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Parigne l'évêque

Promenons nous dans les rues de cette ville de la Sarthe ou mon Père et mon Grand Père sont nés. A une époque qui n'est plus, tellement elle a changé.
Nous y avons passé nos vacances assez souvent, à Noël comme en été. Avec des souvenirs de repas de Noël d'une autre époque, de longues promenades dans les forêts de sapins avoisinantes où nous avons aussi appris à faire du vélo, et bien d'autres choses encore. Bien entendu, les vues proposées sur les cartes anciennes sont du début du 20e siècle, alors que mes souvenirs sont des années 60 et 70


Une noce passe devant la gendarmerie


Le familistère


La route du Mans


Rue de la fontaine


L'église et le presbytère


La Grande rue, où habitat Paul Marc Marie LAFFEZ

   
















La lanterne des morts, au cœur du cimetière



Sur un arbre perché

 Une petite anecdote aujourd'hui, qui m'a été racontée par mon père et concerne son père.

Mon Grand Père, Paternel, Gabriel, né en 1910, avait un frère jumeau, et de ce qui m'a été raconté par ma Grand Mère Mamie Blanche, quand ils étaient jeunes, ils profitaient de leur ressemblance pour se faire passer l'un pour l'autre et faire ainsi des blagues à pas mal de gens. On m'en a racontées, que je n'ai pas notées, ce qui est idiot de ma part, car ces faits de vie sont perdus à jamais. On devrait toujours écrire ou au moins enregistrer ces petites anecdotes.

Cependant, j'ai aussi enregistré ce que mon Père m'a raconté, et je livre ici un de ces hauts faits d'armes de Gabriel mon Grand Père et Paul son frère jumeau.

Il y avait une boutique située sur la place de l'église de Parigné l'Evêque (Sarthe) qui recevait chaque jour une livraison de pain. La livraison était faite à l'aide d'une cariole tirée par un âne, dans le style de ce que l'on peut voir sur la carte postale ci-contre, qui est une vue de la place de l'église de Parigné. On ne le voit pas sur cette carte, mais le lieu est en pente, assez prononcée d'ailleurs.


Mon Grand Père et son frère eurent un jour  l'idée malicieuse de piquer l'âne  avec une aiguille ou un autre objet piquant, alors que l'attelage venait de stopper pour décharger sa cargaison. Ceci emballa illico le bourricot qui partit au galop dans la rue longeant la place de l'église, semant au passage sa cargaison comme le petit poucet semait ses petits cailloux.


Alertée, la Mère des deux garnements, Marguerite Augustine GAUTIER (Soza 9) se mit à la recherche de ses fils pour les corriger. C'était une petite femme (1m51 indiqué sur sa carte d'identité de 1941) qui ne s'en laissait pas compter Mais les deux compères, plus rapides, se réfugièrent dans un arbre où ils passèrent le restant de la journée pour éviter le courroux maternel ! 

L'histoire ne dit pas comment se termina la journée pour les deux compères.


Gabriel (à droite)  et Paul  LAFFEZ



Le café du midi: souvenirs.

Le Café du Midi, à Parigné l'Evêque, c'était le café de mes Grands Parents. Comme nous n'habitions pas la même ville, les souvenirs qui m'en reste sont des souvenirs de vacances essentiellement, et ce qui m'en a été raconté. 


Mes Grands Parents ont acheté cet établissement en 1945. Mon père qui avait alors 6 ans, se souvient de l'ancien propriétaire, qui avait une jambe de bois, blessure de guerre ou séquelle de diabète, et du déménagement, qui avait été fait avec une charrette à foin tirée par des chevaux. Comme l'ancien domicile se situait dans le bas de Parigné, et qu'il y a une pente assez raide, il avait été du dernier voyage, "perché" sur la dernière cargaison.  Il s'agissait d'un café bal, selon la terminologie de l'époque (Voir l'autorisation accordée ci-contre, datée du 29 octobre 1945. )
L'établissement possédait en effet une grande salle de bal sur l'arrière, dont on peut entrapercevoir la porte sur la gauche de la photo, derrière la deux chevaux (ci dessous). Cette salle assez grande était équipée d'une piste de danse en parquet, surplombée de deux rangées de tables et bancs ainsi qu'une estrade sur la gauche pour un orchestre. 

Le parquet, m'a raconté mon Père, n'était jamais ciré. Il suffisait, après l'avoir bien évidement lavé, de jeter des gouttes de paraffine sur sol un peu partout pour que les premiers danseurs, lorsqu'il y avait bal ou noce, l'étalent partout et en fassent un miroir extrêmement glissant. Ce que je confirme pour avoir fait de nombreuses glissades sur ce parquet étant gamin, sans d'ailleurs savoir à l'époque pourquoi le sol était si glissant !

Il m'est arrivé de donner un coup de main au service du bar ou de la partie tabac (il y a prescription 😉), et avoir "subit" de gentilles taquineries de la part de certains clients, des amis de la famille, du style:

- ça fait un vingt , en annonçant le prix d'une consommation à un client (M. Boussinet je crois), sous entendant 1 franc vingt

Le café du midi, un jour de mariage

Et la réponse concerne alors un vin, sous entendant un verre de vin (mais je ne me souviens pas de l'exacte réplique. Je ne devais avoir que 12 ou 13 ans)

D'autres souvenirs reviennent, souvenirs d'une autre époque, où par exemple une vielle femme,  la mère Trottin, qui apportait ses fromages de chèvres frais à domicile, des cavalcades dans la salle de bal qui servait finalement de salle de jeux lorsque nous étions là, de certains noëls où nous étions nombreux, et où nous faisions un énorme repas à l'ancienne dans la salle de café transformée pour l'occasion en salle à manger XXL. Mamie Blanche s'tait remariée après le décès de mon Grand Père, et M. LEON, lui aussi veuf, était chasseur. Le repas de Noël comportait donc un gibier, un poisson, etc. 

Sur la photo suivante, mes Grand Parents, Gabriel et Blanche LAFFEZ, sont derrière leur comptoir. C'était un petit comptoir, à l'ancienne pourrait-on dire. Le café était lui aussi fait à l'ancienne, sans percolateur il me semble.


Puis il y a eu un jour une modernisation. Mais mon Grand Père ne l'a pas vu. Il est décédé avant.
Un comptoir en zinc, neuf et moderne a été installé, avec un percolateur. Le mobilier de la salle de café a été remplacé, l'étagère a tabac, qui était à l'origine une vitrine encuivre de belle facture (Elle se trouve maintenant chez un de mes frères) a elle aussi été remplacée pas des étagères plus vastes. 



Mamie Blanche au travail. 

Et puis le dimanche, il y avait le tiercé. La grand messe hebdomadaire drainant plus de monde que l'église. J'en parlerai dans un article à venir (dans quelques jours) 

Bien sur, il y aurait encore des dizaines ou des centaines de pages à écrire. Et donc je complèterai cet article dans l'avenir





Domestiques

 

Le terme  domestique peut recouvrir plusieurs réalités lorsqu'on le rencontre en généalogie.

En effet, serviteurs, servantes, bonnes, lingères, cuisinières, chauffeurs et autres jardiniers pourront être qualifiés de domestiques (si leur véritable profession n'est pas indiquée). Mais ces personnes travaillant à la maison, ou pour le service de la maison, ne sont pas les seuls. En effets, les aides agricoles, les valets de ferme et autres saisonniers seront aussi qualifiés de domestiques, sans oublier la bonne du curé ou l'homme à tout faire d'un monastère. 

A la limite, on ne peut pas savoir si le domestique rencontré entre dans l'une ou l'autre des catégories.


Le terme est donc vague et ne permet pas de savoir quel était le réel métier de la  personne considérée. Il en est d'ailleurs de même pour d'autres personnes qui sont dit propriétaires dans les actes, ou encore journaliers.


Alexis Auguste ROUSSEL, Grand Père de ma Maman, était domestique au moment de son mariage, à Domfront en Poiraie (Orne) en 1902. 


Acte de mariage d'Alexis Roussel et Maria Gouault

Acte de mariage d'Alexis Roussel et Maria Gouault (suite)



La rue Montgomery à Domfront
Nous sommes ici en ville et nul doute qu'Alexis travaillait chez quelqu'un. Mais que faisait-il ? Et l'adresse donnée ( rue Montgomery, sans numéro) était elle celle de son patron qui l'aurait alors hébergé ou la sienne ? Je ne peux répondre pour le moment.
Lorsque son fils ainé vient au monde deux ans après, Alexis a quitté cette condition. Il est alors employé de commerce au Mans.






Un autre exemple concerne René Marais (Soza 94), qui est dit domestique lors de son mariage. Ici il n'y a pas d'évidence. En effet, René Marais habite un hameau de Parigné l'Evêque, les Blinières, à environ 1,2 km de l'église (à vol d'oiseau). Nous sommes là en milieu rural et on peu légitimement se poser la question. Était-il domestique de ferme ou dans une maison ? Je n'ai pas la réponse.


Ci-dessous l'acte de mariage de René Marais






Carte de Cassini. Entouré en rouge:
Les Blinières








Références


AD 61, Domfront, 3NUMECEC145/3E2_145_59 Mariage d'Alexis Roussel et Maria Gouault, le 9 septembre 1902


AD 72, Parigné l'Evêque, 5Mi 246_15-16 vues 402 et 403, mariage de René Marais et Marie Besnard, 26 juillet 1815

Cartes: IGN et Google Maps

Apprentissage

 Apprentissage


Le recensement de 1936 à Parigné l'Evêque m'a donné l'idée de ce petit article sans prétention.

On y découvre la composition du foyer de Marguerite Augustine GAUTIER, mon Arrière Grand Mère, veuve de Paul Marc Marie LAFFEZ, et de ce fait chef de famille:



Des trois enfants de Paul et Marguerite, seul Gabriel réside encore là. René, militaire, et Paul électricien, ont fondé leurs familles et ne résident plus à Parigné l'Evêque.

Gabriel, quand à lui, a repris l'affaire paternelle. Mais on constate aussi qu'il n'est pas seul, car un apprenti, Pierre Paul BIGON, est logé dans la famille.


Une recherche rapide aux archives de Paris informe que Pierre BIGNON est né dans le 15e arrondissement, le 23 avril 1921, de Marie Louise Prospérine BIGNON, femme célibataire, qui le reconnait le 27 du même mois, dès qu'elle peut se rendre à la mairie.


En 1936, Paul BIGNON doit bénéficier d'un contrat d'apprentissage en bonne et due forme,  différent certes de ce qui se fait de nos jours, mais semblable en ce sens qu'une certaine protection est accordée à l'apprenti. On voit d'ailleurs ici qu'il est hébergé chez son employeur.

Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Gabriel a lui même appris son métier de peintre en bâtiment et vitrier auprès de son père qui l'avait appris lui même auprès de son propre père, et ainsi de suite. Gabriel était le cinquième peintre, de père en fils. Nous verrons d'ailleurs dans un autre article qu'ils étaient plus nombreux que cela à exercer cette profession.


Le mode de transmission du savoir des artisans, et des paysans, tout comme celui des hommes d'arme, a été l'apprentissage. Celui qui savait, le maitre, le père, le chef, montrait ce qu'il fallait faire, et l'élève, le fils, l'apprenti, répétait le geste jusqu'à le maitriser.

Pour les artisans, cela a longtemps été une histoire de corporation et finalement de famille. Jusqu'à la révolution, l'enfant entrait comme apprenti chez un maitre, devenait compagnon pour finalement aboutir à la maitrise. Le corporatisme d'ancien régime fermait bien souvent la porte aux élèves de l'extérieur pour ne les ouvrir qu'aux enfants des membres de la corporation.

La révolution, par un décret de mars 1791, a aboli les maitrises et les jurandes (voir plus bas) , ouvrant les portes des métiers à qui voudrait les apprendre.. Toute une série de lois, textes et décrets, entre 1791 et 1919, 87 en tout, puis d'autres depuis, ont abouti à l'apprentissage moderne, qui permet à tout un chacun, s'il le désire et en a les capacités, à se former au métier qui lui convient.

Cela a donc permis de sortir des corporations. Notre ancêtre Auguste Joseph LAFFEZ a pu ainsi apprendre un métier différent de ceux qu'exerçaient ses pères et grand pères, et l'a transmis à sa descendance. Nous verrons cela dans un article à venir.




Sources:

AD 72 Recensement Parigné l'Evêque 1936: MI0003401936 vue 268(2 Mi 289 _ 55)

L'apprentissage en France au XIXe siècle, rupture ou continuité, par Yves LEQUIN

(Editeur: Persée - Portail des revues scientifiques en SHS)


Jurandes: Sous l'Ancien Régime, on appelait jurande un corps de métier constitué par le serment mutuel que se prêtaient, chaque année dans la plupart des cas, les maîtres : serment d'observer les règlements, mais aussi serment de solidarité et de morale professionnelle (Wikipédia)

Paul Marc Marie LAFFEZ


 

Paul Marc Marie LAFFEZ est mon Arrière Grand Père (Soza 8)

Enfance

Paul LAFFEZ, Paul Marc Marie pour l'état civil, est né le 20 décembre 1880 à Vannes (Morbihan, France), fils de Théodore Jules et de Marie Yvonne ROBINARD, dont je parlerai dans un prochain article.

Il a trois ans lorsque nait Félix Marie Théodore, qui fera lui aussi l'objet d'un prochain article, et huit lorsque Théodore Eugène vient au monde, le 22 mars 1889. Mais celui-ci décède quelques semaines  plus tard, le 12 mai de la même année. 
Cette année funeste aurait pu être suivie d'une autre encore pire, tant pour les parents de Paul que pour nous  tous, ses descendants. En effet, comme tout enfant de son âge, Paul aime à jouer dehors. C'est encore plus vrai à cette époque que maintenant où tant de distractions devant les écrans occupent nos enfants. Mais à l'époque, pas de télé, pas de jeu vidéo, et peu de livres sans doute. Et donc Paul joue dehors, probablement fréquemment, avec ses copains. 




Le journal de Ploërmel du 21 décembre 1890, disponible aux archives départementales du Morbihan (en ligne) relate en effet que Paul s'amusait à faire des glissades sur l'étang du Duc lorsque la glace a cédé. Paul fut englouti en une ou deux secondes et ne dû son salut qu'aux cris d'alerte de ses petits copains d'une part, et au courage d'un jeune homme, nommé LOHE, âgé de dix huit ans, qui n'a pas hésité à plonger et a pu le récupérer. Tout deux ont alors fait un séjour à l'hôpital, mais sans conséquences.  D'autres journaux ont relaté cet évènement, mais avec moins de détails.





Paul ne semble pas avoir été trop perturbé par cet incident qui aurait pu lui coûter la vie (et les nôtres, ses descendants, par la même occasion). On parle à nouveau de lui deux années plus tard, lors des remises de prix des écoles publiques de Vannes. 

Certes, Paul n'était pas le premier dans telle ou telle matière. Mais il est tout de même nommé sept fois en août 1892 (Avenir du Morbihan du 05/08/1892)








 


Service Militaire



L'enfance ne dure qu'un temps. Paul est de la classe 1900, et est bon pour le service. 

Au début de l'année 1900, son Père, Théodore obtient un emploi de peintre à l'école d'artillerie du 4ème corps d'armée. Cet établissement est situé au Mans (Sarthe) et toute la famille déménage. C'est donc au Mans que Paul passe entre les mains du conseil de révision. Sa fiche matricule porte le numéro 1438. Elle nous apprend qu'il mesure 1m74 et a les yeux bleus.

Du 16 novembre 1901 au 1er mai 1902, il est au 102ème régiment d'infanterie, puis il passe au 5ème régiment d'infanterie où il reste jusqu'au 18 septembre 1904. 
Pour entretenir l'instruction militaire, les hommes effectuaient à l'époque des périodes d'exercice. Paul les accomplit du 6 mai au 2 juin 1907 puis du 8 au 24 mai 1911, au 117ème régiment d'infanterie. Avec ces deux périodes, le service militaire de Paul a duré près de trois ans. 





Mariage


Paul se marie au Mans le 19 mai 1905. Son épouse, Marguerite Augustine GAUTIER est couturière. Née à Paris le 1er janvier 1881, elle est cependant sarthoise. Ses parents sont en effet manceaux, et habitent au Mans lors de son mariage. 

Le mariage donne lieu à un contrat, passé devant Maître NIVERT, notaire au Mans, le 4 février 1905. Sans entrer dans les détails de ce contrat dont je reparlerai une autre fois, retenons que la Grand Mère de Marguerite, Angélique CHASSEVENT la dote en mobilier pour une valeur de 165 francs de l'époque (selon l'INSEE, en tenant compte de l'érosion monétaire, de l'inflation, du passage au nouveau franc, le pouvoir d'achat conféré par ces 165 francs est équivalent à celui que confèreraient 65 859 euros. Suivre ce lien) , ainsi que d'une somme de 300 francs (119 744 euros) payable dans les 6 mois suivant son décès, ne portant pas intérêts jusqu'à cette époque (Elle était née en 1819, et a donc 90 ans au moment du contrat)

Paul apporte au mariage ses effets personnels, Marguerite, ses effets personnels et son livret de caisse d'épargne (48,70 francs ou 19 348 euros) , et la communauté sera réduite aux acquets. La mention dans le contrat d'un commerce éventuel dont le sort est réglé d'avance en cas de dissolution du mariage indique que le couple pensait probablement déjà à une installation en tant qu'artisan indépendant, alors que Paul était à cette époque ouvrier peintre (voir l'autorisation de mariage accordée par ses parents à Marguerite)

De cette union vont naitre trois enfants. René Paul Anatole est né le 11 mars1906 au Mans, alors que ses deux jeunes frères, Paul Lucien, et Gabriel George, mon Grand Père, sont nés à Parigné l'Evêque, le 24 septembre 1910. Paul et Marguerite ont en effet déménagé en 1908 (inscription sur la fiche matricule en date du 13 novembre 1908). Ils habitent dans la Grande Rue, et Paul exerce son métier de peintre en bâtiment à son compte. Il est le quatrième de la lignée, de père en fils, après Auguste, Henri et Théodore, à exercer cette profession.









Première guerre mondiale


Le 3 août 1914, l'Allemagne déclare la guerre à la France. D'autres déclarations ont eu lieu avant et d'autres suivent, comme celles de la France à l'Autriche Hongrie le 11 août et à l'empire Ottoman le 3 novembre. 

Cependant, la tension était telle que l'ordre de mobilisation générale avait été signé le 2 août, et affiché dans toutes les communes. 

Paul est donc mobilisé, laisse ses enfants sous la garde de Marguerite, et rejoint le 117ème régiment d'infanterie le même jour que Modeste RONCIN  (un des neveux d'Auguste RONCIN, le Grand Père de ma Grand Mère Blanche) , à savoir le 12 août. Modeste venait de Challes, village voisin de Parigné, et ils ont probablement fait un bout de trajet ensemble, avec les autres gars de Parigné et de Challes mobilisés, peut-être en train.



Le 117 va combattre en Belgique, puis à Verdun, mais Paul est muté au premier régiment du Génie en janvier 1916. Il passera ensuite par les deuxième et quatrième régiments du Génie avant un retour définitif au premier régiment en septembre 1917. 

Le cessez le feu sonne sur tout le front le 11 novembre 1918, à 11 heure, mais il faut attendre encore avant de rentrer à la maison. Paul est démobilisé le 2 février 1919.

Tout ceci fera l'objet d'un article à venir.


La vie reprend son cours. Paul est patron, forme son fils Gabriel à son métier, ainsi que d'autres apprentis, dont on retrouve la trace dans les recensements. 

Paul décède à Parigné le 16 avril 1935.

Gabriel prend la relève, aidé d'un apprenti, Pierre Paul BIGNON


Recensement Parigné l'Evêque
AD72 MI0003401936 vue 268



Sources:

Archives départementales de la Sarthe: Documents d'Etat civil, recensement, fiche matricule
Archives départementales du Morbihan: Journal de Ploërmel du 31/12/1890. Numérisé, Avenir du Morbihan du 05/08/1892, numérisé
Archives familiales: Contrat de mariage et livret de famille de Paul Marc Marie LAFFEZ,  autorisation de mariage de Marguerite Augustine GAUTIER, photo
Collection personnelle: Carte postale



















Le contrat de mariage d'Etienne Pierre GAUTIER er Armandine Désirée Pauline BOUTTIER

Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction  Je vous parle...