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Recherche oeufs désespérément

Ou les origines de  chasse aux œufs 

La tradition de l'œuf, comme symbole de vie et de renaissance, puise son origine dans l'antiquité.

Sans vouloir exposer toutes les coutumes existantes ou ayant existé, notons par exemple que, chez les Gaulois, qui nous ont précédé dans nos régions, les druides avaient l'habitude de peindre  les œufs en rouge pour rendre hommage au sommeil.  

C'est pour fêter l'arrivée du printemps que la coutume des œufs a commencé, bien avant l'ère chrétienne, et a perduré jusqu'à nos jours, où elle est devenue une fête pour les enfants. Les peuples antiques célébraient le renouveau, la renaissance de la nature au printemps, dont le symbole était l'œuf, censé porter le germe de la vie.



La chasse aux œufs  remonterait au XVIIe siècle après que l’Église Catholique eut interdit la consommation d’œufs pendant le carême, renforçant ses prescriptions qui, depuis le  Moyen Âge étaient plus strictes pour le temps du carême que pour les autres jours maigres de l'année. La viande et les produits dérivant de l'animal étaient interdits. Ainsi les œufs ne pouvaient pas être consommés, au même titre que le beurre, la crème, le lait et le fromage. Les poules ne s'arrêtant pas de pondre pour autant, il y avait abondance d'œufs après Pâque, et autant de traditions locales. 
On offrait donc des œufs décorés à Pâque, et ceci depuis fort longtemps.



Louis XIV en en a fait une institution. D’une part, il fallait lui apporter le plus gros œuf pondu dans son royaume durant la Semaine Sainte, d'autre part, le jour de Pâques, entouré de grandes corbeilles, il distribuait lui-même  des œufs peints à la feuille d’or à ses courtisans aussi bien qu’aux petites gens qui le servaient.

C'est peu après que les œufs renfermant des surprises firent leur apparition, ou tout au moins furent "à la mode".  Louis XV, par exemple, offrit un œuf géant à Madame de Maintenon, œuf renfermant une statuette de Cupidon. Puis ce furent les œufs de Fabergé, etc.

Finalement, de nos jours, la tradition survit par le biais d'œufs en chocolat, fourrés de petits œufs, poissons, lapins et   autres chocolateries et friandises, au grand bonheur des enfants.




Nuit de la Saint Jean


Un feu de la Saint Jean
En Bretagne 
1893

Il est une fête venue de la nuit des temps qui marque le début de l'été. C'est la fête de la Saint Jean. 
Même si elle peut paraitre en perte de vitesse (pour ma part je ne me souviens pas d'y avoir participé ni n'en ai entendu parler, sans doute éclipsée par la fête de la musique le 21 juin!), elle a longtemps été l'occasion de festivités aussi bien dans les campagnes que dans les villes. 

Chaque année, dans la nuit du 23 au 24 juin, partout en France, en Europe et jusqu'au Canada et aux USA, de grands feux de joie ( (Ignes jucunditatis en latin) ou Nied Fyr (« Feux de Joie » dans le dialecte des Francs)) sont allumés dans les villes et villages et la même ambiance joyeuse et populaire enflamme le cœur des habitants : c’est la fête de la Saint-Jean ! 

Depuis des temps immémoriaux, les peuples de l'hémisphère Nord avaient l'habitude de fêter le jour le plus long de l'année, le solstice d'été, vers le 21 juin. Il est alors de coutume d'allumer de grands feux à la croisée des chemins, pour chasser démons et sorcières errant dans la pénombre. Cette tradition perdura jusqu'au moyen âge. Il était aussi question de protéger les récoltes des orages et des tempêtes, d'entrer en communion avec la nature et ses forces spirituelles, d'apprivoiser les cycles de la vie et de la mort, le cycle des saisons. Cela faisait partie des célébrations organisées dans le cadre des cultes rendus au Soleil.

Bien entendu cela ne pouvait pas plaire à l'Eglise, comme de nombreuses autres traditions antiques. Elle tenta donc de mettre fin à cette tradition répréhensible, avec l'aide des Empereurs Romain d'orient et d'occident. Le moyen le plus sur d'arriver au résultat souhaité était de remplacer la fête antique par une fête religieuse (comme cela fut le cas pour d'autres fêtes antiques).  L'Eglise met donc l'accent sur la fête de Saint Jean Baptiste, un des Saints fondateurs de la religion chrétienne, qui a lieu le 24 juin. 




Jules Breton  (1827 - 1906):
La fête de la Saint Jean


 Comment se déroulait cette fête ?


A Paris


La fête de la Saint Jean se faisait autour d'un grand feu sur la place de Grève pour célébrer le nouvel été.  Les clercs bénissaient le feu. Les habitants ramassaient des morceaux de charbon pour en faire des porte bonheur. C'est le Roi qui allumait le bucher, qui pouvait avoir 20 m de hauteur, à l'aide d'une torche qui lui était remise par les édiles de la ville, à savoir le prévôt et les échevins. 


En Bretagne

Dans cette région où les morts sont toujours plus présents qu’ailleurs dans le monde, des sièges étaient posés autour du feu pour que les ombres des défunts viennent s’ asseoir , écouter les chants et contempler les danses. »

A Mons, en Belgique

Jusqu'en 1823 on allumait un feu dans chaque quartier. Ce sont les enfants qui ramassaient le bois nécessaire aux feux. A cette occasion un concours de chant était organisé, et un coq vivant était remis au vainqueur. Suite à un incendie qui embrasa une autre ville de Belgique, la fête fut interdite par le Bourgmestre et les échevins de la ville.


Dans l’Oise


Les mamans tournaient trois fois autour avec leur nouveau-né dans les bras pour lui porter chance. 


En Bresse


Il fallait tourner autour du feu quatorze fois “pour être assuré de ne jamais avoir mal aux reins”.

 

Dans la Creuse 


On se contenter de 9 tous  si on voulait trouver femme ou mari. “Aussitôt que les flammes pétillaient, tous les assistants, jeunes et vieux, se prenaient par la main et se mettaient à danser des rondes autour du brasier. Les jeunes filles surtout se livraient à cet exercice avec beaucoup d’entrain, car elles savaient qu’en dansant de la sorte neuf fois autour des feux de la Saint-Jean, elles se marieraient dans l’année.


Comme on le voit dans ce bred échantillon ,chaque région avait ses coutumes, des croyances, ses manières des faire


Sources


  1. Traditions, rituels et résurgences des fêtes de la Saint Jean et du solstice d'été.  Perrine Alranq, Marie Gaspa, Anna Wasniowska– www.theatredesorigines.fr, 2016
  2. Histoires de Paris (https://www.histoires-de-paris.fr): fête de la Saint Jean
  3. Ladepeche.fr: Feux de la Saint-Jean : mariage, argent, récoltes... les croyances les plus répandues
  4. jaimemonpatrimoine.fr: Histoire de la Saint-Jean : du culte du soleil aux feux de joie

Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...