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Le Mans



 Le Mans est le chef lieu de la Sarthe, mondialement connue pour sa célèbre course automobile, et ses rillettes, entre autres. C'est aussi et surtout, de mon point de vue, le lieu de croisement de mes lignées familiales. Je ne présenterai pas ici l'histoire de la ville, d'autres l'ont déjà fait, et mieux que je ne saurais le faire. Il en est de même de sa géographie. Juste quelques mots sur mes lignées familiales au Mans et quelques photos et cartes postales de ma collection personnelle. 

Point de rencontre


Mon arrière arrière grand père, Théodore Jules LAFFEZ, né à Lille en 1852, s'est marié à Vannes à la fin de son service militaire. Puis à la fin du siècle il est venu s'établir au Mans, où il a travaillé pour l'armée comme peintre en bâtiment. Son épouse et ses enfants l'ont évidement suivi, ainsi que d'autres membres de sa belle famille. 

Il faut dire que Le Mans est aussi un important nœud ferroviaire et une gare de triage importante. Ceci a attiré du monde. Preuve de son importance, elle fût la cible de bombardements intensifs pendant la  deuxième guerre mondiale.  

Le fils de Théodore, Paul, mon arrière grand père, s'et marié au Mans avec Marguerite GAUTIER, qui bien que née à Paris, est bien d'origine Sarthoise, son père Etienne étant né à Pontlieue, commune jouxtant Le Mans, et sa mère Armandine BOUTTIER au Mans, de famille sarthoise aussi.

Paul est ensuite allé s'établir à Parigné l'Evêque, à douze kilomètres du Mans, où sont nés mon grand père puis mon père. Ma grand mère, elle, est native de Challes, commune limitrophe de Parigné l'Evêque

De l'autre côté, Alexis Auguste ROUSSEL et son épouse Maria Virginie GOUAULT, tous deux , et pour six ans, originaires de l'Orne (Région de Domfront) se sont établis aussi au Mans où est né mon Grand Père "Papi Maurice" (Gaston Eugène Maurice ROUSSEL), attirés probablement par de meilleures conditions de travail De même Louis Henri Denis ROUSSEAU, qui est venu s'installer au Mans alors qu'il était employé aux chemins de fer. Il épousa Marie Joséphine Esther BLEU, dont un des sœurs (Geneviève Ambroisine) s'est elle aussi mariée à un employé des chemins de fer (Ernest Auguste Léon FREY). C'est avec une de leurs filles, Jeanne Marguerite, que s'est marié Maurice, donnant naissance à ma Maman



Le Mans et moi


Un de mes frères et moi sommes nés au Mans. Mais nous n'y avons pas vécu. Nos parents habitaient Parigné l'Evêque à cette époque, puis déménagèrent pour s'installer à Orbec en Auge après un cours passage à Caen.


Le défilé d'ouverture des 24h du Mans,
derrière la musique de l'EMPT, dont j'ai fait partie

Mais l'histoire avec le Mans ne s'arrête pas là. En effet, j'y suis revenu en 1978, et pour six ans, enfant de troupe à l'Ecole Militaire Préparatoire Technique (EMPT) devenu en cours de route Lycée Militaire, avec l'optique de passer le concours de l'école de l'air afin de devenir pilote. Ce qui ne s'est pas fait en raison de ma myopie, qui s'est révélée à mi parcourt. Ceci est une autre histoire.



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Petite balade en cartes postales

Les 24 heures et le circuit de la Sarthe



















Ville de garnison


Caserne du 117e régiment d'infanterie

Le quartier Paixhans, caserne de l'EMPT


La ville













Revenez de temps en temps....

Photos: personnelles
Cartes postales: collection personnelle

Gendarme: Adolphe Anselme BLEU

Avec Adolphe Anselme BLEU, nous partons dans les Ardennes. C'est à Flaignes les Oliviers que  naquit Adolphe le 12 mars 1852, fils de Jean  et de Marie Ambroisine BAILLY. Son père est alors domestique de charrue, c'est à dire employé dans une ferme, chargé des cultures et des champs,  et sa mère sans profession.


L'acte de mariage de son frère Théophile, pour lequel il est témoin, laisse penser que le prénom qu'il utilisait était Anselme. Il est en effet nommé avec ce prénom. Mais dans l'incertitude, je continuerai sans doute à l'appeler Adolphe

Il est à noter que dans les actes le concernant, le nom d'Adolpheest orthographié BLEU,  à l'exception de sa fiche matricule, où il est orthographié BLEUE. Alors que pour son frère, l'orthographe est BLEUX



L'église d'Esterbay

Le couple a eu plusieurs résidences. En effet, ils se marient à Flaignes les Oliviers le 4 juin 1850, où nait Adolphe deux ans plus tard. 

Flaignes les Oliviers était une petite commune des Ardennes, dont la population, depuis 1793 jusqu'à sa fusion avec Flaignes-Havys en 1986, n'a jamais dépassé les 400 habitants.

Mais c'est à Liart, toujours dans les Ardennes, que naît le seul frère que j'ai pu trouver jusqu'à présent. Il se prénomme Théophile Alfred et exercera la profession de boulanger. 

Et lorsqu'Adolphe s'engage, en 1871, puis lorsque Théophile se marie, en  1877, ils résident à Estrebay. 

Liart et Estrebay sont proches de Flaignes, et aussi peu peuplées. 



Situées sur la "route des invasions", ces villages font partie de l'arrondissement de Rocroi (où eu lieu la bataille du même nom le19 mai 1643) , dont ils sont distants de moins de 20 km.

En 1870, 1871, une partie des opérations se déroulent dans les Ardennes. La bataille de Beaumont est un des faits de la période. Elle se déroule cependant à 75 km à l'est d'Estrebay. D'autres combats se sont déroulés dans les environs. Un article du site des archives départementales des Ardennes peut être consulté ici.

Une fois l'armistice demandée, en janvier 1870, une partie de la France, dont le département des Ardennes, est occupée. Cette occupation est de manière générale assez paisible mais toutefois, des incidents la ponctuent. On peut lire un article à ce sujet pour les Ardennes ici

Le registre matricule où figure Adolphe Anselme.
Cette guerre perdue, et l'occupation qui suit, sont les raisons probables de l'engagement d'Adolphe Anselme. Il s'engage pour deux ans et rejoint le 3éme régiment du Génie le 11 novembre 1871. Celui-ci est alors en garnison à Arras. Il rempile pour trois ans en 1873 et passe caporal en 1874. 


Mais la plus grande partie de sa carrière se déroule dans la gendarmerie. A l'issue de son temps d'engagement, il est nommé gendarme à pieds dans la compagnie départementale de la Sarthe. Il y restera jusqu'à sa retraite. 


Par décret du 11 juillet 1896; il est décoré de la médaille militaire.





C'est donc revêtu de son uniforme de gendarme à pieds qu'Adolphe Anselme se marie le 28 janvier 1878, à Vallon sur Gée, dans la Sarthe, une petite commune d'un peu plus de 1000 habitants à l'époque, située à mi chemin entre Le Mans et Sablé. Son épouse, Marie Eugénie LAURENT est Vallonaise, fille de Casimir, qui tient le café du pays, et de Marie DUBOIS.  Adolphe Anselme est gendarme à la résidence de Fresnay sur Sarthe, à un peu plus de 50 kilomètres de Vallon. Le couple habitera à Fresnay.


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L'église de 
Fresnay sur Sarthe


 
Le dictionnaire des communes administratif et militaire dont l'extrait correspondant à Fresnay sur Sarthe est reproduit ci dessus, pour 1900, nous informe que  Fresnay dispose d'une gendarmerie, ce qu'on sait déjà, et d'une poste.
Les missions du gendarme à pied sont celles qu'on peut imaginer. Il assure la police de proximité dans le village et le territoire qui en dépend, la police de la route (et oui, déjà à cette époque !) et d'autres qu'on a pu oublier depuis, tel que la lutte contre les braconniers, la recherche des déserteurs et réfractaires au service militaire, etc. Des guides sont fournis aux gendarmes afin de les guider dans leurs tâches quotidiennes, tel le protocole d'imprimé offert à toute les compagnies de gendarmerie, par Guillou. L'exemplaire conservé   à la BNF et disponible sur Gallica date de 1838. Il a donc très probablement été remanié avant la période ou Adolphe Anselme était en activité, pour être mis en adéquation avec l'époque, mais cela donne une idée de la manière de rédiger les rapports, et aussi du type d'affaire pouvant être traitées par les gendarmes des compagnies départementales. On peut le trouver ici. Nul doute que Joseph AUDO, dont on parlera dans le prochain article, a lui aussi utilisé de genre de protocole

Outre les modèles de procès verbaux les plus utiles, on trouve des modèles de notes de frais, des étiquettes pour les cahiers tenus par les gendarmes, des pancartes pour les logements, cellules, jusqu'aux latrines !etc. La prochaine étape pour moi consistera à fouiller dans les archives afin de trouver des procès verbaux dressés par Adolphe Anselme.

Ci dessous, quelques exemples de ces formulaires vierges





Comme écrit plus haut, Adolphe Anselme s'est marié à Vallon sur Gée le 28 janvier 1878, à l'âge de 25 ans. Son épouse, Marie Eugénie LAURENT lui donne quatre enfants (à ma connaissance):

La fille ainée, Charlotte Marie, est née le 7 juillet 1879 à  Fresnay sur Sarthe, mais décède dix mois plus tard, le 30 mai 1878


Marie Eugénie met ensuite au monde Marie Joséphine Esther, notre arrière Grand Mère. C'était à Vallon sur Gée, le 28 novembre 1881. Elle aura ensuite deux sœurs, Charlotte Marie Alexandrine, née à Fresnay le 21 novembre 1885 et Geneviève Ambroisine, née le 7 janvier 1888, toujours à Fresnay. Cette dernière se mariera au Mans en 1907 avec Ernest Auguste Jean FEREY, et décédera à Mézidon le 14 juillet 1958.


Le 30 août 1897, Adolphe Anselme se retire à Lunay, dans le Loir et Cher, où il exerce la profession de régisseur, comme en atteste l'extrait du recensement de 1906 reproduit ci contre. Il décède dans cette ville le 5 novembre 1906, à l'âge de 54 ans




Sources: 


Archives départementales des Ardennes: Actes d'état civil des Ardennes, carte postale d'Estrebay

Gallica: Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies pour l'année 1900

Collection personnelle: Carte postale de Fresnay sur Sarthe

Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...