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Domestiques

 

Le terme  domestique peut recouvrir plusieurs réalités lorsqu'on le rencontre en généalogie.

En effet, serviteurs, servantes, bonnes, lingères, cuisinières, chauffeurs et autres jardiniers pourront être qualifiés de domestiques (si leur véritable profession n'est pas indiquée). Mais ces personnes travaillant à la maison, ou pour le service de la maison, ne sont pas les seuls. En effets, les aides agricoles, les valets de ferme et autres saisonniers seront aussi qualifiés de domestiques, sans oublier la bonne du curé ou l'homme à tout faire d'un monastère. 

A la limite, on ne peut pas savoir si le domestique rencontré entre dans l'une ou l'autre des catégories.


Le terme est donc vague et ne permet pas de savoir quel était le réel métier de la  personne considérée. Il en est d'ailleurs de même pour d'autres personnes qui sont dit propriétaires dans les actes, ou encore journaliers.


Alexis Auguste ROUSSEL, Grand Père de ma Maman, était domestique au moment de son mariage, à Domfront en Poiraie (Orne) en 1902. 


Acte de mariage d'Alexis Roussel et Maria Gouault

Acte de mariage d'Alexis Roussel et Maria Gouault (suite)



La rue Montgomery à Domfront
Nous sommes ici en ville et nul doute qu'Alexis travaillait chez quelqu'un. Mais que faisait-il ? Et l'adresse donnée ( rue Montgomery, sans numéro) était elle celle de son patron qui l'aurait alors hébergé ou la sienne ? Je ne peux répondre pour le moment.
Lorsque son fils ainé vient au monde deux ans après, Alexis a quitté cette condition. Il est alors employé de commerce au Mans.






Un autre exemple concerne René Marais (Soza 94), qui est dit domestique lors de son mariage. Ici il n'y a pas d'évidence. En effet, René Marais habite un hameau de Parigné l'Evêque, les Blinières, à environ 1,2 km de l'église (à vol d'oiseau). Nous sommes là en milieu rural et on peu légitimement se poser la question. Était-il domestique de ferme ou dans une maison ? Je n'ai pas la réponse.


Ci-dessous l'acte de mariage de René Marais






Carte de Cassini. Entouré en rouge:
Les Blinières








Références


AD 61, Domfront, 3NUMECEC145/3E2_145_59 Mariage d'Alexis Roussel et Maria Gouault, le 9 septembre 1902


AD 72, Parigné l'Evêque, 5Mi 246_15-16 vues 402 et 403, mariage de René Marais et Marie Besnard, 26 juillet 1815

Cartes: IGN et Google Maps

Branche Roussel

Vue générale de Domfront en Poiraie
Domfront en Poiraie, vue générale.
Carte postale, collection personnelle

La branche Roussel est celle des ancêtres de mon Gran Père Paternel. Avec eux, nous allons voyager en Normandie, et plus particulièrement dans l'ouest de l'Orne. Je parlerai ici que des hommes Roussel, de leurs épouses et j'évoquerai leurs enfants. Cependant, il n'est pas possibles de présenter les ascendants de leurs épouses dans un court article. Nous les rencontrerons plus tard, à d'autres occasions. Sachez cependant que tous les membres de cette branche résidaient dans un territoire restreint, autour de Domfront en Poiraie.


Je tiens à remercie Alain Roussel, notre cousin, qui m'a transmis ses recherches, avec leurs références.


Le plus simple est d remonter le temps  


  Mon Grand Père (soza 6), Papi Maurice, Gaston Eugène Maurice ROUSSEL pour l'état civil, est né au Mans en 1907, le 21 avril.

Son épouse, Jeanne Henriette Charlotte ROUSSEAU est elle aussi née au Mans, le 8 mai 1914.
Ils se sont mariés dans cette même ville le 23 juin 1934.

De cette union sont nés 6 enfants, dont ma Maman.

Si je n'ai pas connu ma Grand Mère, décédée le 5 mars 1964, soit le jour de mon premier anniversaire, j'ai par contre des souvenirs de mon Grand Père que je raconterai dans un futur article.

Bien qu'ayant été exempté de service militaire en raison de sa constitution, mon Grand Père a participé à la seconde guerre mondiale dans une batterie de DCA.
Il a travaillé aux Mutuelles du Mans assurances, employé puis chef de service.

Il est décédé le 29 août 1983 à Jard sur mer (Vendée)



Il était le fils d'Alexis Auguste ROUSSEL (Soza 12) et Maria Virginie GOUAULT, qui se sont mariés à Domfront le 09/09/1902.


C'est Alexis et Virginie qui ont quitté leur petit coin de campagne pour "monter à la ville', le Mans en l'occurrence. 


Alexis est né le 28 mars 1872 à Lucé, petit village de l'Orne, qui comptait 590 habitants au recensement de 1865, une centaine au tournant des 20e et 21 siècles. 


 

Né à Lucé, dans l'Orne, il participe à la première guerre mondiale.


Alexis a exercé plusieurs métiers, dont domestique (Lucé, 1902) , livreur(recensements), employé de commerce (1907, Le Mans) , agent de la ville du Mans (1934). Un article plus détaillé lui est consacré ici


Son épouse, Maria Virginie GOUAULT , est né à Torchamps (Orne) le 07/10/1880. Elle est décédé au Mans le 23/09/1954


Alexis et Maria ont eu 5 enfants:


  • André Léonce Félix
  • Gaston Eugène Maurice
  • Claude Jean Robert
  • Michel René Marc
  • Jean Georges Marie


Les frères Roussel



Les parents d'Alexis étaient:

ROUSSEL Patrice Alexandre (Soza 24) et Marie Victoire LENORMAND


Patrice est né à Lucé, dans l'Orne, le 20 mai 1832. 

Marie quand à elle est née à la Haute Chapelle, non loin de Lucé, le 12 février 1841.

Comme souvent par le passé, le couple s'est marié au lieu de résidence de l'épouse, c'est à dire la Haute Chapelle, le 12 juin 1864.

Patrice est décédé à Tanques (toujours dans l'Orne) le 15 juin 1902, mais son épouse a suivi ses enfants au Mans, ou elle a quitté ce monde le 7 septembre 1924. Elle avait alors 83 ans.

De cette union sont nés 7 enfants:


  • Marie Victorine Honorine
  • Victorine Modeste Françoise
  • Léonie Alexandrine
  • Alexandre Hyppolite
  • Alexis Auguste, dont il a été question ci-dessus
  • Léon Jules
  • Philomène Modeste


Les parents de Patrice Alexandre sont:

Pierre François ROUSSEL, qui es né à Lucé le 11 juillet 1796, et Marie CILLERE, née à Saint Front, petite paroisse aujourd'hui absorbée par Domfront dont elle est devenue un quartier.

Le mariage a été célébré à Saint Front le 27 juin 1816.

Pierre est décédé le 18 mars 1866. Marie, quand a elle est décédée le 13 septembre 1837, toujours à Lucé.


Ils étaient cultivateurs et ont eu 8 enfants:


  • Pierre François
  • François, qui est le Grand Père d'Alexis Léon, tué au combat lors de la première guerre mondiale. J'avais donné quelques informations à ce sujet l'an passé, que vous pouvez lire ici
  • Marie Victoire
  • Jean Baptiste
  • Pierre Honoré
  • Anne Félicité
  • Françoise Marie
  • Patrice Alexandre



Les parents de Patrice Alexandre étaient François (Soza 96) et Marguerite LEROY

François était lui aussi de Lucé (07/03/1758 - 27/08/1828), tout comme Marguerite (11/08/1768 - 22/11/1849)

Ils se sont mariés le 27 avril 1784, toujours à Lucé. 


Les parents de François étaient Pierre et Marie Louise MAUGER.

Marie Louise elle aussi était de Lucé (19/12/1710 - 24/03/1799) alors que Pierre est natif d'Avrilly (Orne) où il a vu le jour le 19/12/1710. Il est par contre décédé à Lucé, où il avait suivi son épouse, le 18 septembre 1786.

Le mariage a eu lieu à Lucé, le 16/02/1740


François et Marie sont nés tout deux juste après l'année terrible de 1709, et de son hiver dont on reparlera dans un article que vous pourrez lire dans quelques jours.


Le père  de Pierre s'appelait lui aussi Pierre. Il est décédé à Lucé (21/08/1739) . Il était l'époux de Julienne LOUET, elle aussi décédée à Lucé (11/02/1745)


Enfin, les parents de Pierre étaient Noel (décédé à Lucé le 05/10/1689) et Jeanne DAUVERNE (décédée à Lucé le 05/10/1680)

Ils s'étaient marié le 25/05/1660 à Lucé.

Veuf, Noel s'est remarié le 28/11/1680 à Lucé avec Guillemine HAMARD



ROUSSEL est un nom fréquent, et j'ai trouvé plusieurs familles dans la région de Lucé, Domfront, Saint Front. Cela fera l'objet d'un article futur




Zut c'est déjà fini L heure du bilan et des projets

 Et voilà, c'est terminé pour cette année. Il reste pourtant tant à raconter!


Le bilan pour moi est plutôt positif car j'ai du compléter certaines recherches, et je me suis ouvert de nouvelles pistes pour l'avenir.

J'ai démarré ce blog le 16 août dans le but de partager mes recherches avec les membres de ma famille, les premiers intéressés en toute logique, ainsi qu'avec tous ceux qui veulent bien me lire. Cela finira probablement par un livre. La participation au challenge AZ est pour moi un catalyseur pour écrire plus sur des sujets variés. Je pense avoir atteint cet objectif

Mon blog est récent, et la participation au challenge l'a boosté. Je ne me suis d'ailleurs inscrit qu'après avoir décidé d'une bonne partie des articles à présenter et même écrit une petite partie d'entre eux. Lors de mes séances de "brainstorming" pour trouver des sujets d'articles, j'ai pointé pas mal de sujets que je pourrai utiliser à l'avenir. 

Merci à tous ceux qui ont lu mes articles et les ont commenté.


A venir: 


    • Un article sur les peintres en bâtiments de la famille LAFFEZ, qui sont cinq dans mon ascendance, mais plus nombreux si on considère la descendance du premier d'entre eux
    • Une série d'articles sur la première guerre mondiale, concernant mes arrières grands pères, leurs frères et cousins, et peut être aussi quelques uns de leurs voisins
    • Quelque chose sur les familles ROUSSEL de Lucé, Saint Front et les environs
    • Une série d'articles pour raconter la vie d'Alfred Victor LAFFEZ, dont nous avons abordé le début et la fin de la "carrière" judiciaire 
    • Et d'autres choses qui me passeront pas la tête ...
A bientôt donc

Philippe

Seconde guerre mondiale. Un mystère de plus

 Un petit billet aujourd'hui, qui me permet de présenter les fiches matricules de mes Grand Pères,  d'exposer quelques souvenirs fugaces et de me poser quelques questions.


Mes Grand Pères, Gabriel Georges LAFFEZ (Papi Gaby) et Gaston Eugène Maurice ROUSSEL (Papi Maurice) sont nés respectivement en 1910 et 1907. 



Le premier a effectué son service militaire dans le 503ème régiment de chars de combats en 1931-32.  Il a ensuite effectué une période en 1934, dans le même régiment, puis une autre dans le 510e en 1938. De la classe 1930, il est cependant rattaché à la classe 1926 à la naissance de mon Père, qui est son second enfant. Ceci assure-t-il une mobilisation plus tardive en cas de conflit ?

Le 503e régiment de char de combat était à l'époque équipé de chars Renault FT 17,  Le char léger de la première guerre mondiale, fer de lance des offensives françaises, fourni à l'armée américaines et à de nombreuses autres, en plus de l'armée  française.


En 1938, le 510ème régiment de chars fut le premier à recevoir des chars lourds B1 bis, qui fut  malheureusement fourni en trop petits nombre aux régiments pour peser sur l'issue du conflit à venir. 


Ma Grand Mère m'a raconté que pendant la guerre, il avait été mobilisé et avait été un temps dans un camp militaire. Il n'avait pas pu lui dire où, à l'époque, et elle m'a dit qu'il lui avait indiqué l'endroit en lui envoyant une carte postale dans laquelle il avait percé un trou avec une aiguille, histoire de préciser l'endroit.

Mon Père, de son côté, m'a raconté son retour de la guerre,  en pleine nuit. Chose qui lui a été racontée, vu qu'il est né en 1939.

Ce qui est curieux, c'est l'absence de mention de cette campagne sur la fiche matricule. C'est cela qui pour moi est un mystère, en tout cas au moment où j'écris ces lignes.


Sur la photo ci contre, Gabriel est à gauche. La photo a été faite à l'entrée du parc d'artillerie du camp de Mourmelon.

Plus tard, il lui a fallu aussi échapper au STO en Allemagne. Pour cela, il a été embauché par M Roger LEON, qui devait plus tard devenir le second mari de ma Grand Mère après le décès de Gabriel, et marier mes parents, l'embaucha dans ses tourbières. Les ouvriers des tourbières étaient considérés comme des mineurs et échappaient à cette contrainte.


Mon autre Grand Père, Papi Maurice, était de la classe 1927 et avait échappé au service militaire en raison de sa constitution jugée trop faible pour le service actif (55 Kg pour 1m64 en 1931)

Cependant, en 1940 il est tout de même appelé au service actif et reste sous les drapeaux du 16 avril au 18 août. Il est affecté au dépôt d'artillerie DCA 406. Ce dépôt, qui était celui du 402e régiment d'artillerie,  était basé à Morancez près de Chartres (Eure et Loire) en 1939 et qui sera dissout en juillet 1940.

Le dépôt se trouvait dans l'Eure et Loire, mais les batteries ont été distribuée dans toute la partie Nord de la France. Mais Maurice est resté au dépôt en raison de sa constitution.




Mon Grand Père est à droite
Habitant au Mans, il fera en sorte de protéger sa famille pendant la guerre. Maman m'a raconté quelques anecdotes, dont la suivante nous rappelle que même loin du front la vie était dangereuse: La famille habitait près de la gare du Mans. Comme je l'ai indiqué dans un précédant article, Le Mans est un important nœud ferroviaire, doté d'une non moins importante gare de triage. Cela en faisait donc une cible de choix pour les bombardiers. Allemands au début de la guerre, Alliés ensuite. Comme on le sait, pour se protéger, on se cachait dans les caves. Un jour il y a eu un bombardement sur la gare de triage. Toute la famille s'est alors protégé dans la cave. Mon Grand Père, sa femme Jeanne, et les deux enfants, Marie Jeanne, ma Mère, née en 1938, et sa sœur Marie Françoise, ma future Marraine, qui était bébé. Une pluie d'acier et de feu a dévasté la gare de triage, et lorsque le déluge a cessé, ils sont ressortis de la cave. La maison avait pris un impact, et un éclat d'obus était venu se ficher dans le berceau du bébé. 


Heureusement qu'il y avait cette cave.



Sources: Fiches matricules: Archives départementales de la Sarthe

Photos: Collection personnelle et Internet(chars)





Le Mans



 Le Mans est le chef lieu de la Sarthe, mondialement connue pour sa célèbre course automobile, et ses rillettes, entre autres. C'est aussi et surtout, de mon point de vue, le lieu de croisement de mes lignées familiales. Je ne présenterai pas ici l'histoire de la ville, d'autres l'ont déjà fait, et mieux que je ne saurais le faire. Il en est de même de sa géographie. Juste quelques mots sur mes lignées familiales au Mans et quelques photos et cartes postales de ma collection personnelle. 

Point de rencontre


Mon arrière arrière grand père, Théodore Jules LAFFEZ, né à Lille en 1852, s'est marié à Vannes à la fin de son service militaire. Puis à la fin du siècle il est venu s'établir au Mans, où il a travaillé pour l'armée comme peintre en bâtiment. Son épouse et ses enfants l'ont évidement suivi, ainsi que d'autres membres de sa belle famille. 

Il faut dire que Le Mans est aussi un important nœud ferroviaire et une gare de triage importante. Ceci a attiré du monde. Preuve de son importance, elle fût la cible de bombardements intensifs pendant la  deuxième guerre mondiale.  

Le fils de Théodore, Paul, mon arrière grand père, s'et marié au Mans avec Marguerite GAUTIER, qui bien que née à Paris, est bien d'origine Sarthoise, son père Etienne étant né à Pontlieue, commune jouxtant Le Mans, et sa mère Armandine BOUTTIER au Mans, de famille sarthoise aussi.

Paul est ensuite allé s'établir à Parigné l'Evêque, à douze kilomètres du Mans, où sont nés mon grand père puis mon père. Ma grand mère, elle, est native de Challes, commune limitrophe de Parigné l'Evêque

De l'autre côté, Alexis Auguste ROUSSEL et son épouse Maria Virginie GOUAULT, tous deux , et pour six ans, originaires de l'Orne (Région de Domfront) se sont établis aussi au Mans où est né mon Grand Père "Papi Maurice" (Gaston Eugène Maurice ROUSSEL), attirés probablement par de meilleures conditions de travail De même Louis Henri Denis ROUSSEAU, qui est venu s'installer au Mans alors qu'il était employé aux chemins de fer. Il épousa Marie Joséphine Esther BLEU, dont un des sœurs (Geneviève Ambroisine) s'est elle aussi mariée à un employé des chemins de fer (Ernest Auguste Léon FREY). C'est avec une de leurs filles, Jeanne Marguerite, que s'est marié Maurice, donnant naissance à ma Maman



Le Mans et moi


Un de mes frères et moi sommes nés au Mans. Mais nous n'y avons pas vécu. Nos parents habitaient Parigné l'Evêque à cette époque, puis déménagèrent pour s'installer à Orbec en Auge après un cours passage à Caen.


Le défilé d'ouverture des 24h du Mans,
derrière la musique de l'EMPT, dont j'ai fait partie

Mais l'histoire avec le Mans ne s'arrête pas là. En effet, j'y suis revenu en 1978, et pour six ans, enfant de troupe à l'Ecole Militaire Préparatoire Technique (EMPT) devenu en cours de route Lycée Militaire, avec l'optique de passer le concours de l'école de l'air afin de devenir pilote. Ce qui ne s'est pas fait en raison de ma myopie, qui s'est révélée à mi parcourt. Ceci est une autre histoire.



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Petite balade en cartes postales

Les 24 heures et le circuit de la Sarthe



















Ville de garnison


Caserne du 117e régiment d'infanterie

Le quartier Paixhans, caserne de l'EMPT


La ville













Revenez de temps en temps....

Photos: personnelles
Cartes postales: collection personnelle

Alexis Auguste ROUSSEL

 

Alexis Auguste ROUSSEL est un de mes Arrières Grand Pères (Soza 12). Né le 28 mars 1872, au village de Cheviers, à Lucé (Orne)  où ses ancêtres sont installés depuis quatre générations. Il exerça plusieurs métiers, participa à la guerre 1914-1918, malgré son âge (42 ans à l'ouverture des hostilités), et finit par s'établir au Mans, où naquit mon Grand Père, Papi Maurice, Gaston Eugène Maurice pour l'état civil.


Cheviers se trouve au nord du bourg de Lucé.
Extrait de la carte d'Etat Major de 1866
Son Père, Patrice Alexandre, est agriculteur à Lucé. Marié à Victoire LENORMAND  à la Haute Chapelle, dans l'Orne, le 7 juin 1864) En 1872, ils demeurent à Cheviers, un des hameaux de Lucé, et ont déjà eu au moins deux filles, Victorine Modeste Françoise, née en 1867 et Léonie Alexandrine, née en 1868.                                                                        Alexis aura ensuite au moins un frère, Léon Jules, né en 1877 et une sœur, Philomène Modeste, en 1878.

Service militaire


Alexis Auguste est de la classe 1892.  Il est jugé apte au service militaire et arrive au 29ème bataillon de chasseurs à pieds le 16 novembre 1893. Ce bataillon, qui vient de participer à la campagne de Tunisie, de 1881 à 1889, est alors en garnison à Vincennes, et est gardien du drapeau des bataillons de chasseurs. Alexis y reste jusqu'au 1er novembre de l'année suivante, où il est mis en congés, après une année de service,  en vertu de l'article 21, qui énumère les cas d'exemption partielle du service militaire de trois ans  qui dans ces cas est amené à un an. Je ne sais pas, à l'heure actuelle, la cause de l'exemption dont a bénéficié Alexis. Il demeurait à Saint Gilles des Marais lorsqu'il est passé devant le conseil de révision. Peut être faudrait il chercher dans les archives de cette commune un dossier de demande d'exemption, comme précisé dans le texte de loi.

Il accomplit toutefois deux périodes d'exercices en 1899 et 1902, la première au 29ème, la seconde au 26ème bataillon de chasseurs à pieds, et passe à la territoriale en 1906.
Il effectue une troisième période en 1908 dans le 32ème régiment territorial d'infanterie.


Extrait du Journal Officiel de la République Française
du 8 novembre 1890 


Première guerre mondiale


Alexis Auguste ROUSSEL.
L'uniforme est celui du 26èmeRTI.
La photo a donc été prise entre
novembre 1914 et janvier 1917
Alexis a 42 ans lorsque le conflit éclate. Il est mobilisé en novembre 1914 et rejoint le 26ème régiment territorial d'infanterie puis la 3ème section de commis en janvier 1917. Il a alors 45 ans. Il est démobilisé en janvier 1919 et est libéré de toute obligation vis à vis du service militaire en octobre 1919.  Je reviendrai sur cette période de guerre dans un article futur




Famille, domiciles et emplois


Alexis est né à Lucé, près de Domfront, dans l'Orne. A 20 ans il est domestique et réside à Passais la Conception, toujours dans le canton de Domfront (fiche matricule)

Puis il réside à Saint Georges de Rouelley, dans la Manche (qui se trouve à environ 11 km de Passais la conception) en 1895.
Domfront, vue générale

On le retrouve ensuite à Domfront  en 1896 puis à Verneuil sur Avre en février 1903 et finalement    au Mans à partir de juin 1903.

Tour à tour, Alexis a été domestique, employé de commerce, livreur pour finalement être employé par la ville du Mans, comme auxiliaire, exerçant la fonction de cantonnier.

Maria GOUAULT
(confirmé)
Alexis s'est marié à Domfront le 9 septembre 1902 avec Maria Virginie GOUAULT, qui lui donne cinq

enfants:

  • André Léonce Félix, né le 12 juin 1904 au Mans, décédé le 7 avril 1998, à Saint Jean du Bois
  • Gaston Eugène Maurice, appelé usuellement Maurice, mon Grand Père, né au Mans le 21 avril 1907, décédé à Jars sur mer le 29 août 1983, et dont je parlerai dans un article à venir
  • Claude Jean Robert, né au Mans le 24 janvier 1910 et décédé le 24 décembre 1991, toujours au Mans
  • Michel René Marc, né au Mans le 5 décembre1919, et décédé dans cette même ville le 10 avril 1973








Remerciement:

A Madame Véronique COUTABLE, des archives de la ville du Mans, pour son aide précieuse
A Alain ROUSSEL, cousin de ma Maman, qui m'a fourni les photos présentées ici ainsi que d'autres précieuses informations

Sources:

Photos d'Alexis et Maria: Alain ROUSSEL
Carte postale: collection personnelle
Carte d'Etat Major: IGN Geoportail, remonter le temps
Actes d'Etat Civil: Archives départementales de l'Orne, Archives départementales de la Sarthe, Archives de la ville du Mans
Journal officiel: Gallica







Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...