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Anjou


L'ancienne province de l'Anjou correspond à peu de chose près à l'actuel département du Maine et Loire dont les plus anciens membres  de la famille ROUSSEAU sont originaires. Certaines parties des départements limitrophes de la Mayenne, la Sarthe et de la Vienne faisaient partie de l'Anjou historique. Le Maine et Loire est aussi limitrophe de la Loire Atlantique. C'est autour de cette limite départementale que se déroulent les vies d'une partie des ancêtres de Louis Henri Denis ROUSSEAU

Je pourrais parler de l'histoire de cette province qui est le berceau de la maison Plantagenet, mais ce n'est l'endroit ici. Nous nous contenterons de nous promener dans quelques villages que nos ancêtres ont habité, en suivant  la route que prirent les ROUSSEAU dans leur lente migration vers l'Ouest, depuis Chazé sur Argos jusqu'à Freigné, avant leur arrivée à Saint Mars la Jaille.


Louvaines 


Louvaines, commune du Maine et Loire, située à environ 15km  de Chazé sur Argos, est la ville de naissance de Philippe ROUSSEAU (soza 896)
Elle apparaît au XIIe siècle sur la voie romaine Angers - Rennes. Les parties les plus anciennes de l'Église prieurale Notre-Dame et Sainte-Catherine, dite église de la Jaillette, visible sur la carte postale ci-contre, datent de cette époque.






Chazé sur Argos 


Renée CUSSAULT, (soza 113), Jean ROUSSEAU( soza   224), et son père Jean ROUSSEAU( soza 448) sont natifs de Chazé sur Argos

Un diplôme de Charlemagne mentionne en 760 la villa de Catiacum qui a probablement précédé le village à l'emplacement qu'il occupe de nos jours. Une motte féodale sera construire et finalement rasée en 1880. L'élise paroissiale Saint Julien date pour sa part du XIe siècle. 



Angrie


Angrie, située  à environ 10 km de Chazé sur Argos,  est une commune du nord du Maine et Loire, une région parfois appelée Mayenne Angevine.
C'est de cette commune que sont natifs le père et le grand père de jean Louis ROUSSEAU, Louis Michel (soza 56 et Jean (soza 112) . Il y a environ 13 km d'Anrgie jusqu'à Freigné

Quelques notes historiques sur cette petite ville peuvent être trouvées ici

 Citée pour la première fois au XIe siècle, Angrie s'organisait autour d'un château aujourd’hui disparu et de son église. Le château actuel se situe à un autre emplacement que son prédécesseur. Des fours à chaux et des carrières d'ardoises ont assuré la prospérité du village. La mairie et l'église actuelle datent du XIXe siècle. Louis Michel ROUSSEAU a sans aucun doute été témoin de leurs construction. Il se mariera cependant à Freigné, avec Henriette POUTIER.



La mairie d'Angrie



Freigné

Freigné, commune du Maine et Loire à l'époque qui nous intéresse est maintenant une commune déléguée
de la commune de Vallon de l'Edre, en Loire Atlantique.  Elle est située à environ 6 km de Saint Mars la Jaille où naquit Louis Henri Denis ROUSSEAU (soza 14), commune  de Loire Atlantique

Ses parents, Jean Louis ROUSSEAU (soza 28)  et Henriette POUTTIER   (soza 57) sont nés à Freigné et s'y sont mariés en 1845.

Bien qu'une présence humaine préhistorique soit attestée par la présence de menhirs, le village apparaît au moyen âge en même temps que la féodalité. Il sera un important baston royaliste à la révolution.  


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La lente migration des ROUSSEAU depuis Louvaines vers Saint Mars la Jaille
sur 6 générations


Les ancêtres ROUSSEAU dont il a été 
question ci-dessus










Le Mans



 Le Mans est le chef lieu de la Sarthe, mondialement connue pour sa célèbre course automobile, et ses rillettes, entre autres. C'est aussi et surtout, de mon point de vue, le lieu de croisement de mes lignées familiales. Je ne présenterai pas ici l'histoire de la ville, d'autres l'ont déjà fait, et mieux que je ne saurais le faire. Il en est de même de sa géographie. Juste quelques mots sur mes lignées familiales au Mans et quelques photos et cartes postales de ma collection personnelle. 

Point de rencontre


Mon arrière arrière grand père, Théodore Jules LAFFEZ, né à Lille en 1852, s'est marié à Vannes à la fin de son service militaire. Puis à la fin du siècle il est venu s'établir au Mans, où il a travaillé pour l'armée comme peintre en bâtiment. Son épouse et ses enfants l'ont évidement suivi, ainsi que d'autres membres de sa belle famille. 

Il faut dire que Le Mans est aussi un important nœud ferroviaire et une gare de triage importante. Ceci a attiré du monde. Preuve de son importance, elle fût la cible de bombardements intensifs pendant la  deuxième guerre mondiale.  

Le fils de Théodore, Paul, mon arrière grand père, s'et marié au Mans avec Marguerite GAUTIER, qui bien que née à Paris, est bien d'origine Sarthoise, son père Etienne étant né à Pontlieue, commune jouxtant Le Mans, et sa mère Armandine BOUTTIER au Mans, de famille sarthoise aussi.

Paul est ensuite allé s'établir à Parigné l'Evêque, à douze kilomètres du Mans, où sont nés mon grand père puis mon père. Ma grand mère, elle, est native de Challes, commune limitrophe de Parigné l'Evêque

De l'autre côté, Alexis Auguste ROUSSEL et son épouse Maria Virginie GOUAULT, tous deux , et pour six ans, originaires de l'Orne (Région de Domfront) se sont établis aussi au Mans où est né mon Grand Père "Papi Maurice" (Gaston Eugène Maurice ROUSSEL), attirés probablement par de meilleures conditions de travail De même Louis Henri Denis ROUSSEAU, qui est venu s'installer au Mans alors qu'il était employé aux chemins de fer. Il épousa Marie Joséphine Esther BLEU, dont un des sœurs (Geneviève Ambroisine) s'est elle aussi mariée à un employé des chemins de fer (Ernest Auguste Léon FREY). C'est avec une de leurs filles, Jeanne Marguerite, que s'est marié Maurice, donnant naissance à ma Maman



Le Mans et moi


Un de mes frères et moi sommes nés au Mans. Mais nous n'y avons pas vécu. Nos parents habitaient Parigné l'Evêque à cette époque, puis déménagèrent pour s'installer à Orbec en Auge après un cours passage à Caen.


Le défilé d'ouverture des 24h du Mans,
derrière la musique de l'EMPT, dont j'ai fait partie

Mais l'histoire avec le Mans ne s'arrête pas là. En effet, j'y suis revenu en 1978, et pour six ans, enfant de troupe à l'Ecole Militaire Préparatoire Technique (EMPT) devenu en cours de route Lycée Militaire, avec l'optique de passer le concours de l'école de l'air afin de devenir pilote. Ce qui ne s'est pas fait en raison de ma myopie, qui s'est révélée à mi parcourt. Ceci est une autre histoire.



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Petite balade en cartes postales

Les 24 heures et le circuit de la Sarthe



















Ville de garnison


Caserne du 117e régiment d'infanterie

Le quartier Paixhans, caserne de l'EMPT


La ville













Revenez de temps en temps....

Photos: personnelles
Cartes postales: collection personnelle

Cheminot

 


J'écris ici au sujet de mon Arrière Grand Père Louis Henri Denis ROUSSEAU. (Soza 14).


Il n'est pas question ici de raconter sa biographie (qui sera l'objet d'un autre billet), mais seulement d'évoquer sa carrière de cheminot et survolant son relevé de carrière. 

Je savais par ce que m'en avait dit ma mère qu'il avait été cheminot, mais sans plus de détail que cela. La seule information supplémentaire en ma possession concernait sa mobilisation "à son poste de travail" pendant la grande guerre. Des investigations complémentaires étaient de rigueur

Ma première démarche a été de rechercher du côté du Cercle Généalogique des Cheminots, sans succès. Je me suis ensuite tourné vers le centre des archives de la SNCF. Après avoir rempli un formulaire en ligne et patienté quelques mois (c'était pendant la période de confinement), j'ai reçu le relevé de carrière de Louis. (Je remercie Madame Agnès POURQUIER qui m'a fourni ce document reproduit ci dessous.)






Ce document, très synthétique, nous renseigne sur les postes successifs d'une carrière qui débute le 12 décembre 1904 comme élève homme d'équipe, jusqu'à la retraite, en 1934, alors que Louis était chef de train. Les différents postes occupés, homme d'équipe, garde frein, conducteur et finalement chef de train montrent qu'il était possible de partir du plus bas pour grimper au plus haut de la hiérarchie opérationnelle.


La période de la première guerre mondiale est évoquée avec la seule mention: "mobilisé" ! Sa fiche matricule renseigne par contre qu'il a été maintenu à son poste donc mobilisé à son  poste de travail. Les chemins de fer étaient d'une importance primordiale pendant le premier conflit mondial, pour acheminer hommes, animaux et ravitaillement. 


Le verso de la fiche nous renseigne sur les fautes occasionnées par le cheminot. Pour Louis, une seule faute, mais des conséquences. Ayant provoqué des dégradation sur deux wagons pendant une manœuvre, en octobre 1904, il voit son avancement retardé de deux mois,  reçoit un blâme du directeur,  et supporte des retenues salariales.


Comme on le voit, ce document est intéressant. Il donne un aperçu de la carrière de cheminot de mon ancêtre, mais pose aussi de nombreuses questions auxquelles on aimerait pouvoir répondre.


Quelle était la nature de l'incident ou de l'accident mentionné au verso de la fiche ? Y-a-t-il eu des qualifications pour passer de poste en poste, etc.


Sources:


 SNCF- STRATEGIE FERROVIAIRE ET REGULATION - SERVICE ARCHIVES DOCUMENTATION
CENTRE NATIONAL DES ARCHIVES DU PERSONNEL
26 rue du Lieutenant Pasquet – CS 50007 – 34513 BEZIERS CEDEX (MPL)



Jean Louis ROUSSEAU et Jeanne Françoise PLOTEAU

Jean ROUSSEAU est mon soza 28, un des arrières grand pères de ma mère. 

 Jean Louis ROUSSEAU nait le 22 janvier 1851. Il est le fils de Louis Michel ROUSSEAU, qui est laboureur. et de Henriette POUTIER. Il vient au monde dans le hameau du Sable, à Freigné. 

L'épouse de Jean,  Jeanne PLOTEAU, est née à Saint Mars la Jaille le 2 février 1853, fille de François et de Marie LARDEUX, qui demeurent au village de la Bellisière. François est lui aussi laboureur.

Freigné, est une petite ville du Maine et Loire, peuplée de 2000 habitants environ. Elle, possède deux châteaux, du 18ème siècle pour le premier, des 15ème au 18ème pour le second. (Guide national et catholique du voyageur en France, 1900)

Saint Mars la Jaille est située sur l'Erdre (un affluent de la Loire), possède un château et une activité de taillanderie (fabrication d' outils et fers tranchants). Elle est située dans le département de Loire  inférieure, aujourd'hui Loire atlantique.

Ces deux localités sont distantes d'environ 6 kilomètres (à vol d'oiseau).

Freigné et Saint Mars la Jaille, sur Geoportail



Guide touristique des routes de France à l'usage
des cyclistes

Les guides touristiques de l'époque permettent de se rendre compte de l'importance (relative) de ces deux bourgades. Ainsi, Saint Mars la Jaille est décrite comme une ville de 1947 habitants en 1899 (Guide touristique des routes de France à l'usage des cyclistes). La localité est décrite sur le trajet de Chateaubriant à Ancenis, et une petite note informe que la descente sur Saint Mars la Jaille est particulièrement jolie, remarquable. Le bulletin paroissial de Saint Mars la Jaille pour l'année 1910 précise que les habitants sont au nombre total de 1817, dont 774 vivent au bourg et 46 au Ronzeray, où la famille habite un temps. (Ces informations peuvent bien évidement être corroborées en étudiant les recensements.)





Guide national et catholique du
voyageur en France



On ne peut pas dire grand chose de la vie de Jean et de celle de Jeanne pendant leur enfance. Ils se connaissent peut être jeunes, ou se sont peut être croisés à la faveur d'un marché, ou encore d'une des foires et fêtes qui ponctuent l'année, comme ce concours de bestiaux et produits agricoles qui s'est tenu à Saint Mars la Jaille en 1899, bien après leur mariage, mais qui devait exister bien avant. (Annales de la société académique de Nantes, volume 10 de la 7ème série, 1899)






Ou alors peut être lors du mariage de Denis ROUSSEAU, un cousin de Jean qui, comme lui, demeure au Sable à Freigné, et de Marie PLOTEAU, une sœur de Françoise, demeurant elle aussi à Freigné au moment de son mariage.  Denis est laboureur, Jeanne est lingère. Ce mariage est célébré à Freigné, le 26 janvier 1875, en présence de Jean, qui fait partie des témoins.  Jean est alors laboureur On ne parle pas de Jeanne dans 'acte de mariage, mais il serait étonnant qu'elle n'ai pas été présente à la noce de sa sœur.

Deux ans plus tard, le 12 juin 1877, c'est au tour de Jean et de Jeanne de sauter le pas et de convoler, toujours à Freigné. Jeanne est alors domiciliée à Saint Mars la Jaille. Jean est toujours laboureur, elle est journalière.  Juste retour des choses, Denis est témoin pour son cousin.

C'est en 1878, le 23 mars, que naît leur premier enfant. Il a pour prénoms  Jean, Marie, Joseph. A cette époque, Jean n'est plus laboureur, mais journalier et le couple habite encore à Freigné. Que s'est il passé ? Il s'agit d'une chose qu'il ne sera peut être pas possible d'éclaircir. A priori, un laboureur possède tout le nécessaire pour travailler, outils et bêtes, tandis qu'un journalier est plus démuni. Qu'est ce qui a causé ceci ? De son côté,  Jeanne est maintenant couturière.

Jean Marie Joseph  fera son service militaire dans les services annexes en 1901 après deux ajournements, en 1899 et 1900 pour bégaiement.  Cela ne l'empêchera pas de faire son devoir pendant la grande guerre. Il se mariera à Saint Mars  la Jaille, le 8 février 1908 avec Marie Louise Joséphine ROTTIER. Il est alors commerçant. Il décédera en 1956, à Saint Mars la Jaille.  


Quelque temps plus tard, la famille déménage et va habiter à Saint Mars la Jaille. Elle s'installe au hameau du Ronzeray.

Louis Henri Denis, mon arrière grand père, est le second de la fratrie. Il nait le 11 mai 1880. Il fera carrière dans les chemins de fer. Je parlerai se lui dans de futurs articles.

C'est en février 1882 que le couple a son troisième enfant. Il se prénomme Henri Louis Marie il nait  le 21 . Lui aussi travaillera dans les chemins de fer. Il décèdera le 22 juillet 1950, à Saint Mars la Jaille.

Le dernier enfant, Auguste Eugène Marcel, est né le 16 janvier 1886. La vie de la famille est difficile, aussi Auguste commence à travailler jeune comme domestique, probablement de ferme. Malheureusement, il décède à l'âge de 14 ans, le 17 mars 1899. De maladie ou d'accident ? Je n'ai pas la réponse.


Le temps passe et lors du mariage du fils ainé, en février 1908, Jean et Jeanne louent un logement au bourg de Saint Mars la Jaille. Lui est toujours journalier. Il le restera jusqu'à sa mort. Elle est marchande. 

En mai 1910, ils font le voyage jusqu'au Mans pour le mariage de Louis Henri Denis. 

Puis la première guerre mondiale éclate. Les trois fils vivants sont mobilisés.. Louis et Henri sont mobilisés à leur poste, en tant qu'employés des chemins de fer. L'ainé, Jean, passera dans plusieurs régiments d'infanterie et sera démobilisé à la fin de la guerre. 

Cependant, Jeanne ne verra pas la fin du conflit et le retour à la normale. Elle est admise à hospice Saint Jacques de Nantes le 27 janvier 1917 en raison d'un affaiblissement intellectuel, et décède le 10 mars suivant. Elle a alors 64 ans. La vie ne l'a pas épargnée. 

Jeanne sera inhumée le 13.

Jean la suit un an plus tard. Il décède à Saint Mars la Jaille le 13 mars 1918. Il a vécu pauvrement et ne laisse rien à son décès. (certificat du 30 juin 1922)

Table de l'enregistrement constatant la succession de Jean Rousseau


Je remercie Madame Fanny BERTHOULOUX et  Monsieur Guillaume PIGEON des archives départementales de Loire Atlantique, qui ont fait des recherches et m'ont fourni les renseignements concernant l'hospitalisation de Jeanne. 

Liens externes: 

Vous trouverez quelques vues anciennes de Saint Mars la Jaille ici
Et d'autres de Freigné ici

Sources:

Etat civil: Archives départementales de Loire Atlantique
Ouvrages touristiques: Gallica
Cartes postales: Internet



Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...