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Deleporte Stéphanie

Stéphanie DELEPORTE est l'épouse d'Auguste Joseph LAFFEZ, frère d'Alexandre dont j'ai parlé dans les deux précédents articles. Née le 30 juin 1808 elle est la fille de Joachim DELEPORTE, un fileur de coton,  et de Marie LAURENT, un couple sur lequel je n'ai pas encore fait de recherche.


Éventail en dentelle de Lille
Stéphanie, pour sa part, est dentellière, comme de nombreuses femmes de Lille, métier qu'elle a probablement appris en travaillant avec sa mère.

Elle se marie le 19 octobre 1831 avec Auguste Joseph LAFFEZ. Elle a 23 ans. Lui en a 20. Elle lui donnera cinq enfants:

  • Henri Auguste en septembre 1832
  • Victor Lucien en octobre 1834
  • Achille Denis en février 1838
  • Sophie Hermance, en mai 1840, qui décédera malheureusement prématurément, 10 mois plus tard
  • Edouard Jules Joseph, en 1843, qui deviendra religieux
  • Alfred Alphonse en avril 1847


Chemisette en dentelle de Lille
Musée de la mode d'Anvers
Et cela tout en continuant à travailler, peut être bien à la maison, payée à la tâche, comme cela se faisait couramment.

Il est rare de trouver des informations concernant la vie de nos aïeules. Nous ne pouvons finalement guère faire plus qu'imaginer leur vie en se basant sur des informations plus générale. J'ai parlé du métier de dentellière dans un article précédent. Les deux illustrations présentées ici montrent des ouvrages en dentelle de Lille. C'est le genre de chose que pouvait fabriquer Stéphanie. Et comme à l'époque, il n'y avait pas de pension de retraire, elle a probablement travaillé à ces ouvrages jusqu'à la fin, si elle en avait la capacité. 

Stéphanie est décédée le 2 août 1887 à l'âge de 79 ans. Elle a pu connaitre plusieurs de ses petits enfants, mais n'a peut être pas rencontré les enfants de son fils Théodore, parti, et marié en Bretagne 



Dentellières



La dentellière de Caspar Netscher, 1662
Musée du Louvre
La dentelle est apparue à la renaissance, d'abord en Italie (Venise) , puis en Flandre, dès lors qu'on a voulu ajouter des bordures décoratives aux vêtements. Puis elle s'est répandue dans toute l'Europe et le Nouveau Monde.   Colbert créa des manufactures royales et interdit l'importation de dentelle en 1665. On estime à 20 000 les dentellière de Normandie au XVIIIème siècle, 40 000 celle du Nord Pas de Calais, 100 000 celles du Puy. Les nobles, le clergé utilisent abondamment la dentelle, portée à l'époque par les hommes.
Le XIXème siècle est celui de la mécanisation, et voit le déclin de la dentelle à la main. De plus, Napoléon réserve son utilisation à la gent féminine.

Il y a dans mon ascendance deux  "dintelières" (dentelières), toute deux du Nord. 

La plus ancienne, Marie Anne Joseph GONCE, est native de Roncq où elle voit le jour vers1752. Elle est l'épouse de Jacque Joseph LAFFEZ (Soza 256, 9ème génération à partir de moi), et la mère de Josse Alexandre Joseph (Soza 128), Adrien Joseph et Louis Joseph. 

Le fils de Josse, Alexandre Joseph (Soza 64)  a eu pour épouse Stéphanie DELEPORTE, née le 30 août
La dentellière  deVermeer, vers 1696
Musée du Louvre 

1808 à Lille, qui fut elle aussi dentellière. 


Il est difficile de savoir quelles étaient les conditions de travail de ces femmes. Elles travaillaient très probablement pour un patron.
Il y avait plusieurs possibilités:

  • Le travail dans un atelier, pour un commerçant, un artisan, ou tout autre patron privé
  • Le travail dans une manufacture royale
  • Ou encore le travail à domicile, pour un patron.

Il était aussi courant que les mères enseignent leur savoir faire à leurs filles.

Les deux vidéos suivantes permettent de se rendre compte de la dextérité nécessaire pour l'accomplissement de ces travaux.
Elles présentent des dentellières de Bruges. Le premier film date de 1929, le second est contemporain.




Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...