Guillaume Gouault et Elisabeth Vaidier

 Après quelques semaines d’interruption, dues au déménagement d’un de mes fils, auquel a succédé une panne d’ordinateur, je vous propose aujourd’hui de parler du couple GOUAULT – VAIDIER, au travers de son contrat de mariage.  Je complèterai le tableau familial dans un autre article.


Mon Grand Père maternel, Gaston Eugène Maurice ROUSSEL, Papi Maurice pour les intimes avait pour parents Alexis Auguste (dont il est question ici) et Maria Virginie GOUAULT. Ils s’étaient mariés à Domfront (61 – Orne) et les origines de ces deux familles sont localisées autour de cette ville de l’Ouest du département.


Les ascendants en ligne agnatique de Maria Virginie sont (la numérotation soza utilisée ici me prend comme souche de l’arbre)


Maria Virginie GOUAULT (1880 – 1954; soza 13) X Alexis Auguste ROUSSEL (1872 – 1936, soza 12)


Eugène François GOUAULT (1850 – 1902, soza 26) X Félicité Jeanne Françoise FOURÉ ( 1851 – après 1902, soza 27)


François GOUAULT (1825 - ?, soza 52) X Marie Magdeleine PRODHOMME (1821 - ? soza 53)


Guillaume Siméon GOUAULT ( 1780 – 1834, soza 104) X Françoise Elisabeth VAIDIER (1790 - 1842, soza 105)


C’est de ce dernier couple qui se maria le 19 janvier 1809 à Passais la Conception (61 – Orne) dont je parlerai dans cet article.


Il y a peu j’ai dû conduire mon fils à Alençon où il avait des obligations. J’en ai profité pour me rendre aux archives départementales, sans recherches précises à faire car je n’avais pas eu le temps de me préparer. Je me suis donc lancé dans une battue dans les archives notariales. La chance aidant ( et un peu de flair aussi ), j’ai trouvé au début de la première journée, le contrat de mariage de Guillaume et Elisabeth. J’ai récupéré d’autres informations que je dois trier et que je partagerai avec vous ultérieurement.


Je n’ai pas encore fait beaucoup de recherches sur cette famille et cette lignée, mais le contrat de mariage permet de débuter une petite esquisse de qui ils étaient.


Voici la transcription du contrat de mariage

Celui-ci se trouve aux archives départementales de l’Orne, Passais la conception, cote 4 E 150 / 128 (du 03/01/1808 au 30/12/1808)

 

En rouge, les mots dont je ne suis pas sur, en xxx ceux que je n’ai pas pu lire

 


L'an mil huit cent huit, le

quatorze aoust avant midy, au bourg

de Passais, devant nous Pierre Le Royer,

 notaire impérial à la résidence de Passais,

 chef-lieu de canton, arrondissement communal

de Domfront, département de l’Orne

soussigné

Les conditions du mariage

proposé et qui doit être célébré entre

Guillaume Siméon Gauts1

 Propriétaire, fils

de défunct Jean Gauts et de défunté Hélène

Gérouard, natif de la commune de Saint

Roch et y demeurant, d’une part

 

Et Françoise Elisabeth Vaidier, fille

du sieur François Vaidier, propriétaire et

de Dame Marguerite Germond, ses père

et mère, originaire de cette dite commune

de Passais ey y demeurant d’autre

part

 

Ont été réglées et arrêtées

ainsi qu’il suit :

 

1)     1 Ledit Gauts épousera ladite Vaidier

avec tous les droits mobiliers et immobiliers

qui lui peuvent et pourront par la

suite compéter2 et appartenir sauf

à lui à les faire liquider ainsi

qu’il appartiendra

 

2)    2)  Seront lesdits futurs époux commun

en  bien meubles acquêtés et conquêtes

immeubles ( sans avoir égard au surplus ?

apporté par l’un d’eux à la mane de la

communauté

 

3)     3 En cas de mort de l’un desdits


époux sans enfant ou desdits enfants

eux sont sans descendant  xxxx   soit avant  3

Le premier mourant de l’un d’eux

en ce cas nous ont déclaré de faire

donation mutuelle au survivant

en propriété de tous le biens meubles,

effets mobiliers de toute espèce et de toute

 essence qui pourront leur appartenir

chacun d’eux au jour du décès du premier

mourant xxxx par le survivant xxxx

user et disposer propriétés à revenus de xxx

du pré décédé. De même xxxx   par lesdits

futurs époux déclarer se faire donation

mutuelle au survivant de l’usufruit

jouissance de tous ses héritages, biens immeubles

immeubles qui pourront leur

appartenir et à chacun d’eaux au jourd’hui

du premier mourrant pour xxxx le survivant 

dite époux jouir pendant toute sa vie de tous les

héritages et biens immeubles qui pourront

appartenir au pré décédé à charge pour le survivant

de se comporter en sa jouissance comme il

convient et comme doit faire un bon

usufruitier.

 


4)      4Si au contraire, au décès du premier mourant desdits

futurs époux il existe des enfants  xxxxxxx

xxxx haxxxx à leur succession en ce cas il sera

fait  deux lots et partage de tous les biens immeubles

acquêtés et conquêtes immeubles de leur communauté

pour leur xxxx xxxx au bénéfice desdit

enfants et xx xx au survivant  dudit époux qui alors jouira xxx de ses biens

propres xxxx sans préjudice des droits qui

pourront lui appartenir sur ceux de prédécédé

lequel il arrive au terme des xxx et de la

xxx

 

5)    5)  Au présent est intervenu le dit sieur


François Vaidier, père de la future épouse


qui lui apporte à la dot (semble être barré) xxxx en attendant

sa succession pour lui aider (mot rayé) à

monter son ménage la somme de deux

cent huit francs4  qu’il payera au dit futur

 époux le jour précédent leur mariage

parce que ledit Gaults rapportera lors de

l’ouverture de la succession dudit  Vaidier

 ladite somme de deux cent huit francs

au moins xxxx avec les autres héritiers

 xxx lesquelles xxxxxxxxx et conditions

lesdits futurs époux se sont donné la foi

de mariage et promis se marier à la première

réquisition de l’un d’eux

Le présent ainsi clos et arrêté.

 

…………. 5

Frère du dit futur époux, de jean Baptiste xxxx

Courteille, son cousin d’un trois xxx quatre,

Sieur François Vaidier, père de la future,

de Pierre Vaidier son frère, de Jeanne Vaidier

sa sœur et en xx autres présence de Joseph

Coupré, cordonnier et de Jacques Houmard

maréchal de la commune de Passais

témoins signés avec les xxxxxxx xxxx et

nous notaire après lecture

 

Je ne récris pas les noms des signataires. La photo seule suffit.

 




Il y a quelques petites choses que je n’ai pas pu lire, mais la teneur du contrat est tout de même compréhensible. Le mariage ayant lieu en 1809, il est soumis au code Napoléon de 1804 qui prévoit deux régimes matrimoniaux, à savoir le régime dotal, et la communauté. Ici, il n’est pas question de régime dotal. Le notaire lui-même semble avoir hésité et a rayé la mention d’une dot. Nous avons donc un contrat de mariage sous le régime de la communauté, avec 5 points :

Les deux premiers points traitent des biens apportés par les futurs époux, et plus spécifiquement de ceux apportés par la future épouse, sans pour autant les citer, ainsi que de ceux qui seront acquis durant le mariage. Ils deviennent les biens de la communauté, et Guillaume Siméon en disposera comme bon lui semble, car il « épouse Elisabeth et ses biens » !

 

Les deux points suivants règlent la succession du premier décédé, en envisageant le cas où le couple n’aurait pas de descendant vivant au moment de ce décès. Le conjoint survivant est protégé par une donation mutuelle.

Il est à noter que les deux conjoints ont des biens.  Guillaume est propriétaire, le père d’Elisabeth l’est aussi. Il convient donc de protéger ces biens au moment du premier décès.

 

Le dernier point du contrat de mariage fait état d’une somme d’argent de 208 francs que le père de la mariée donnera à sa fille pour monter son ménage. Il s’agit en fait d’un prêt puisque le futur marié devra le réintégrer dans succession de François Vaidier au moment de son décès. Cela ressemble au régime dotal d’ancien régime dans certaines régions.

 

Je complèterai cette esquisse de tableau familial ultérieurement, lorsque j’aurai étudié d’autres sources.


 

Notes :

1 Le notaire a orthographié Gauts, mais lui a bien signé Gouault

2 Compéter : Appartenir, revenir à quelqu’un, en vertu d’un droit

3 Je n’arrive pas à bien lire ce passage, mais je pense qu’il s’agit du cas où il n’y aurait pas d’enfant, ou bien il y aurait eu un (ou plusieurs ?) enfant, décédé (s) sans descendance, c’est-à-dire aucun héritier direct

4 Il n’est pas précisé comment la somme est payée, mais à l’époque les économies étaient bien souvent conservées à la maison, en pièces d’or. Un Napoléon de 1808 de 20 franc contenait 6.45 grammes d’or

5 J’ai raté une photo. Il semble qu’un ligne manque


Source


Archives départementales de l’Orne, Passais la conception, cote 4 E 150 / 128 (du 03/01/1808 au 30/12/1808), numéro 56


L'année d'un laboureur (suite)

La moisson

 En juin et en septembre, en parallèle des moissons, on fauche les prairies afin de faire sécher l’herbe et préparer le foin que l’on va engranger pour nourrir les   bêtes pendant l’hiver. C’est une tâche essentielle à tous les possesseurs de bétail, qu’ils soient éleveurs ou possèdent des animaux pour un autre usage, comme le laboureur.

Les travaux
d’automne suivent. Selon les régions, ils ne sont pas les mêmes. En effet, ici on récolte les pommes de terre, là les betteraves, ou le maïs qui arrive à maturité à cette époque. Dans les régions viticoles, l’heure des vendanges est arrivée. Il en est de même ailleurs, où les pommes, les poires, les fruits secs (noix, noisettes, châtaignes, etc.) sont ramassés.

Une fois les récoltes terminées, on procède à l’échaumage, c’est-à-dire à l’arrachage des chaumes, les tiges restées sur place après la récolte des céréales. Cela permet une meilleure décomposition et limite la prolifération des parasites. 

On procède en cette période à l’épandage du fumier quand on le peut.

Une petite pause pendant le fauchage


L’hiver est plus calme mais il reste des travaux à faire. Le laboureur effectue les labours profonds. C’est une tâche longue et fastueuse. A l’aide de son attelage, il peut s’occuper d’un quart d’hectare environ chaque jour. 

A cette saison on entretient le matériel. On répare, on affute les outils. 

Et bien sur il faut s’occuper des bêtes, qu’il faut nourrir, dont il faut changer les litières et curer les étables, écuries, etc. C’est une tâche essentielle, car l’animal est un bien précieux. C’est la force motrice de l’époque. Il fournit au laboureur sa puissance pour tirer sa charrue, au charretier le moteur de son chariot. 



Enfin, d’autres travaux essentiels ont lieu en hiver. Le vigneron taille sa vigne, les céréales sont battues pour séparer le grain de son enveloppe et de la paille. Dans cette tâche, le laboureur se fait aider par ceux pour qui il a labouré..













On utilise le fléau pour battre les céréales


L’année d’un laboureur



Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le laboureur d’antan n’est pas l’agriculteur d’aujourd’hui. Tout comme de nos jours on distingue de nombreux métiers chez les agriculteurs, tels qu’éleveurs, céréaliers, etc., on distinguait de de multiples niveaux sociaux chez les paysans sous l’ancien régime. Parmi eux, le laboureur occupait une place de choix. Il était en effet un paysan aisé qui possédait au moins un attelage, ainsi qu’un lopin de terre.


Au village, nombreux sont ceux qui n’avaient pas le matériel et les bêtes nécessaires au labour. Une charrue, un cheval ou un bœuf étaient chers. Aussi le laboureur prêtait-t-il sa charrue et son attelage (un cheval ou un bœuf) pour labourer les terres de ces derniers, tandis qu’à leur tour ceux-ci prêtaient leurs bras au moment des récoltes. 


Un laboureur au travail
Le laboureur, qui privilégiait le travail de la terre à l’élevage, disposait d’un bout de terrain qui était souvent insuffisant. Il prenait donc en fermage des terres appartenant à de grands propriétaires, seigneurs, abbayes, bourgeois aisés par exemple, pour avoir une surface correspondante à ses possibilités.  



Nous commençons l’année à la fin de l’hiver. A cette époque de l’année, les jours commencent à rallonger, le froid devient moins vif et finit par laisser la place à la douceur printanière. 

La chandeleur marque ce début de renouveau. C’est la fête des chandelles, c’est-à-dire la fête des lumières. A l’origine, point de crêpe. C’est une fête religieuse pendant laquelle chaque famille apporte sa chandelle l’église pour la bénédiction.  Plus tard, depuis qu’elles firent leur apparition, les crêpes sont servies à la veillée, point final d’une journée qui a vu messe, procession devant les ruches, à l’étable, derrière une chandelle qu’on s’efforce de garder allumée jusqu’à la maison. Si elle arrive allumée à bon port, c’est signe de prospérité. Eteinte ? Il y aura un mort dans l’année à venir !

Le lendemain, le prêtre bénit les semences apportées par les paysans, ou plus souvent les paysannes. Il en garde une partie pour rémunération de ses bons offices.

Le printemps est une période où le travail des champs est intense. Les semis de printemps, légumes et autres sont faits. Ceux qui le peuvent amendent leurs terres avec du fumier, qui est une denrée rare. Les jours s’allongent et les journées de travail sont longues. On surveille les semis nouveaux, les céréales de l’automne précédent (blé, orge, seigle…) 

Bref, on ne chôme pas. 

Outre les bêtes, 
qui fournissent la
force motrice, il faut
une charrue au laboureur

Le paysan est cependant soumis aux conditions météorologiques, et il lui est nécessaire de profiter de la totalité des heures de jour pour abattre le plus de travail possible lorsque le temps est clément. 


Puis l’été arrive. Il est temps de récolter le fruit de son labeur. De la mi-juillet à la mi-août, encore une fois sans date précise, a lieu la moisson. Lorsque les blés sont arrivés à maturité, les paysans les fauchent, puis les battent pour récolter le grain. Le laboureur se fait aider par les autres villageois. Il cultive en effet une grande surface qu’il ne peut faucher seul, le travail se faisant à la main jusqu’au début de la mécanisation, au 19e siècle. Lié en gerbes, le blé est transporté jusqu’à l’aire de battage où le grain est séparé du reste de la plante. Il sera ensuite mené au moulin où il sera transformé en farine, moyennant redevances. 

La récolte des légumes se fait au fur et à mesure de leur arrivée à maturité. Mais c’est plutôt une affaire personnelle, chacun disposant d’un jardin dédié à ces cultures pour ses besoins personnels. Il existe bien entendu des maraîchers pour approvisionner les villes, mais c’est une autre histoire.


A la fin du printemps et en été on récolte aussi de nombreux fruits, dont certains finiront en tartes, en confitures, où seront plongés dans l’eau de vie pour un usage futur.


A suivre.



Les images proviennent de Pinterest


Domfront, Saint Front, Lucé, ...

 Aujourd’hui, je vous parle en quelques lignes de la région d’origine de la famille ROUSSEL, les ascendants de mon Grand Père maternel Gaston Eugène Maurice ROUSSEL, Papi Maurice.



La branche ROUSSEL en (très) bref


Maurice ROUSSEL (son prénom usuel était le troisième prénom, ce qui arrivait fréquemment dans certaines régions à certaines époques) est né au Mans en 1907


, mais ses parents, Alexis Auguste et Maria GOUAULT, s’étaient mariés à Domfront (Dans l’Orne) en 1902 et étaient ensuite venus s’installer au Mans (Dans la Sarthe), à partir du 23/06/1903 après un bref passage à Verneuil sur Avre (Dans l’Eure) entre le 17/02/1903 et leur déménagement au Mans. 

Lors de leur mariage, Alexis et Maria étaient domestiques à Domfront. Lui habitait rue Montgomery, elle rue de l’hôpital. Un des témoins du mariage était Louis Auguste CACHET, âgé de 52 ans, délégué de l’Orne, conseiller d’arrondissement et conseiller municipal. Il est dit ami d’Alexis. 

Alexis est né en 1872 à Lucé dans l’Orne. (Maria quant à elle est née à Torchamps, non loin de là


Son père, Patrice Alexandre (né en 1832, époux de Victoire LENORMAND, de la Haute Chapelle), son grand-père, Pierre François (né en 1796, époux de Marie CILLÈRE de Saint Front, dont on parlera un peu plus loin), son arrière grand père ( né en 1788, marié avec Marguerite LEROY, de Lucé) étaient tous les trois natifs de Lucé. 



L'église d'Avrilly

Le père de François, Pierre ROUSSEL, époux de Marie MAUGER est né à Avrilly, mais son père, prénommé lui aussi Pierre, époux de Marie MAIGNAN, décédé en en 1799 et Noël son grand père, époux de Jeanne DAUVERNE, décédé en 1689, s’étaient tous les deux mariés à Lucé et y étaient décédés. 










Marie CILLÈRE est née à Saint Front. 

Son père, Antoine (né en 1755, époux d’Anne BONNEAU), son grand père  Thomas Pierre (né en 1732, époux de Jeanne MAIGNAN, son arrière grand père, Pierre Antoine (né en 1706, marié avec Marie YVER) et son arrière arrière grand père Antoine (né en 1677, marie de Catherine PRODHOMME) sont eux aussi nés à Saint Front, s’y sont mariés et y sont décédés.

Ce petit coin de l’Orne, les villes cités étant proches les une des autres, est l’un des berceaux de notre famille.

Domfront et environs
Carte de Cassini.
Agrandir pour voir les diverses localités citées



Brève histoire de Domfront, de Saint Front et de Lucé.


Saint Front de Passais, moine originaire de Trèves, avait été missionné par l’évêque du Mans pour évangéliser le Maine, dont la Passais faisait partie  à l’époque. Saint Front s’installa dans la forêt du Passais, région plutôt désolée, y établissant sa cellule et une église. Quelques disciples s’installèrent à proximité et fondèrent un village auquel ils donnèrent le nom du Saint. Ce village resta isolé, oublié du reste du monde durant plusieurs siècles, jusqu’à l’établissement, à proximité, d’un château sur un rocher par le Seigneur de Bellème, Guillaume Ier. La localité ainsi créée fut nommée Domfront, d’après le nom du Saint aussi.

Bien que plus ancien, Saint Front a toujours été dans la dépendance de Domfront, jusqu’à son absorption en 1864.


Le donjon

Quelques vestiges témoignent du passé tumultueux de la ville. En 1562, le château comportait 24 tours, ce qui est important, selon le  Dictionnaire géographique, administratif, postal, statistique, archéologique de France et de l’Algérie, publié en 1869, il en restait 14 à cette époque. De nos jours, seuls les vestiges de l’imposant donjon subsistent de ces tours. 




Une église, Notre Dame sur l’eau, a été bâtie au XIe siècle, proche de la rivière Varenne. Elle a été fondé par le bâtisseur du château, à la même époque que celui-ci


Toujours selon la même source, il ne restait à l’époque que le chœur, le maître autel, une partie du transept, une partie de l’église ayant été détruite pour laisser place à la route, en dépit des vives protestations de Prosper MÉRIMÉE, premier inspecteur des monuments historiques (1836). L’église, amputée d’une partie d’elle même, sera finalement classée en 1846.

En 1885, Domfront est une des premières villes de France à être dotée de l’éclairage public électrique.


Lucé fut fondée au VIe siècles suite à la construction d’une église par Saint Liboire, évêque du Mans, lors d’une campagne d’évangélisation. Il s’agissait, au début, d’une baronnie, propriété de la famille de Lucé.  Au milieu du XIIe siècle, Lucé appartenait à Richard de Lucé. Quand la famille de Lucé fut dépossédée de ses terres, le fief fut  remis à Robert de Quincé.  L’histoire de Lucé se confond ensuite avec celle de la vicomté de Domfront.


Activité économique



Il y avait au moyen age sur la Varenne, dans le territoire de la châtellenie de Domfront, de nombreux moulins. Aux XVIIIe et XIXe siècles, le territoire abrite des fabriques de toile, des carrières de granit. L’agriculture et l’élevage demeurent omniprésents.

La ville héberge une école agricole et est le lieu de comices très fréquentés, ainsi qu’une bonne dizaine de foires, réparties tout au long de l’année, toujours un lundi. 

La place du marché aux chevaux
témoigne de l’importance de l’élevage dans la région. 


Place du marché aux chevaux

De nos jours, Domfront est au cœur du territoire de production de la poirée.


Ces quelques lignes témoignent du cadre de vie de la famille ROUSSEL et de ses familles allées en Normandie.

  
 







Sources


Dictionnaire géographique, administratif, postal, statistique, archéologique de France et de l’Algérie, 1869 page 923.  Gallica


Wikipedia


Pâque dans nos régions

 Pâque est célébrée le dimanche qui suit la première pleine lune après le 21 mars. C’est pour cette raison que la date change d’une année à l’autre. Il s’agit de la célébration la plus importante de la Chrétienté, commémorant la résurrection du Christ.  Il s’agit aussi de la fête Chrétienne la plus anciennement attestée (IIème siècle)


Les cloches.


En France et dans d’autres pays Chrétiens, la tradition veut que les cloches des églises sonnent chaque jour, tout au long de la journée, pour appeler les fidèles à la messe quotidienne, ou hebdomadaire les dimanches, ainsi qu'à d’autres moments de la journée, rythmant la vie quotidienne et permettant à la population de « savoir l’heure ».

Cependant, lors des jours précédent Pâque, jeudi, vendredi et samedi saints, les cloches restent silencieuses. C’est une manière symbolique de rappeler la passion du Christ et sa mort sur la croix.

On explique aux enfants que les cloches sont silencieuses car elles se sont absentées. Elles font en effet un aller-retour à Rome pour une visite au Vatican, afin de se faire bénir et de rapporter aux enfants des œufs de poules, parfois décorés, des œufs et des lapins en chocolat (depuis que le chocolat est à la mode) sur le chemin du retour.

Il faut se rappeler que les cloches ne sont pas de simples objets. Elles recevaient un nom et étaient bénies lors de leur installation dans le clocher de l’église. Elles rythmaient la vie de nos anciens, qui pouvaient être particulièrement perturbées par le silence dus à leur « absence »


Le gigot d’agneau


Pâque étant la fête la plus importante du calendrier Chrétien, c’est l’occasion de réjouissances après les jours de deuil de la Passion.  Mais pour quelle raison le gigot d’agneau fait-il partie d’un grand nombre de repas de Pâques ?

La Bible fait référence à de nombreuses reprises à l’agneau. 

C’est aussi, paraît-il, le seul animal qui ne s’agite pas au moment de mourir, ce qui fait écho à la mort du Christ. 

C’est peut-être aussi l’animal qui est prêt à être mangé à cette époque de l’année. On mange de l’agneau, pas du mouton. Pragmatisme !

Le gigot d’agneau de Pâque se déguste traditionnellement avec des haricots secs.


Les œufs



Ils célèbrent la fécondité, le renouveau du printemps. Déjà dans l’antiquité les Perses s’offraient des œufs de poules au printemps pour marquer la fin de l’hiver. Il en fut de même pendant des siècles, et pas seulement chez les Perses. 

Pour les Chrétiens, lors du carême, temps précédent Pâques, il était interdit de consommer, entre autres aliments, des œufs, et donc qu’il fallait écouler les stocks amassés lors cette période. On en trouve souvent dans le repas Pascal, et il s’offraient aussi, souvent décorés. 


Deux jeunes filles dans un jardin montrant les 

œufs de Pâques qu'elles ont trouvés dans le jardin, 

Mlles Gropeano

Agence Roll, 1909 - Gallica


Les œufs en chocolats (ainsi que les poules, lapins, cloches et autres gourmandises) firent leur apparition à la fin du XIXe siècle, lorsqu’on maitrisa le moulage du chocolat. Ce dernier, originaire d’Amérique, était apparu en Europe au XVIe siècle, mais n’était devenu à la mode que sous le règne de Louis XIV, lorsqu’on le  consomma à la cour.


Autres


Dans certaines régions, des processions commémorent la Passion du Christ et sa résurrection (Pays, Catalan, Espagne, Perpignan). Ces processions sont parfois poussées à l’extrême, jusque à une réelle crucifixion (Philippines, par exemple)  


Dans d’autres régions, on décore l’arbre de Pâques, avec des œufs, des lièvres de Pâques, des pains et pâtisseries traditionnelles, traditions d’influences germaniques (Est de la France)

Dans les Landes, on partage, lors d’un repas collectif, l’omelette Pascale. 


En Normandie

On exposait, chez les personnes dévotes, un petit tableau au-dessus de la cheminée. Sur ce tableau il y avait une citation latine :

« MORS IMPERAT REGIBUS MAXIMUS DENIQUE OMNIBUS », citation comportant autant de lettres que de jours du carême. On en effaçait une chaque jour, en commençant le jour des cendres, soit 39 lettres

Cette citation est traduite par :

« Les rois, les grands, les petits, enfin tous sont sujets à la mort »


En Normandie toujours, les œufs de Pâque étaient ceux du vendredi Saint. Ils étaient teints en rouge, cuits dans l’oignon et mangés par les enfants le matin de Pâque. Mais mangés le samedi, ils contenaient des crapauds.

La Pâque fleurie était elle aussi Normande.

Le dimanche des rameaux, l’après-midi, les paysans plantaient un rameau de buis bénit dans chaque champ qu’ils avaient ensemencé de blé, d’orge, d’avoine ou de seigle.

Le samedi Saint, on préparait des pâtés de hachés de viande et d’œufs dans toutes les maisons, pour le maître et sa femme, les enfants, les domestiques. On les mangeait les dimanches.

Ce même jour, on écrivait les noms de Jésus et Marie dans tous les coins des colombiers pour chasser les rats. 





Le Mans, un ville ecclésiastique au XVIIIe siècle

 Un petit article aujourd’hui concernant la ville du Mans, préfecture de la Sarthe et anciennement capitale du Maine


Les informations que je présente ici sont tirées du Dictionnaire universel de la France, de Robert DE HESSELN, et reflètent la perception de cette ville à la fin du XVIIIe siècle. 


Mettons nous à la place de celui qui cherche des informations sur Le Mans, à la fin du XVIIIe siècle. Il peut lire dans l’ouvrage précité, les informations suivantes:

Tout d’abord quelques précisions géographiques:


Le Mans est la capitale de la province du Maine, située sur la rivière Sarthe, à 10 lieues d’Alençon, 17 de Tour; 20 d’Angers et 50 de Paris (la lieue étant une unité de mesure d’ancien régime assez variable, je ne convertis pas en kilomètres. La lieue de Paris, qui est probablement celle utilisée ici, valait 4444,5 mètres. Il est d’ailleurs fort probable que les voyageurs de l’époque comptaient en journées de voyage plutôt qu’en lieues)


La route partant de Paris au Mans passe par les villes suivantes:


Houdan, 

Dreux, 

Chateau-neuf, (je garde l’orthographe de l’auteur)

Rémalard, 

Bonne-étable  avant de joindre Le Mans.


Suite à ces précisions, l’auteur informe des institutions présentes au Mans:


Dessin de la Cathédrale du Mans
Gallica


Cette ville est le siège d’un évêché suffragant de Tour, d’un présidial, d’un bailliage, d’une élection, d’un grenier à sel, d’une maîtrise particulière des ponts et chaussées, d’une maréchaussée, d’une juridiction consulaire (voir notes, plus bas)


Elle a environ 12 000 habitants, et son évêché est ancien, datant du règne de Constantin (272 - 337). Le diocèse contient 696 paroisses, 16 abbayes d’homme et 5 de femmes, et rapporte 26 000 livres de rente au prélat qui est à sa tête.


Portrait au crayon du Cardinal
Philippe de Luxembourg
par Louis Boudan
XVIIe siècle , BNF
Dpt des manuscrits


La seule indication architecturale donnée dans l’article concerne l’église Saint Julien, dont l’horloge, construite par le Cardinal Philippe de Luxembourg ( 1445 - 1519, évêque du Mans de 1477 à 1498 )  est qualifiée de merveilleuse. Il décrit ensuite le chapitre de l’église dont les membres sont assez nombreux.


La ville compte elle même 16 paroisses sur les 696 du diocèse, 4 abbayes (3 d’hommes, une de femmes) et d’autres communautés d’hommes et de femmes, ainsi qu’un séminaire. 


Un collège dirigé par des religieux complète le tableau. Ouvert en 1624, on y enseigne les humanités, la philosophie et la théologie. 


Comme on voit, les institutions religieuses sont nombreuses, comme on pouvait s’y attendre pour le siège d’un évêché.


L’auteur passe ensuite à la sénéchaussée et au présidial de la ville, précisant que les fonctions de plusieurs “postes” ont été regroupées entre les mains du Lieutenant Général, qui s’occupe des affaires civiles, et du Lieutenant de police, qui, comme son nom l’indique, s’occupe des affaires criminelles. Déjà des problèmes budgétaires ?


Quelques lignes informent de l’économie locale, à savoir les fabriques d’étamines (dites du Mans, voir note ), le blanchiment de la cire et la fabrique de bougies .


Plusieurs foires se tiennent chaque année, presque toutes pour les bestiaux. Les plus importantes étant celles qui se tiennent le 29 mai et celle de la Saint Julien.


Il cite ensuite quelques personnes célèbres originaires du Mans:


  • Le Père Marin de Mersenne, Saint théologien et mathématicien
  • Le Père Bernard Lam, écrivain religieux
    Portrait de Louise Labé en Jeanne d'Arc
    attribué à Nicolas Denisot,

  • Brodeau et Blondeau, jurisconsulte (voir note)
  • Nicolas Denisot, peintre et poète
  • Martin Cureau de la Chambre, médecin


Nous pouvons ensuite lire un peu de l’histoire de la ville:


Il s’agit d’une des villes les plus anciennes de France.  Elle a souffert des incursions Vikings, des guerres entre les comptes d’Anjou et les ducs de Normandie, d’incendies, de la guerre de cent ans  et des guerres de religion. 


La ville ainsi que le plat pays avoisinant on subit de gros dégâts lorsqu’elle s’est rangée du côté de la ligue sous Henri II. Elle fut alors occupée par le maréchal Bois Dauphin pour la “défendre”. Il y fit de gros travaux pour renforcer les défenses, dont les coûts ont été supportés par la population. Mais il détruisit aussi de nombreuses maisons à l’intérieur de la ville en les incendiant, et de nombreux dégâts à l’extérieur. 


La description de la ville faite dans le dictionnaire universel de la France s’arrête là. Comme on a pu le voir, elle comporte une grosse partie concernant les institutions religieuses et royales. Les informations économiques sont peu nombreuses.


Il n’y a pas d’indication concernant l’auteur de l’article. 


Rappel:


L’enceinte de la ville du Mans est d'époque Gallo Romaine. Il en subsiste de beaux vestiges.


Notes


  •  Évêché suffragant: Dans l'Église catholique, un suffragant est un évêque, diocésain ou non, qui dirige l'administration d'un diocèse sous la supervision de son archevêque. Le terme s'applique par extension au diocèse d'un évêque suffragant
  • Présidial: Tribunal d'appel des bailliages ordinaires, érigés en 1552 dans les bailliages les plus importants, et jugeant des affaires de modeste importance.
  • Bailliage:  Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, circonscription administrative et judiciaire de la France, placée sous l'autorité du bailli
  • Élection: Dans le royaume de France de l'Ancien Régime, on appelle pays d'élection ou élection une circonscription financière soumise à la juridiction d'officiers royaux appelés élus.
  • Grenier à sel: Les greniers à sel, créés en 1342, sont des entrepôts pour le sel de gabelle. Ils sont aussi des tribunaux pour juger les litiges sur la gabelle jusqu'à la valeur d'un minot (soit environ 52 litres). Les quantités supérieures sont du ressort des cours des aides.
  • Maîtrise particulière des ponts et chaussées: Une des subdivisions du corps des ponts et chaussées sous l’ancien régime
  • Maréchaussée: La Maréchaussée était un corps de soldats des armées françaises, initialement chargé de la police militaire et de la justice au Moyen Âge, puis élargi aux responsabilités civiles.
  • Juridiction consulaire: Juridiction d'Ancien Régime créée au XVIe siècle, formée de juges élus, qui sont tous des marchands choisis par leurs pairs, compétente en matière de commerce.
  • Étamine: L'étamine est un tissu lâche, fait de crin, de soie, de laine ou de fil d'autres matières, mince et souple, pouvant également être métallique.
  • Jurisconsulte:  "Jurisconsulte " désigne une personne ayant une grande maîtrise du droit et de la jurisprudence et prodiguant des conseils en la matière.  Il désigne toujours les professeurs, auteurs, et penseurs du droit. À la différence des juristes, les jurisconsultes sont des experts reconnus du droit. Ils sont souvent professeurs d'université, auteurs d'ouvrages de droit et conseillers des législateurs.


Sources

Dictionnaire universel de la France, de Robert DE HESSELN, volume 4, page 108

Wikipedia



Dans l'assiette des Lillois de la fin du 18e siècle

 Il est évident qu’à la fin du XVIIIe siècle on mangeait essentiellement local à Lille, comme partout ailleurs, en ce qui concerne les produits frais, les légumes, et autres denrées ne pouvant pas facilement être conservées. 


Dans le dictionnaire de Robert DE HESSELN, publié  à la fin du XVIII ème siècle, on trouve une partie concernant les aliments disponibles à Lille dans le chapitre concernant cette ville.


L’auteur de l’article est un officier en poste à Lille à cette époque


En voici un petit résumé


Les pauvres se nourrissent ordinairement de viandes de mauvaise qualité, dont du porc salé, ainsi que de poissons obtenus à bas prix, car peu frais.

A cela ils ajoutent pommes de terre, choux, haricots et autres légumes.


Les produits laitiers; beurre, lait, fromage,  sont bien évidement présents dans l’alimentation courante; ainsi que la soupe.


Notre auteur semble ne pas trop apprécier la nourriture commune, mais apprécie le pain qu’il dit être bon.

La boisson courante est la bière au début des repas suivis par du vin. 


Les Lillois boivent aussi une bière légère au travail, qu’ils qualifient de petite bière. Il faut dire que l’eau disponible, provenant des cours d’eau et des sources avoisinants est peu propice à la consommation. L’eau est en effet peu claire, trouble. Il en est de même des eaux de fontaines. Les habitants n’ont pas l’habitude de la filtrer par des fontaines sablées ou d’autres dispositifs comme cela se fait ailleurs dans le royaume


Le peuple a à sa disposition deux qualités de pain: Le pain bis et le pain parisien. L’auteur précise que ce dernier est moins bien fait qu’à Paris mais qu’il est bon, sans poids déterminé et qu’il est cher.


On trouve bien entendu d’autres viandes que le porc salé qui a été évoqué plus haut. Les boucheries proposent comme partout ailleurs bœuf, veau et volailles, mais à des prix similaires ou plus élevés que dans la capitale.


Grâce à la proximité des ports d’Ostende, de Calais et de Dunkerque, il est aisé de se procurer toute
conservation des harengs en caque, ici au  XIVe siècle
Wikipedia


sorte de poisson, dont cabillauds, merlans, soles, esturgeons et saumons, ainsi que limandes, morues, harengs frais et salés. 


On peut aussi se procurer moules, huîtres, écrevisses et autres crustacés. La mer n’est pas top éloignée, ce qui permet cet approvisionnement. 


Les poissons de rivières sont aussi au menu. Anguilles, carpes, brochets et autres proviennent des cours d’eau voisins, la Deule, la Lys, la Scarpe, etc. Mais l’auteur de l’article, qui les a goûté précise qu’ils ont goût de vase. Il ne semble guère les apprécier. 


La campagne alentour fournit du froment, du seigle, du colza et d’autres céréales et plantes oléagineuses, ainsi que du lin en abondance pour les industries textiles. Les fruits, dit il, sont abondants, mais d’une médiocre qualité en raison du climat.



La cuisine est une cuisine au beurre et au saindoux. L’huile est peu utilisée.

L’habitude est de cuire longtemps les viandes pour des raisons de salubrité. Il n’y a en effet, à l’époque, pas de moyen de conserver viandes et poissons autres que la salaison et la fumaison. Mais tout ne se sale pas et ne se fume pas. 


Partout dans le pays, la cuisine est faite au feu de bois, majoritairement au sol, et même si le les fourneaux apparaissent au cours du XVIIIème siècle, ils ne sont pas encore généralisés et ne se répandent que peu rapidement, chez les plus aisés. Les fours sont quand à eux rares et chers.


On cuisine donc au feu de bois, le plus souvent au sol ou dans la cheminée, le plus souvent de la soupe et des ragoûts. La cuisson est longue, la viande bouillie longtemps lorsqu’on peut en acheter. Si un morceau de viande parfume la soupe, il peut servir deux ou trois fois…


D’où les pots au feu,  poules au pot et autres carbonnade (attestée de manière sure au XIXe siècles, mais d’origine beaucoup plus ancienne selon certains auteurs)


On fait alors 3 repas chaque jour:


Le petit déjeuner le matin, à base de lait et de pain.

Le dîner à midi

Le souper le soir 


Quelques recettes:


Waterzoi

Welsh

Carbonade flamande


Et peut être tout aussi anciennes que les précédentes:


Coq à la bière

Flamishe


Source


Dictionnaire universel de la France, de Robert DE HESSELN, article Lille (1771) , en cinq volumes

On trouve le volume 5 sur Gallica, les autres sont disponibles sur google books


Guillaume Gouault et Elisabeth Vaidier

 Après quelques semaines d’interruption, dues au déménagement d’un de mes fils, auquel a succédé une panne d’ordinateur, je vous propose auj...