Affichage des articles dont le libellé est RONCIN. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est RONCIN. Afficher tous les articles

Petit portrait de Challes

 

Entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, Challes, village proche de Parigné l'Evêque et du Mans, dans la Sarthe était un exemple typique des petites communautés rurales qui parsemaient la France de cette époque.
L'agriculture dominait l'activité économique, comme presque partout ailleurs, mais une activité artisanale
La tannerie de Challes

le complétait. La tannerie de Challes en est un exemple. Notre aïeul Auguste Roncin y travailla un temps. Les tanneries étaient des établissements indispensables à cette époque où l'usage du cuir était omniprésent dans la vie quotidienne. 

L’exploitation de la tannerie employait de nombreux ouvriers qualifiés dans les différentes étapes du traitement des peaux animales, transformant celles-ci en cuir destiné à l'industrie manufacturière et militaire. En l'absence de mécanisation avancée comme on la connaît aujourd'hui, le travail y était ardu et nécessitait une main-d'œuvre importante. Le cuir  produit trouvait des débouchés dans divers secteurs, comme la sellerie, la bourrellerie, la maroquinerie et l'équipement militaire.

Comme toutes les industries du pays,  la tannerie de Challes prit certainement sa part à   l’effort de guerre lors de la Première Guerre mondiale, en fournissant les cuirs nécessaires aux équipements des chevaux et au brelage des soldats.  En effet, à partir de 1914, avec la mobilisation générale et les besoins croissants en matière d'équipement militaire, la tannerie et les autres ateliers similaires ont intensifié leur production pour soutenir le front. 


Pendant ce temps, les jeunes hommes du la commune se retrouvèrent au front. Un certain nombre fut mobilisé dans le 117ème régiment d'infanterie, comme Paul LAFFEZ, mon arrière grand père, qui était de Parigné l'Evêque, tout à côté de Challes. Certain n'en revinrent pas, comme Modeste Roncin, un cousin de la famille, qui est mort en héros en 1916, et avait rejoin le régiment le même jour que Paul. Sa mémoire, comme celle de nombreux autres jeunes soldats de Challes tombés pendant la guerre, reste vivante dans les souvenirs de la communauté. La perte de tant de jeunes ( 45 noms sont gravés sur le monument commémoratif des morts de la première guerre mondiale, pour une population de 1117 habitants en 1911, et on ne parle même pas des blessés)  a eu un impact considérable sur la commune, laissant des familles endeuillées et une main-d’œuvre diminuée, tout en imposant une réalité difficile à la vie quotidienne de ceux restés au village.

En dépit des vicissitudes de la guerre et des transformations progressives des métiers artisanaux, Challes a réussi à préserver une partie de son identité et de ses traditions. Le village illustrait bien les défis et la résilience de nombreuses communautés rurales en France, face aux évolutions industrielles, aux conflits mondiaux et aux transitions économiques

RONCIN Auguste

Auguste Roncin, Garde Champêtre

Auguste RONCIN est le Grand Père de ma Grand Mère.  Il et né à Challes (Sarthe) le 23 mai 1850, fils de François et Valérie GUYARD. Il s'y marie le 28 novembre 1875, à l'issue de son service militaire,  avec Constance Marie MARAIS et passe la plus grande partie de sa vie dans ce village. 


Sa fiche matricule indique qu'il a effectué son service militaire du 15 octobre 1870 au 10 août 1875 (71ème régiment d'infanterie puis 136ème) . Bien qu'il ai été mobilisé pendant la guerre de 1870 - 1871, il ne semble pas qu'il ait participé à des opérations de guerre. Son registre matricule ne le mentionne pas. 

Par contre ayant vécu à cette période, c'est probablement de lui ou de son épouse que nous est parvenu la petite anecdote suivante, qui m'a été racontée par ma Grand Mère, Blache RONCIN, qui a été élevée par Auguste et Constance.

Cela se passe à la fin de la guerre, et les gens de Challes ont appris que des soldats prussiens se dirigeaient vers Challes.  Aussitôt tout le monde, craignant pour ses biens, s'empresse de cacher les dits biens, dans diverses cachettes habituellement utilisées, et notamment sous le tas de fumier qui a sa place près de chaque maison, dans chaque ferme.

Finalement, c'était une fausse alerte. Ce que ne savaient pas les gens, c'est que la guerre était terminée, les moyens de communication n'étant pas à l'époque ce qu'ils sont maintenant. De plus, les soldats en question n'étaient que deux, et rentraient chez eux.


La fiche matricule d'Auguste nous renseigne aussi qu'il mesurait 1m62 et qu'après avoir été soldat de 1ère classe il est passé tambour en 1873.


Professionnellement, Auguste a d'abord été maçon (profession exercée au moment de son mariage), puis tisserand (en 1877, lorsque naît sa fille Blanche Augustine), puis tanneur (comme indiqué sur le recensement de 1911). Il a aussi été garde champêtre (information familiale, voir photo ci dessus)


Auguste reçoit la médaille j'Honneur en 1912 (Journal officiel de la République Française - 15 août 1912 - Gallica)





Constance et Auguste ont eu au moins cinq enfants:


Blanche, Augustine  1877-1976

Constant, Auguste 1879-1889

Charles 1883-

Emile, Fernand 1884-

 Marthe 1887-1959, qui est la mère de Mamie Blanche



Modeste RONCIN

Modeste RONCIN est un cousin de Marthe RONCIN (Soza 11).

Leurs Grands Parents étaient François RONCIN et Valérie GUYARD, qui vivaient à Challes (Sarthe)

Descendants de François RONCIN et Valérie GUYARD (Partiel)

Modeste est fils de François RONCIN et Marie Philomène GILLES. Il est né à Challes le 20 juillet 1880. Son père était alors cabaretier et sa mère journalière.


Il s'est marié à Challes le 27 octobre 1911 avec avec Pauline FOURRIER.


Le recensement de 1911 montre que Modeste exerçait la profession de tanneur, tout comme son oncle Auguste, Grand Père de Blanche, ma Grand Mère, et que tous les deux avaient le même employeur, Felix ROCHE. Mais lors de son recensement pour l'armée, Il

était cultivateur.


Tout d'abord ajourné pour défaut de taille, il mesurait 1m59, il a finalement fait son service miliaire en 1903, au 117ème régiment d'infanterie du Mans. Il est libéré un an plus tard avec certificat de bonne conduite.


C'est toujours au 117ème régiment d'infanterie qu'il est mobilisé en 1914.

S'illustrant sur le champ de bataille, il est cité à l'ordre du régiment en 1915, il est ensuite inscrit au tableau spécial de la médaille militaire pour s'être distingué lors d'une attaque en octobre 1915.

Il est cité une troisième fois en 1916 à l'ordre du 117e régiment d'infanterie, suite au combat de Braux-Sainte-Cohière (Marne) où il reçoit une grave blessure qui entraine son décès le 4 mars 1916


Sources: L'acte de naissance provient des AD de la Sarthe, et la mention marginale renseigne aussi sur le mariage
La fiche matricule provient des AD de la Sarthe, et renseigne sur les citations
La fiche mémoire des hommes provient du Service Historique des Armées


Le café du midi: souvenirs.

Le Café du Midi, à Parigné l'Evêque, c'était le café de mes Grands Parents. Comme nous n'habitions pas la même ville, les souvenirs qui m'en reste sont des souvenirs de vacances essentiellement, et ce qui m'en a été raconté. 


Mes Grands Parents ont acheté cet établissement en 1945. Mon père qui avait alors 6 ans, se souvient de l'ancien propriétaire, qui avait une jambe de bois, blessure de guerre ou séquelle de diabète, et du déménagement, qui avait été fait avec une charrette à foin tirée par des chevaux. Comme l'ancien domicile se situait dans le bas de Parigné, et qu'il y a une pente assez raide, il avait été du dernier voyage, "perché" sur la dernière cargaison.  Il s'agissait d'un café bal, selon la terminologie de l'époque (Voir l'autorisation accordée ci-contre, datée du 29 octobre 1945. )
L'établissement possédait en effet une grande salle de bal sur l'arrière, dont on peut entrapercevoir la porte sur la gauche de la photo, derrière la deux chevaux (ci dessous). Cette salle assez grande était équipée d'une piste de danse en parquet, surplombée de deux rangées de tables et bancs ainsi qu'une estrade sur la gauche pour un orchestre. 

Le parquet, m'a raconté mon Père, n'était jamais ciré. Il suffisait, après l'avoir bien évidement lavé, de jeter des gouttes de paraffine sur sol un peu partout pour que les premiers danseurs, lorsqu'il y avait bal ou noce, l'étalent partout et en fassent un miroir extrêmement glissant. Ce que je confirme pour avoir fait de nombreuses glissades sur ce parquet étant gamin, sans d'ailleurs savoir à l'époque pourquoi le sol était si glissant !

Il m'est arrivé de donner un coup de main au service du bar ou de la partie tabac (il y a prescription 😉), et avoir "subit" de gentilles taquineries de la part de certains clients, des amis de la famille, du style:

- ça fait un vingt , en annonçant le prix d'une consommation à un client (M. Boussinet je crois), sous entendant 1 franc vingt

Le café du midi, un jour de mariage

Et la réponse concerne alors un vin, sous entendant un verre de vin (mais je ne me souviens pas de l'exacte réplique. Je ne devais avoir que 12 ou 13 ans)

D'autres souvenirs reviennent, souvenirs d'une autre époque, où par exemple une vielle femme,  la mère Trottin, qui apportait ses fromages de chèvres frais à domicile, des cavalcades dans la salle de bal qui servait finalement de salle de jeux lorsque nous étions là, de certains noëls où nous étions nombreux, et où nous faisions un énorme repas à l'ancienne dans la salle de café transformée pour l'occasion en salle à manger XXL. Mamie Blanche s'tait remariée après le décès de mon Grand Père, et M. LEON, lui aussi veuf, était chasseur. Le repas de Noël comportait donc un gibier, un poisson, etc. 

Sur la photo suivante, mes Grand Parents, Gabriel et Blanche LAFFEZ, sont derrière leur comptoir. C'était un petit comptoir, à l'ancienne pourrait-on dire. Le café était lui aussi fait à l'ancienne, sans percolateur il me semble.


Puis il y a eu un jour une modernisation. Mais mon Grand Père ne l'a pas vu. Il est décédé avant.
Un comptoir en zinc, neuf et moderne a été installé, avec un percolateur. Le mobilier de la salle de café a été remplacé, l'étagère a tabac, qui était à l'origine une vitrine encuivre de belle facture (Elle se trouve maintenant chez un de mes frères) a elle aussi été remplacée pas des étagères plus vastes. 



Mamie Blanche au travail. 

Et puis le dimanche, il y avait le tiercé. La grand messe hebdomadaire drainant plus de monde que l'église. J'en parlerai dans un article à venir (dans quelques jours) 

Bien sur, il y aurait encore des dizaines ou des centaines de pages à écrire. Et donc je complèterai cet article dans l'avenir





Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...