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| Une noce passe devant la gendarmerie |
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| Le familistère |
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| La route du Mans |
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| Rue de la fontaine |
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| L'église et le presbytère |
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| La Grande rue, où habitat Paul Marc Marie LAFFEZ |
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| Une noce passe devant la gendarmerie |
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| Le familistère |
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| La route du Mans |
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| Rue de la fontaine |
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| L'église et le presbytère |
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| La Grande rue, où habitat Paul Marc Marie LAFFEZ |
Une petite anecdote aujourd'hui, qui m'a été racontée par mon père et concerne son père.
Mon Grand Père, Paternel, Gabriel, né en 1910, avait un frère jumeau, et de ce qui m'a été raconté par ma Grand Mère Mamie Blanche, quand ils étaient jeunes, ils profitaient de leur ressemblance pour se faire passer l'un pour l'autre et faire ainsi des blagues à pas mal de gens. On m'en a racontées, que je n'ai pas notées, ce qui est idiot de ma part, car ces faits de vie sont perdus à jamais. On devrait toujours écrire ou au moins enregistrer ces petites anecdotes.
Cependant, j'ai aussi enregistré ce que mon Père m'a raconté, et je livre ici un de ces hauts faits d'armes de Gabriel mon Grand Père et Paul son frère jumeau.
Il y avait une boutique située sur la place de l'église de Parigné l'Evêque (Sarthe) qui recevait chaque jour une livraison de pain. La livraison était faite à l'aide d'une cariole tirée par un âne, dans le style de ce que l'on peut voir sur la carte postale ci-contre, qui est une vue de la place de l'église de Parigné. On ne le voit pas sur cette carte, mais le lieu est en pente, assez prononcée d'ailleurs.Mon Grand Père et son frère eurent un jour l'idée malicieuse de piquer l'âne avec une aiguille ou un autre objet piquant, alors que l'attelage venait de stopper pour décharger sa cargaison. Ceci emballa illico le bourricot qui partit au galop dans la rue longeant la place de l'église, semant au passage sa cargaison comme le petit poucet semait ses petits cailloux.
Alertée, la Mère des deux garnements, Marguerite Augustine GAUTIER (Soza 9) se mit à la recherche de ses fils pour les corriger. C'était une petite femme (1m51 indiqué sur sa carte d'identité de 1941) qui ne s'en laissait pas compter Mais les deux compères, plus rapides, se réfugièrent dans un arbre où ils passèrent le restant de la journée pour éviter le courroux maternel !
L'histoire ne dit pas comment se termina la journée pour les deux compères.
| Gabriel (à droite) et Paul LAFFEZ |
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| Le café du midi, un jour de mariage |
Le terme domestique peut recouvrir plusieurs réalités lorsqu'on le rencontre en généalogie.
En effet, serviteurs, servantes, bonnes, lingères, cuisinières, chauffeurs et autres jardiniers pourront être qualifiés de domestiques (si leur véritable profession n'est pas indiquée). Mais ces personnes travaillant à la maison, ou pour le service de la maison, ne sont pas les seuls. En effets, les aides agricoles, les valets de ferme et autres saisonniers seront aussi qualifiés de domestiques, sans oublier la bonne du curé ou l'homme à tout faire d'un monastère.
A la limite, on ne peut pas savoir si le domestique rencontré entre dans l'une ou l'autre des catégories.
Le terme est donc vague et ne permet pas de savoir quel était le réel métier de la personne considérée. Il en est d'ailleurs de même pour d'autres personnes qui sont dit propriétaires dans les actes, ou encore journaliers.
Alexis Auguste ROUSSEL, Grand Père de ma Maman, était domestique au moment de son mariage, à Domfront en Poiraie (Orne) en 1902.
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| Acte de mariage d'Alexis Roussel et Maria Gouault |
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| Acte de mariage d'Alexis Roussel et Maria Gouault (suite) |
Le recensement de 1936 à Parigné l'Evêque m'a donné l'idée de ce petit article sans prétention.
On y découvre la composition du foyer de Marguerite Augustine GAUTIER, mon Arrière Grand Mère, veuve de Paul Marc Marie LAFFEZ, et de ce fait chef de famille:
Gabriel, quand à lui, a repris l'affaire paternelle. Mais on constate aussi qu'il n'est pas seul, car un apprenti, Pierre Paul BIGON, est logé dans la famille.
Une recherche rapide aux archives de Paris informe que Pierre BIGNON est né dans le 15e arrondissement, le 23 avril 1921, de Marie Louise Prospérine BIGNON, femme célibataire, qui le reconnait le 27 du même mois, dès qu'elle peut se rendre à la mairie.
En 1936, Paul BIGNON doit bénéficier d'un contrat d'apprentissage en bonne et due forme, différent certes de ce qui se fait de nos jours, mais semblable en ce sens qu'une certaine protection est accordée à l'apprenti. On voit d'ailleurs ici qu'il est hébergé chez son employeur.
Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Gabriel a lui même appris son métier de peintre en bâtiment et vitrier auprès de son père qui l'avait appris lui même auprès de son propre père, et ainsi de suite. Gabriel était le cinquième peintre, de père en fils. Nous verrons d'ailleurs dans un autre article qu'ils étaient plus nombreux que cela à exercer cette profession.
Le mode de transmission du savoir des artisans, et des paysans, tout comme celui des hommes d'arme, a été l'apprentissage. Celui qui savait, le maitre, le père, le chef, montrait ce qu'il fallait faire, et l'élève, le fils, l'apprenti, répétait le geste jusqu'à le maitriser.
Pour les artisans, cela a longtemps été une histoire de corporation et finalement de famille. Jusqu'à la révolution, l'enfant entrait comme apprenti chez un maitre, devenait compagnon pour finalement aboutir à la maitrise. Le corporatisme d'ancien régime fermait bien souvent la porte aux élèves de l'extérieur pour ne les ouvrir qu'aux enfants des membres de la corporation.
La révolution, par un décret de mars 1791, a aboli les maitrises et les jurandes (voir plus bas) , ouvrant les portes des métiers à qui voudrait les apprendre.. Toute une série de lois, textes et décrets, entre 1791 et 1919, 87 en tout, puis d'autres depuis, ont abouti à l'apprentissage moderne, qui permet à tout un chacun, s'il le désire et en a les capacités, à se former au métier qui lui convient.
Cela a donc permis de sortir des corporations. Notre ancêtre Auguste Joseph LAFFEZ a pu ainsi apprendre un métier différent de ceux qu'exerçaient ses pères et grand pères, et l'a transmis à sa descendance. Nous verrons cela dans un article à venir.
Sources:
AD 72 Recensement Parigné l'Evêque 1936: MI0003401936 vue 268(2 Mi 289 _ 55)
L'apprentissage en France au XIXe siècle, rupture ou continuité, par Yves LEQUIN
(Editeur: Persée - Portail des revues scientifiques en SHS)
Jurandes: Sous l'Ancien Régime, on appelait jurande un corps de métier constitué par le serment mutuel que se prêtaient, chaque année dans la plupart des cas, les maîtres : serment d'observer les règlements, mais aussi serment de solidarité et de morale professionnelle (Wikipédia)
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| Recensement Parigné l'Evêque AD72 MI0003401936 vue 268 |
Remerciement Un grand merci à Mme ARCHAMBAULT, du fil d’Ariane, qui a fait la recherche de ce document pour moi. Introduction Je vous parle...