents pour la tenue de l'auberge et que ce soit dans ce cadre qu'elle et Adolphe aient fait connaissance. Bien sur ce n'est qu'une supposition...  




source: Gallica



Zones d'ombre

Quelles que soient les avancées que l'on peut faire, il subsiste toujours des zones d'ombre dans nos recherches. On peut bien un jour éclairer un de ces mystères, il en arrivera un autre, ou plusieurs, pour le remplacer. Et ce sera autant de nouveaux thèmes de recherches.
Bien sur il arrive qu'on ai épuisé tous les registres, tous les documents notariés ou autres possibles pour les recherches concernant un de nos ancêtres. Le mystère subsiste alors et ne peut être résolu. 

Cependant il reste pour d'autre cas des possibilités. 

Pour moi, je ne citerai que les quelques  exemples abordés ou évoqués tout au long de ce mois de novembre 2023, à savoir:

  • Pour quelle raison Paul Marcel LAFFEZ est il déclaré "Mort pour la France" sur son acte de décès,  alors qu'il n'est pas cité sur le site "Mémoire des Hommes" ?  (Voir Inconduite: les déboires de Paul Marcel LAFFEZ )
  • D'où venait Jean Baptiste LAFFEZ, déclaré originaire de "provinces" dans l'acte de mariage de sa fille  ? (Voir Signes de piste )
  • L'ascendance d'Eugénie FRANCOMME est-elle correcte ? ( Voir Branche Francomme )

Si le troisième point évoqué ne nécessite a priori que de vérifier les informations, ce que je ne manquerai pas de faire assez rapidement, les deux points précédents sont plus délicats.  Le premier va demander de compléter les recherches en cherchant les éventuels mariages des autres enfants de Jean Baptiste LAFFEZ (J'en connais trois à l'heure actuelle) et le second d'interroger les services d'archives du Service Historique des Armées, ce qui peut prendre un peu de temps.

Sans compter tout le reste, tous les autre ancêtres....

XlXe arrondissement

Deux X pour le prix d'un et une interrogation

Marguerite GAUTIER est née à Paris dans le XIXe arrondissement mais ses parents étaient de la Sarthe, s'y était marié et y sont retournés plus tard. 
La question qui se pose est de connaître les raisons de ce passage par la capitale. Etienne Pierre GAUTIER a-t-il voulu tenter sa chance mais sans arriver à ses fins ou bien a-t-il eu un contrat de travail temporaire pour accomplir une tâche particulière ? Il était corroyeur (un travailleur du cuir)  de profession. 
On ne le saura sans doute jamais.


L'acte de naissance de Marie Yvonne ROBINARD




Web


Nous vivons une époque bénie en ce qui concerne les recherches généalogiques.

La plupart des registres paroissiaux et des registres de l'état civil sont disponibles en ligne, avec d'autres sources complémentaires qui nous permettent d' étoffer les informations obtenues par les registres.

Lorsque ces sources complémentaires ne sont pas en ligne on trouve quand-même bien souvent leurs côtés, des répertoires, des outils de recherche permettant d'y accéder.

Il y a donc maintenant  plus de facilité et de rapidité dans nos recherches  que par le passé. J'ai commencé il y a 35 ou 40 ans par écrire dans les mairies, aller de temps en temps dans les dépôts d'archives pour mon compte ou celui de correspondants. Il fallait être patient, mais c'était plaisant.


Le web permet de plus de collecter de nombreuses informations,  de la documentation et l'iconographie qui donnent du corps à l'histoire familiale. On doit par contre faire attention à l'exactitude des renseignements collectés et aux droits des producteurs de ces documents.

Une des sources web disponible est geneanet. C'est très pratique mais j'ai l'habitude de n'utiliser les informations obtenues qu'après avoir vérifié les sources lorsqu' elles sont citées ou les avoir recherchées dans le cas contraire. Ceci dit, cela aide beaucoup.


Bref, le web c'est bien, même très bien mais il faut toujours vérifier ce qu'on y glane.





Vannes

Une petite promenade en cartes postales de cette ville que je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter.


La préfecture


La tour Trompette


La cathédrale



Le port et les quais


Les remparts surmontés de la cathédrale


La Garenne et la tour Connetable


 

Terrier

 


Un terrier ou papier terrier est un registre contenant le dénombrement des déclarations des particuliers qui relèvent d'une seigneurie et le détail des droits, cens et rentes qui y sont dus

C'est en quelque sorte l'ancêtre du cadastre, dénombrant tous les terrains dépendant d'une seigneurie, les décrivant, tant dans leur emplacement que dans leur taille sans oublier ce qu'ils contiennent, citant les occupants, ce qu'ils doivent payer et à quelle date.

Je vous présente ici le terrier de Saint Mars d'Egrenne dépendant du domaine de Domfront dont la première page est datée du 2 juin 1660 disponible en ligne aux archives départementales de l'Orne (cote 582J5 Volume VIII : Saint-Mars-d'Egrenne, accessible en ligne en passant par  l'état des fonds et en suivant le chemin suivant:

FONDS : Série A. Actes du pouvoir souverain, domaine royal, apanages (XIVe-XVIIIe s.) 

     FONDS : Fonds du domaine de Domfront NIVEAU METHODIQUE : Registres terriers du domaine de Domfront

        COTE : 582J5 Volume VIII : Saint-Mars-d'Egrenne.   puis cliquer sur l'icone adéquate dans les détails, partie droite de l'écran )


Ce document de presque 1000 page n'est pas difficile à lire, juste long. 




L'intérieur du registre


Extrait de la première page, en vue 3

Pour se rendre compte de l'intérêt d'un tel document, Voici la transcription de l'extrait ci dessus :

Ligne Jean Levallet du bourg 12 ....9 ???  (12e novembre ?)
Du Roi notre Sire le souverain 
Seigneur confesse et advoue tenir sous le domaine
de la châtellenie de Domfront Pierre Boudeseul
fils  Jean , René Levesque fils Guillaume seuls tenant
en la somme et ligne de Jean Levallet du bourg 
au terme d'ascention en la paroisse de Saint Mars
d'Egraine de laquelle déclaration et aveu la ????
????? premierement ledit Pierre Boudeseule 
possede a droit successif de defunt Jean Boudeseul
son pere au lieu et environ du village des Arcis
en la paroisse de Saint Marc une piece de terre
labourable nommée Launay contenant une acre
de terre environ joignant d'un côté la terre
dudit Pierre Boudeseul ,  d'autre coté et du bout
le chemin tendant de la cousture à Blanche
...
de laquelle piece de terre il paye neuf sols,  mais ledit Jean 
Boudeseul son pere en doit la moitié desdits 
neuf sols par cohederation? suivant les lettres
de partage entre eux faits 

Vous trouverez cette page et les suivantes en suivant ce lien: ici

Comme on voit, dans cet extrait nous avons la délimitation du terrain dont il est question et son nom, les occupants, le montant du et selon quelles modalités, ainsi que le terme pour le règlement.

Source:
Archives départementales de l'Orne, 582J5 Volume VIII : Saint-Mars-d'Egrenne


Signes de piste

J'ai découvert il y a peu un site consacré à la généalogie et à l'histoire dans l'étendue de la châtellenie de Lille ( Chatellenie de Lille )   que je vous invite à visiter, c'est une mine d'or, même pour qui n'a pas d'ancêtre par là bas, qui est entièrement gratuite, met à disposition une revue numérique très intéressante, etc.)

Ayant un blocage concernant Jean Baptiste Laffez, plus ancien ancêtre dans la lignée agnatique (soza 1024) dont j'ai déjà parlé  dans de précédents articles ( Registre d'écouage), Nos impressions sont parfois trompeuses et Une prononciation modifiée ) j'ai écrit à  Christophe YERNAUX  propriétaire du site ) afin de lui poser quelques questions pour trouver d'éventuelles pistes.

Il m'a tout d'abord dit que le patronyme Laffez, quelle que soit son orthographe, n'est pas du Nord, ni de Belgique ou de Hollande.

Il m'a suggéré de consulter les tables des actes notariés disponibles en ligne sur le Site des AD du Nord, sur lequel il avait  repéré deux "candidats possibles"

Grace à l'aide de Francine DEGUEHEGNY de l'entraide généalogique (Fil d'Arianne) j'ai pu obtenir un scan du premier acte passé par un monsieur Lafaye en 1676.

Son nom est orthographié Lafay dans l'acte mais lui signe Lafaye Lieutenant réformé

L'acte est difficile à lire et je n'ai pas encore eu le temps de le décrypter. Je dois avouer que ma première réaction a été de penser que cela ne concernait pas notre famille, d'autant plus que parmi les différentes orthographes que j'avais vues et retenues, il y avait bien LAFAY mais pas LAFAYE

Mais le lendemain est arrivée une alerte Familly Seach dans laquelle figurait le nom LAFAYE associé au nom Vilain. (Je rappelle que l'épouse de Jean Baptiste LAFFEZ était Marie Hélène VILAIN)

En regardant le document, j'ai constaté qu'il s'agissait de l'acte de mariage d'une des filles de Jean Baptiste Laffez et Marie Hélène Vilain. Et dans cet acte, notre nom est orthographié LAFAYE !

Ce qui ravive ma curiosité et mon intérêt pour le premier document cité, que je chercherai à lire et comprendre le plus rapidement possible. Même si la date, 1676, n'est pas compatible avec Jean-Baptiste, né vers 1671, il pourrait s'agir de son père, d'un oncle, ou tout autre personne de la famille. Cela reste du domaine du possible


Revenons à cet acte de mariage pour découvrir les indices qu'il recèle et suivre les pistes qu'il dévoile

L'acte de mariage de François SANSE et Françoise LAFAYE
Lille Saint Etienne 26 juillet 17663


Tout d'abord le plus simple:

Marie Helene Vilain est de la Paroisse Sainte Marie Magdeleine à Lille, et j'ai effectivement trouvé son acte de baptême et donc ses parents.

Marie Hélène est baptisée en l'église de Lille La Magdeleine le 20 janvier 1685, née du jour ou de la veille. Ses parents sont  François VILAIN et Marie ENAQUES.

Acte de baptême de Marie Hélène VILAIN



Par contre Jean Baptiste est indiqué être originaire de "Provinces"




Comment interpréter cette origine ?

Sachant que probablement Jean Baptiste n'est pas originaire de Lille (voir l'article On a quelques pistes ? qui présente le mariage célébré à Reims le 17/01/1701 entre Pierre TONDEUR et Claudine LAFFEZ. Cette dernière pourrait être une sœur ou une cousine de Jean Baptiste ?, et qui parle aussi du décès, le 6 février 1694 de Mathias LAFFE, fils de Michel LAFFE, qui est l'unique acte de catholicité que j'ai retrouvé dans les paroisses de Lille avant le baptême de Pierre LAFFEZ en 1716):

*  la ville qui vient tout de suite à l'esprit est PROVINS, en Seine et Marne.  Mais j'ai regardé dans les tables (il y en a plusieurs) et n'ai pas trouvé de baptême correspondant au patronyme LAFAYE ou toute autre variante, et ce sur une plage temporelle étendue. Je regarderai à nouveau car il y a plusieurs paroisses, et j'en ai peut être oubliée une au passage, d'une part, et certaines tables sont en ordre alphabétique des prénoms d'autre part. Mais je n'ai vu aucun patronyme qui ressemble, même de loin, à LAFFEZ, LAFAYE, etc. parmi les tables que j'ai regardées.


* Une autre ville candidate est PROVIN, proche de Lille.  Mais le plus ancien registre disponible commence en 1677 et ne permet donc pas de vérifier cette hypothèse.


* D'autres possibilités se présentent

    • Prouvais dans l'Aisne, qui est à 185 km de Lille
    • Proven en Belgique, à 56 km de Lille
    • Provency dans l'Yonne, mais 450 km, ça fait loin !
A moins que Provinces ne désigne les dix provinces qui formèrent les Pays Bas Espagnols ?

A suivre donc. Le jeu de piste continue.


Dernière précision concernant le mariage cité plus haut:


Il a lieu le 26 juillet 1763 à Lille Saint Etienne. L'époux est François SANSE, bas officier des Invalides de Paris, fils de Jacques et Ursule MILLIER, l'épouse est Françoise Joseph LAFFEZ, fille de Jean Baptiste et Marie Hélène VILAIN (J'ai normalisé le nom de famille). ils ont respectivement de 38 et 42 ans.

Les deux familles se connaissent depuis longtemps puisque le 29 août 1740 s'étaient mariés à Lille Jacques Joseph SANSE et Marie Joseph LAFFEZ, frère et sœur des précédents. Mais ceci est une autre histoire


Sources: 

AD 59 , 2E34340 acte 61 - Acte notarié du 18 novembre 1876, Lafaye, Maitre Barry Isidore, Armentières

AD 59, LILLE (ST ETIENNE)  M [1737-1766]5 Mi 044 R 062 vue 1062 Acte de mariage de François SANSE et Françoise LAFAYE

Archives Municipales de Lille, AGG 105 vue 29, acte de baptême de Marie Hélène VILAIN

Recherche oeufs désespérément

Ou les origines de  chasse aux œufs 

La tradition de l'œuf, comme symbole de vie et de renaissance, puise son origine dans l'antiquité.

Sans vouloir exposer toutes les coutumes existantes ou ayant existé, notons par exemple que, chez les Gaulois, qui nous ont précédé dans nos régions, les druides avaient l'habitude de peindre  les œufs en rouge pour rendre hommage au sommeil.  

C'est pour fêter l'arrivée du printemps que la coutume des œufs a commencé, bien avant l'ère chrétienne, et a perduré jusqu'à nos jours, où elle est devenue une fête pour les enfants. Les peuples antiques célébraient le renouveau, la renaissance de la nature au printemps, dont le symbole était l'œuf, censé porter le germe de la vie.



La chasse aux œufs  remonterait au XVIIe siècle après que l’Église Catholique eut interdit la consommation d’œufs pendant le carême, renforçant ses prescriptions qui, depuis le  Moyen Âge étaient plus strictes pour le temps du carême que pour les autres jours maigres de l'année. La viande et les produits dérivant de l'animal étaient interdits. Ainsi les œufs ne pouvaient pas être consommés, au même titre que le beurre, la crème, le lait et le fromage. Les poules ne s'arrêtant pas de pondre pour autant, il y avait abondance d'œufs après Pâque, et autant de traditions locales. 
On offrait donc des œufs décorés à Pâque, et ceci depuis fort longtemps.



Louis XIV en en a fait une institution. D’une part, il fallait lui apporter le plus gros œuf pondu dans son royaume durant la Semaine Sainte, d'autre part, le jour de Pâques, entouré de grandes corbeilles, il distribuait lui-même  des œufs peints à la feuille d’or à ses courtisans aussi bien qu’aux petites gens qui le servaient.

C'est peu après que les œufs renfermant des surprises firent leur apparition, ou tout au moins furent "à la mode".  Louis XV, par exemple, offrit un œuf géant à Madame de Maintenon, œuf renfermant une statuette de Cupidon. Puis ce furent les œufs de Fabergé, etc.

Finalement, de nos jours, la tradition survit par le biais d'œufs en chocolat, fourrés de petits œufs, poissons, lapins et   autres chocolateries et friandises, au grand bonheur des enfants.




Qu'est ce qu'un peigneron ?

Dans l'article "justice" deux des prévenus' , Deletombe et Longueval sont qualifiés de peignerons. Mais quel est donc ce métier ?


Un peigneron, ou encore peigneur, est un ouvrier travaillant dans l'industrie textile. L'industrialisation de la filière dans le courant du dix-neuvième siècle a conduit à la spécialisation des différentes tâche qui naguère étaient accomplies par le seul tisserand. 

Le peigneron est un ouvrier chargé du bon fonctionnement des peignes,une des composantes de la machine à tisser. 


Les machines à tisser qui ont remplacé les métiers à tisser manuels, manipulés par une personne seule, ont d'abord été mus par l'énergie hydraulique avant que celle-ci ne laisse la place à la machine à vapeur et finalement à la machine électrique. Cette avancée a complexifié le travail, augmenté la production, et la taille des pièces de tissu produites est passée à une échelle telle qu'une personne seule ne peut plus suffire pour assurer toutes les tâches, d'où la spécialisation en différents métiers.





Parigne l'évêque

Promenons nous dans les rues de cette ville de la Sarthe ou mon Père et mon Grand Père sont nés. A une époque qui n'est plus, tellement elle a changé.
Nous y avons passé nos vacances assez souvent, à Noël comme en été. Avec des souvenirs de repas de Noël d'une autre époque, de longues promenades dans les forêts de sapins avoisinantes où nous avons aussi appris à faire du vélo, et bien d'autres choses encore. Bien entendu, les vues proposées sur les cartes anciennes sont du début du 20e siècle, alors que mes souvenirs sont des années 60 et 70


Une noce passe devant la gendarmerie


Le familistère


La route du Mans


Rue de la fontaine


L'église et le presbytère


La Grande rue, où habitat Paul Marc Marie LAFFEZ

   
















La lanterne des morts, au cœur du cimetière



Or et argent

 Quelques mots aujourd'hui  pour parler argent ! 

Ou plutôt or !

Livre tournois



Nous avons vu dans l'article sur le contrat de mariage de Jean Franchomme que les dots étaient exprimées en livres tournois. 

La livre tournois, qui doit son nom au fait qu'elle était initialement frappée à Tour.

Au Moyen Âge, la livre tournois est d'abord utilisée à l'abbaye Saint-Martin de Tours où l'on frappait des deniers dits « tournois ».

Puis, lors du rattachement de la Touraine au Royaume de France, le Roi Philippe II remplace la livre Parisis par la livre Tournois comme monnaie  de compte pour le domaine Royal. (1203)

Lors de sa réforme monétaire, Saint Louis étend le cours légal de la livre tournis à tout le royaume (1262)

La livre tournois vaut alors environ 6,74 grammes d'or.

C'est en  1360 qu' est créé le franc à cheval valant une livre tournois. Frappé à trois millions d'exemplaires, il va servir à payer la rançon du roi Jean II le Bon, et donnera son nom à la monnaie de la France qui remplacera la livre à la révolution.


Une ordonnance de 1549, confirmée en 1602, fait de la livre tournois l'unité de comte pou la comptabilité Il y eu cependant une courte période, entre 1577 et 1602, ou la comptabilité devait être tenue en écu, qui était la monnaie de règlement. 

On voit donc que se côtoyaient plusieurs monnaies tout au long de cette période:

La livre tournois, qui servait à tenir la comptabilité, et bien entendu pouvait être utilisée pour effectuer des règlements.

L'écu, qui servait à effectuer les règlements

La livre parisis, frappée à Paris, qui a été monnaie de compte et de règlement, et dont l'utilisation pour la comptabilité a été interdite en 1667.

Le florin, ou plutôt les florins puisque plusieurs monnaies européennes ont porté ce nom,  dans certaines province, pour les règlements.

Florin frappé à Bordeaux

Il y avait donc une multitude de monnaies sonnantes et trébuchantes (d'où la nécessité des changeurs)) et une ou deux monnaies de comptes pour une comptabilité claire et compréhensible

Florin

On peut faire un parallèle avec l'ECU (European currency unit) utilisé pour les échanges commerciaux dans la CEE avant l'avènement de l'euro, qui était une monnaie virtuelle, les règlements "réels" se faisant avec les anciennes monnaies nationales) ou encore avec la situation de la RDC, pays dans lequel j'ai vécu, qui utilise deux monnaies pour les échanges, le franc congolais et le dollars américain, mais où les comptabilités sont tenues en dollar.


La livre tournois a donc été la monnaie de référence de l'ancien régime. Elle a été longtemps en concurrence avec la  livre parisis, et par endroit d'autres monnaies. Elle est finalement devenue l'unique monnaie de compte en 1667, et ce jusqu'à sa disparition à la révolution Française (1795).


La livre tournois est subdivisée en 240 deniers ou vingt sous (au singulier, on dit un sol). 

En 1720, après la banqueroute du système de Law, la dénomination de la livre tournois devient la « livre » Elle vaut  alors 0,312 grammes d'or pur.


Ecu de Louis IX, 1266,
Le premier Ecu frappé

Au cours de son histoire, la livre a été plusieurs fois dévaluée et réévaluée et il est compliqué d'essayer de la comparer avec l'euro, car les productions, le coût du travail, les méthodes de travail n'ont quasiment plus rien de commun. 

On peut remarquer par contre qu'un kilo de pain coûtait 2,58€ à Paris en 2013, et 0,258lt en 1782

ou qu'un ouvrier sous Louis XIX gagnait en moyenne 19 lt par mois (à comparer avec le smic)

Bref, il est difficile, voir illusoire, de faire des comparaisons.


Sources:

5 francs
1795 - 1802

Le dictionnaire de l'histoire

Livre Tournois sur wikipedia

Florin sur wikipedia

Ecu sur wikipedia





Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...