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Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement


Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi.

Introduction 


Je vous parle aujourd’hui du contrat de mariage passé entre Étienne Pierre GAUTIER et Armandine Désirée Pauline BOUTTIER.


Mais avant d’aller plus loin, il faut que je vous les présente.


Étienne et Armandine sont les parents de Marguerite GAUTIER, épouse de Paul Marc Marie LAFFEZ, mon arrière Grand Père. Ils portent les numéros Soza 18 et 19 (explication ici)

Étienne  GAUTIER est né le 27 septembre 1839 à Pontlieue, dans les faubourgs du Mans (Sarthe). Armandine BOUTTIER est native du Mans, où elle voit le jour le 28 juin 1842.

Ils se sont mariés au Mans le 25 septembre 1865. Ils habitaient alors tous les deux au Mans. 


Étienne décède le 15 juin 1908 au Mans. Armandine le rejoint le 8 août 1910. 


Le contrat


Pour leur mariage, Étienne et Armandine ont passé un contrat de mariage dans une étude de notaire du Mans, l’étude de Maître RAGUIDEAU et son collègue (ce dernier n’est pas nommé dans l’acte, mais il signe l’acte. Il s’agit de Maître GODEFROY.)


Le mariage étant prévu le 25 septembre 1865, le contrat est passé une semaine avant, le 18 septembre 1865.


Le régime retenu est la communauté réduite aux acquêts. Ainsi chacun reste propriétaire de ses biens propres apportés à la communauté lors du mariage, reste responsable de ses biens et de ses dettes. Il est d’ailleurs spécifié que chacun ne pourra faire supporter ses dettes à la communauté ou à son conjoint. 

Il est aussi précisé qu’à la dissolution de la communauté (qui peut subvenir par le décès d’un des conjoints ou par divorce), chacun des époux ou leurs héritiers récupéreront les biens apportés.


Les parties en présence sont:


Étienne Pierre GAUTIER, accompagné de son père, Étienne Pierre GAUTIER. 

Étienne a alors 25 ans, exerce la profession d’ouvrier corroyeur (voir plus loin). Il habite au Mans, 34 grande rue.


Son père est cultivateur. Il habite Pontlieue, au lieu dit du Pavillon, dans les faubourgs du Mans.


La mère d’Étienne, Jeanne LETOURNEAU est décédée (le 27 juin 1855)


Armandine Désirée Pauline BOUTTIER est accompagnée de ses parents. 

Armandine a 23 ans. Elle est ouvrière en robes et demeure ches ses parents, 34 rue des chanoines, au Mans. 

Son père, Alexis BOUTTIER est cordonnier, sa mère est Angélique Françoise CHASSEVENT.


L’apport à la communauté d’Étienne comporte classiquement ses effets personnels et habits, servant à son usage personnel. L’acte ne les énumère pas et ne les estime pas.


Il comporte aussi, et c’est là l’intérêt de ce document, le tiers indivis dont il est propriétaire, d’un

Situation des adresse des futurs mariés et de bordage

bordage (voir plus loin)  situé à Pontlieue, le bordage de la Chandrenne. Cette propriété lui provient de la succession de sa mère, Jeanne LETOURNEAU, et lui assure un revenu.

On apprend de plus qu’un inventaire après décès a été réalisé courant 1855, après le décès de Jeanne.


Enfin, Étienne informe sa future épouse d’une dette qu’il a envers son père. Cette dette concerne un tiers de la réparation du bordage d’un montant de 120 francs. Soit, selon mon interprétation, une dette de 40 francs.


Armandine, de son côté, apporte elle aussi sa garde robe ainsi qu’une somme de 200 francs en argent, le montant de ses économies.


Les parents d’Armandine dotent leur fille d’un montant en argent, effets et linge de maison pour un total de 550 francs. Ceci est fait par imputation sur la succession future de Madame BOUTTIER sa mère.(On se souviendra qu’elle dotera plus tard sa petite fille Marguerite, d’un montant de 165 francs lors de son mariage. Voir ici )


A la fin du contrat, le notaire précise qu’il a donné lecture aux futurs époux des articles 1391 et 1394 du code Napoléon (voir plus loin)


Enfin les futurs époux signent, ainsi qu’Angélique Chassevent. Par contre, Étienne GAUTIER père ne signe pas. 






Annexes


Article 1391


L’article 1391 du code Napoléon, dans sa version primitive (première édition de 1804) s’énonce ainsi: 


Ils peuvent cependant déclarer d’une manière générale qu’ils entendent se marier ou sous le régime de la communauté, ou sous le régime dotal.

Au premier cas, et sous le régime de la communauté, les droits des époux et de leurs héritiers seront réglés par les dispositions du chapitre II du présent titre.

Au deuxième cas, et sous le régime dotal, leurs droits seront réglés par les dispositions du chapitre III.



Cet article peut être éclairé par les articles précédents qui interdisent les mariages selon les anciennes coutumes locales.


Il a ensuite été complété et vous pouvez consulter cet article plus bas, avec les articles suivants et précédents. Cette version est celle de 1867, de deux ans postérieure au mariage. Il s’agit de la 7ème édition du code Napoléon, provenant de Gallica. Je n’ai pas trouvé la 6ème édition.


On voit cependant qu’entre ces deux éditions, l’esprit reste le même.


Article 1394


L’article 1394 est le suivant, dans sa version originale de 1804


Toutes conventions matrimoniales seront rédigées, avant le mariage, par acte devant notaire.



La version de 1867 est plus précise, notamment en ce qui concerne les obligations du notaire et la délivrance d’un certificat à présenter à l’officier d’état civil le jour de la cérémonie de mariage


Extrait du code Napoléon, 7e édition
1867
Gallica





Corroyeur


Un corroyeur travaillait le cuir, préalablement tanné, pour le rendre utilisable et le transformer en articles finis, courroies, ceintures, etc. Le corroyeur pouvait aussi avoir des compétences en tannerie.


Bordage


Un bordage, aussi appelé borderie,  est une exploitation agricole petite ou moyenne (moins de 10 à 15 ha). Dans l'ouest de la France, il existe deux sortes d'exploitations agricoles : les grandes sont les métairies (elles font 20 à 60 ha selon les régions), les petites qui font moins de 15 ha et souvent moins de 10 s'appellent closeries borderies, bordages ou encore borderages.


Le bordage est exploité par un bordager ou bordier. Il  est t locataire de l'exploitation.


Sources

Code Napoléon de 1804, première édition sur Wikisource

Code Napoléon, 7ème édition:               Gallica 

Contrat de mariage Gautier Bouttier:    Archives départementales de la Sarthe,  4E 21/461-850



Branche Roussel

Vue générale de Domfront en Poiraie
Domfront en Poiraie, vue générale.
Carte postale, collection personnelle

La branche Roussel est celle des ancêtres de mon Gran Père Paternel. Avec eux, nous allons voyager en Normandie, et plus particulièrement dans l'ouest de l'Orne. Je parlerai ici que des hommes Roussel, de leurs épouses et j'évoquerai leurs enfants. Cependant, il n'est pas possibles de présenter les ascendants de leurs épouses dans un court article. Nous les rencontrerons plus tard, à d'autres occasions. Sachez cependant que tous les membres de cette branche résidaient dans un territoire restreint, autour de Domfront en Poiraie.


Je tiens à remercie Alain Roussel, notre cousin, qui m'a transmis ses recherches, avec leurs références.


Le plus simple est d remonter le temps  


  Mon Grand Père (soza 6), Papi Maurice, Gaston Eugène Maurice ROUSSEL pour l'état civil, est né au Mans en 1907, le 21 avril.

Son épouse, Jeanne Henriette Charlotte ROUSSEAU est elle aussi née au Mans, le 8 mai 1914.
Ils se sont mariés dans cette même ville le 23 juin 1934.

De cette union sont nés 6 enfants, dont ma Maman.

Si je n'ai pas connu ma Grand Mère, décédée le 5 mars 1964, soit le jour de mon premier anniversaire, j'ai par contre des souvenirs de mon Grand Père que je raconterai dans un futur article.

Bien qu'ayant été exempté de service militaire en raison de sa constitution, mon Grand Père a participé à la seconde guerre mondiale dans une batterie de DCA.
Il a travaillé aux Mutuelles du Mans assurances, employé puis chef de service.

Il est décédé le 29 août 1983 à Jard sur mer (Vendée)



Il était le fils d'Alexis Auguste ROUSSEL (Soza 12) et Maria Virginie GOUAULT, qui se sont mariés à Domfront le 09/09/1902.


C'est Alexis et Virginie qui ont quitté leur petit coin de campagne pour "monter à la ville', le Mans en l'occurrence. 


Alexis est né le 28 mars 1872 à Lucé, petit village de l'Orne, qui comptait 590 habitants au recensement de 1865, une centaine au tournant des 20e et 21 siècles. 


 

Né à Lucé, dans l'Orne, il participe à la première guerre mondiale.


Alexis a exercé plusieurs métiers, dont domestique (Lucé, 1902) , livreur(recensements), employé de commerce (1907, Le Mans) , agent de la ville du Mans (1934). Un article plus détaillé lui est consacré ici


Son épouse, Maria Virginie GOUAULT , est né à Torchamps (Orne) le 07/10/1880. Elle est décédé au Mans le 23/09/1954


Alexis et Maria ont eu 5 enfants:


  • André Léonce Félix
  • Gaston Eugène Maurice
  • Claude Jean Robert
  • Michel René Marc
  • Jean Georges Marie


Les frères Roussel



Les parents d'Alexis étaient:

ROUSSEL Patrice Alexandre (Soza 24) et Marie Victoire LENORMAND


Patrice est né à Lucé, dans l'Orne, le 20 mai 1832. 

Marie quand à elle est née à la Haute Chapelle, non loin de Lucé, le 12 février 1841.

Comme souvent par le passé, le couple s'est marié au lieu de résidence de l'épouse, c'est à dire la Haute Chapelle, le 12 juin 1864.

Patrice est décédé à Tanques (toujours dans l'Orne) le 15 juin 1902, mais son épouse a suivi ses enfants au Mans, ou elle a quitté ce monde le 7 septembre 1924. Elle avait alors 83 ans.

De cette union sont nés 7 enfants:


  • Marie Victorine Honorine
  • Victorine Modeste Françoise
  • Léonie Alexandrine
  • Alexandre Hyppolite
  • Alexis Auguste, dont il a été question ci-dessus
  • Léon Jules
  • Philomène Modeste


Les parents de Patrice Alexandre sont:

Pierre François ROUSSEL, qui es né à Lucé le 11 juillet 1796, et Marie CILLERE, née à Saint Front, petite paroisse aujourd'hui absorbée par Domfront dont elle est devenue un quartier.

Le mariage a été célébré à Saint Front le 27 juin 1816.

Pierre est décédé le 18 mars 1866. Marie, quand a elle est décédée le 13 septembre 1837, toujours à Lucé.


Ils étaient cultivateurs et ont eu 8 enfants:


  • Pierre François
  • François, qui est le Grand Père d'Alexis Léon, tué au combat lors de la première guerre mondiale. J'avais donné quelques informations à ce sujet l'an passé, que vous pouvez lire ici
  • Marie Victoire
  • Jean Baptiste
  • Pierre Honoré
  • Anne Félicité
  • Françoise Marie
  • Patrice Alexandre



Les parents de Patrice Alexandre étaient François (Soza 96) et Marguerite LEROY

François était lui aussi de Lucé (07/03/1758 - 27/08/1828), tout comme Marguerite (11/08/1768 - 22/11/1849)

Ils se sont mariés le 27 avril 1784, toujours à Lucé. 


Les parents de François étaient Pierre et Marie Louise MAUGER.

Marie Louise elle aussi était de Lucé (19/12/1710 - 24/03/1799) alors que Pierre est natif d'Avrilly (Orne) où il a vu le jour le 19/12/1710. Il est par contre décédé à Lucé, où il avait suivi son épouse, le 18 septembre 1786.

Le mariage a eu lieu à Lucé, le 16/02/1740


François et Marie sont nés tout deux juste après l'année terrible de 1709, et de son hiver dont on reparlera dans un article que vous pourrez lire dans quelques jours.


Le père  de Pierre s'appelait lui aussi Pierre. Il est décédé à Lucé (21/08/1739) . Il était l'époux de Julienne LOUET, elle aussi décédée à Lucé (11/02/1745)


Enfin, les parents de Pierre étaient Noel (décédé à Lucé le 05/10/1689) et Jeanne DAUVERNE (décédée à Lucé le 05/10/1680)

Ils s'étaient marié le 25/05/1660 à Lucé.

Veuf, Noel s'est remarié le 28/11/1680 à Lucé avec Guillemine HAMARD



ROUSSEL est un nom fréquent, et j'ai trouvé plusieurs familles dans la région de Lucé, Domfront, Saint Front. Cela fera l'objet d'un article futur




Le Mans



 Le Mans est le chef lieu de la Sarthe, mondialement connue pour sa célèbre course automobile, et ses rillettes, entre autres. C'est aussi et surtout, de mon point de vue, le lieu de croisement de mes lignées familiales. Je ne présenterai pas ici l'histoire de la ville, d'autres l'ont déjà fait, et mieux que je ne saurais le faire. Il en est de même de sa géographie. Juste quelques mots sur mes lignées familiales au Mans et quelques photos et cartes postales de ma collection personnelle. 

Point de rencontre


Mon arrière arrière grand père, Théodore Jules LAFFEZ, né à Lille en 1852, s'est marié à Vannes à la fin de son service militaire. Puis à la fin du siècle il est venu s'établir au Mans, où il a travaillé pour l'armée comme peintre en bâtiment. Son épouse et ses enfants l'ont évidement suivi, ainsi que d'autres membres de sa belle famille. 

Il faut dire que Le Mans est aussi un important nœud ferroviaire et une gare de triage importante. Ceci a attiré du monde. Preuve de son importance, elle fût la cible de bombardements intensifs pendant la  deuxième guerre mondiale.  

Le fils de Théodore, Paul, mon arrière grand père, s'et marié au Mans avec Marguerite GAUTIER, qui bien que née à Paris, est bien d'origine Sarthoise, son père Etienne étant né à Pontlieue, commune jouxtant Le Mans, et sa mère Armandine BOUTTIER au Mans, de famille sarthoise aussi.

Paul est ensuite allé s'établir à Parigné l'Evêque, à douze kilomètres du Mans, où sont nés mon grand père puis mon père. Ma grand mère, elle, est native de Challes, commune limitrophe de Parigné l'Evêque

De l'autre côté, Alexis Auguste ROUSSEL et son épouse Maria Virginie GOUAULT, tous deux , et pour six ans, originaires de l'Orne (Région de Domfront) se sont établis aussi au Mans où est né mon Grand Père "Papi Maurice" (Gaston Eugène Maurice ROUSSEL), attirés probablement par de meilleures conditions de travail De même Louis Henri Denis ROUSSEAU, qui est venu s'installer au Mans alors qu'il était employé aux chemins de fer. Il épousa Marie Joséphine Esther BLEU, dont un des sœurs (Geneviève Ambroisine) s'est elle aussi mariée à un employé des chemins de fer (Ernest Auguste Léon FREY). C'est avec une de leurs filles, Jeanne Marguerite, que s'est marié Maurice, donnant naissance à ma Maman



Le Mans et moi


Un de mes frères et moi sommes nés au Mans. Mais nous n'y avons pas vécu. Nos parents habitaient Parigné l'Evêque à cette époque, puis déménagèrent pour s'installer à Orbec en Auge après un cours passage à Caen.


Le défilé d'ouverture des 24h du Mans,
derrière la musique de l'EMPT, dont j'ai fait partie

Mais l'histoire avec le Mans ne s'arrête pas là. En effet, j'y suis revenu en 1978, et pour six ans, enfant de troupe à l'Ecole Militaire Préparatoire Technique (EMPT) devenu en cours de route Lycée Militaire, avec l'optique de passer le concours de l'école de l'air afin de devenir pilote. Ce qui ne s'est pas fait en raison de ma myopie, qui s'est révélée à mi parcourt. Ceci est une autre histoire.



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Petite balade en cartes postales

Les 24 heures et le circuit de la Sarthe



















Ville de garnison


Caserne du 117e régiment d'infanterie

Le quartier Paixhans, caserne de l'EMPT


La ville













Revenez de temps en temps....

Photos: personnelles
Cartes postales: collection personnelle

Alexis Auguste ROUSSEL

 

Alexis Auguste ROUSSEL est un de mes Arrières Grand Pères (Soza 12). Né le 28 mars 1872, au village de Cheviers, à Lucé (Orne)  où ses ancêtres sont installés depuis quatre générations. Il exerça plusieurs métiers, participa à la guerre 1914-1918, malgré son âge (42 ans à l'ouverture des hostilités), et finit par s'établir au Mans, où naquit mon Grand Père, Papi Maurice, Gaston Eugène Maurice pour l'état civil.


Cheviers se trouve au nord du bourg de Lucé.
Extrait de la carte d'Etat Major de 1866
Son Père, Patrice Alexandre, est agriculteur à Lucé. Marié à Victoire LENORMAND  à la Haute Chapelle, dans l'Orne, le 7 juin 1864) En 1872, ils demeurent à Cheviers, un des hameaux de Lucé, et ont déjà eu au moins deux filles, Victorine Modeste Françoise, née en 1867 et Léonie Alexandrine, née en 1868.                                                                        Alexis aura ensuite au moins un frère, Léon Jules, né en 1877 et une sœur, Philomène Modeste, en 1878.

Service militaire


Alexis Auguste est de la classe 1892.  Il est jugé apte au service militaire et arrive au 29ème bataillon de chasseurs à pieds le 16 novembre 1893. Ce bataillon, qui vient de participer à la campagne de Tunisie, de 1881 à 1889, est alors en garnison à Vincennes, et est gardien du drapeau des bataillons de chasseurs. Alexis y reste jusqu'au 1er novembre de l'année suivante, où il est mis en congés, après une année de service,  en vertu de l'article 21, qui énumère les cas d'exemption partielle du service militaire de trois ans  qui dans ces cas est amené à un an. Je ne sais pas, à l'heure actuelle, la cause de l'exemption dont a bénéficié Alexis. Il demeurait à Saint Gilles des Marais lorsqu'il est passé devant le conseil de révision. Peut être faudrait il chercher dans les archives de cette commune un dossier de demande d'exemption, comme précisé dans le texte de loi.

Il accomplit toutefois deux périodes d'exercices en 1899 et 1902, la première au 29ème, la seconde au 26ème bataillon de chasseurs à pieds, et passe à la territoriale en 1906.
Il effectue une troisième période en 1908 dans le 32ème régiment territorial d'infanterie.


Extrait du Journal Officiel de la République Française
du 8 novembre 1890 


Première guerre mondiale


Alexis Auguste ROUSSEL.
L'uniforme est celui du 26èmeRTI.
La photo a donc été prise entre
novembre 1914 et janvier 1917
Alexis a 42 ans lorsque le conflit éclate. Il est mobilisé en novembre 1914 et rejoint le 26ème régiment territorial d'infanterie puis la 3ème section de commis en janvier 1917. Il a alors 45 ans. Il est démobilisé en janvier 1919 et est libéré de toute obligation vis à vis du service militaire en octobre 1919.  Je reviendrai sur cette période de guerre dans un article futur




Famille, domiciles et emplois


Alexis est né à Lucé, près de Domfront, dans l'Orne. A 20 ans il est domestique et réside à Passais la Conception, toujours dans le canton de Domfront (fiche matricule)

Puis il réside à Saint Georges de Rouelley, dans la Manche (qui se trouve à environ 11 km de Passais la conception) en 1895.
Domfront, vue générale

On le retrouve ensuite à Domfront  en 1896 puis à Verneuil sur Avre en février 1903 et finalement    au Mans à partir de juin 1903.

Tour à tour, Alexis a été domestique, employé de commerce, livreur pour finalement être employé par la ville du Mans, comme auxiliaire, exerçant la fonction de cantonnier.

Maria GOUAULT
(confirmé)
Alexis s'est marié à Domfront le 9 septembre 1902 avec Maria Virginie GOUAULT, qui lui donne cinq

enfants:

  • André Léonce Félix, né le 12 juin 1904 au Mans, décédé le 7 avril 1998, à Saint Jean du Bois
  • Gaston Eugène Maurice, appelé usuellement Maurice, mon Grand Père, né au Mans le 21 avril 1907, décédé à Jars sur mer le 29 août 1983, et dont je parlerai dans un article à venir
  • Claude Jean Robert, né au Mans le 24 janvier 1910 et décédé le 24 décembre 1991, toujours au Mans
  • Michel René Marc, né au Mans le 5 décembre1919, et décédé dans cette même ville le 10 avril 1973








Remerciement:

A Madame Véronique COUTABLE, des archives de la ville du Mans, pour son aide précieuse
A Alain ROUSSEL, cousin de ma Maman, qui m'a fourni les photos présentées ici ainsi que d'autres précieuses informations

Sources:

Photos d'Alexis et Maria: Alain ROUSSEL
Carte postale: collection personnelle
Carte d'Etat Major: IGN Geoportail, remonter le temps
Actes d'Etat Civil: Archives départementales de l'Orne, Archives départementales de la Sarthe, Archives de la ville du Mans
Journal officiel: Gallica







Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...