Gang de cambrioleurs

J'avais parlé dans un précédent article intitulé justice , de la condamnation au bagne d'Alfred Victor LAFFEZ par la cours d'appel de Douai,  le 13 mai 1895 Celui-ci était membre d'une bande de quatre voleurs, guidés sans doute par la faim et la misère.

Il s'agissait de:


  1. LONGUEVAL henri François, 19 ans, peigneron, 
  2. DELETOMBE Augustin, 31 ans, peigneron,
    Douai: Le palais de justice

  3. BOUNEMAYERS Charles, 17 ans, tailleur, de nationalité Belge.
  4. LAFFEZ Alfred Victor, 33 ans, chicoretier
Ils étaient accusés de vols de victuaille, à savoir des jambons, des volailles, des œufs et du beurre, en l'espace d'un mois, mais ce n'était pas grand chose à la vérité.

Les deux plus jeunes avaient été condamnés à des peines de prison, plus lourdes que celles qui leur avaient été infligées en première instance, tandis que DELETOMBE et LAFFEZ     avaient écopé chacun d'une peine de prison puis à la relégation en Guyane.

Cela a été relaté dans les journaux, notamment par le "Grand écho du nord de la France":

Le grand écho du nord de la France
28/04/1895
Gallica





J'ai déjà parlé du passage au bagne d'Alfred Victor LAFFEZ dans cet article.

Parlons maintenant brièvement de DELETOMBE.
Son casier judiciaire au moment du procès compte 7 condamnations, pour vol pour la plus part, mais aussi pour vagabondage et bris de clôture, ayant entraîné des incarcérations, peines prononcées par les tribunaux de Lille, Douai et Amiens



La condamnation de 1895 est sa huitième, entraînant la relégation


Avant la relégation, il est emprisonné à Landernau. Son état physique est jugé compatible avec la relégation. Son état d'esprit ne plaide pas en sa faveur, d'autant plus qu'il n'a pas de regret sur ses agissements!

Extrait du dossier de DELETOMBE:
Il a une double face. Il excitera ses co-détenus au désordre et à l'insubordination mais il aura l'adresse d'éviter toute responsabilité...


DELETOMBE arrive en Guyane, Saint Jean du Maroni le 13 juillet 1897   et porte le matricule 4411, affecté à la section mobile.

Il continue à avoir un comportement délictuel. Ainsi, en 1904, il se fait prendre avec de l'argent qu'il ne peut détenir en raison des règlements, et dont il est incapable de d'expliquer la provenance. La somme de dix francs quarante centimes lui est confisquée.  Ceci n'est que le dernier d'une longue série de délits qui ponctuent son emprisonnement. Cela va de l'appel à la grève jusqu'aux insultes aux agents de l'état et aux chants obscènes...
Cela lui vaudra des jours de cellules, des semaines de cachot, des mois de quartier disciplinaire.

Les délits pendant la relégation de groupe



Le 27/09/1906 il demande pour la deuxième fois à bénéficier du régime de la relégation individuelle (Il avait fait une demande en 1905, refusée). A cette demande, les autorités du bagne et de la colonie donnent des avis défavorables car selon elles, bien qu'il ait un comportement satisfaisant, il est incapable de travailler et sa santé laisse à désirer. Bien que le ministre donne un avis favorable il reste en relégation collective.

Décision concernant la relégation individuelle


Son comportement change alors, et la relégation individuelle lui est accordée en 1910




Augustin DELETOMBE décède le 12/12/1911. Il a tenu 14 ans.


Sources
Le grand écho du nord de la France, 28 avril 1895, Gallica
Fiche matricule DELETOMBE: FR ANOM COL 3603/ b et 973, matricule 4411

Filatures

 Dans  un précédent article, j'avais évoqué le travail des fileuses. L'avais évoqué les fileurs travaillant à domicile ou manuellement dans des fabriques. La fin du XVIIIeme siècle et le XIXeme ont vu l'industrialisation de la fabrique de fils et de tissus et le développement d'usines.

J'évoquerai donc ici brièvement les filatures, les ouvriers et les ouvrières qui les faisaient tourner.


Filature de coton
Gimpel 1911
plaque de verre 8,5 x 10 cm
Gallica
La première filature de coton française a été créée à Lille en 1815. Il s'agit de l'entreprise Walaert. Il ne s'agit pas encore d'une filature industrielle. Les fleurs et fileuses travaillent à domicile ou dans de petits ateliers. Mais la mécanisation et l'emploi de machines à vapeur pour fournir la force motrice ne tarde pas à s'imposer. Trois ans plus tard, une autre entreprise, l'entreprise Dolfus Mieg, D.M.C. emploie pour sa part près de 4000 personnes, toujours à domicile ou dans de sombres petits ateliers.

Cette compagnie deviendra unes des plus importantes du secteur dans les années qui suivent, grâce au passage au stade industriel. Tout au long du XIXeme siècle le mouvement continue. Le nombre de tisserand diminue, remplacés par des machines à vapeur, qui finiront pas être remplacés par des machines électriques.


Au XIXeme siècle, les conditions de travail sont pénibles. Hommes, femmes et enfants ( Si une fibre vient à se rompre c’est le travail d’un enfant, garçon ou d’un fillette,  de renouer les fils).  la main d'oeuvre qui travaille couramment plus de 13 heures chaque jour, 15 heures sur place avec une demi heure pour déjeuner et une heure pour dîner. Toute absence, ou retard, était sévèrement puni:


Carderie de la filature du Logelbach
Barclay. Illustrateur 1889
Gallica

Extrait du règlement d’une filature de l’Essonne (1828)

« Art. 7. La journée de travail se compose de treize heures ; les heures excédantes seront payées aux ouvriers dans la proportion de leur salaire et dans aucun cas, ils ne pourront refuser un excédent de travail, quand les circonstances l’exigeront, sous peine de deux francs d’amende.

Art. 8. Tout ouvrier en retard de dix minutes sera mis à une amende de vingt-cinq centimes ; s’il manque complètement, il paie une amende de la valeur du temps d’absence.

Art. 9. Une fois entré, un ouvrier ne peut sortir sans une permission écrite, sous peine d’une amende de la valeur de sa journée […]

Art. 11. L’ouvrier qui se présenterait ivre dans les ateliers sera conduit hors de la fabrique, et paiera trois francs d’amende. Il est expressément défendu d’aller dans le cabaret qui est en face de la grille […]

Art. 16. Toute ouvrière qui laverait ses mains ou des effets quelconques avec le savon de la fabrique paiera trois francs d’amende ; si elle était surprise en emportant, elle sera renvoyée et sa paie confisquée.

Art. 17. Il est défendu aux ouvriers de jouer, jurer, crier, chanter, se quereller ou de battre dans les ateliers, manger ou dormir pendant les heures de travail, d’aller en bateau, de se baigner et de courir dans la propriété, sous peine de vingt-cinq centimes à un franc d’amende, suivant la gravité du cas […]

Art. 22. Il est expressément défendu de sortir de l’atelier, sous quelque prétexte que ce soit, pendant les heures de travail, d’aller plus d’une fois par tiers aux lieux, et de s’y trouver plusieurs en même temps, sous peine de vingt-cinq centimes d’amende ; il y a dans chaque atelier une ouvrière chargée spécialement de remplacer celle qui désire sortir ; en conséquence, avant d’arrêter son métier, l’ouvrière soit s’assurer si la remplaçante est libre, et la mettre à sa place avant de quitter, sous peine d’un franc d’amende […]

Art. 24. Quiconque arrêtera son métier sans nécessité, s’habillera avant l’heure, paiera vingt-cinq centimes d’amende. »

Louis Bergeron, L’industrialisation de la France au XIXe siècle, Hatier, p. 36-37, cité dans Jean-Michel Gaillard, André Lespagnol, Les mutations économiques et sociales au XIXe siècle (1780-1880)

(Extrait du blog Histoire d'Antan et d'à présent)


Une machine Mule- Jenny
L'opérateur est un enfant de 12 ans
Textile Mercury newspaper 1892
Domaine public
Comme on le constate en lisant ce règlement, ça ne rigolait pas. Ce type de règlement intérieur était de mise dans toutes les industries de l'époque. On vient de loin !

Le règlement était dur et les conditions difficiles. Les ouvriers se blessaient fréquemment aux mains et aux doigts, en les laissant s’engager dans les roues  d’engrenage de machine à carder ou de la machine à filer. Le graissage et le nettoyage des roues et des engrenages étaient celles les plus susceptibles d'occasionner des blessures aux ouvriers.

De plus, l'emploi de certaines machines exposaient leurs utilisateurs à des maladies professionnelles. Le cancer des fileurs de coton (un cancerdu scrotum) est celles ci. Il a tué près de 500 fileurs de coton entre 1911 et 1938 contre 3 fileurs de laine. Cela est du à la manipulation de la machine Mile Jenny, spécifique à la filature de coton.




En Sarthe

Les amoureux sarthois

Pays d'un grand nombre de mes ancêtres, la Sarthe, département rural du centre val de Loire est riche de traditions. Sa gastronomie reflète son terroir et mérite le détour.


Gastronomie

Rillettes du Mans


La spécialité sarthoise la plus connue, les rillettes du Mans, ont fait leur apparition au XVeme  siècle. Rabelais  les décrivait comme une  « brune confiture de cochon » 
Elle prend son essor au XIXe siècle en particulier à Connerré, qui devient à ce titre la capitale des rillettes sarthoises. Préparées à base de viande de porc cuite longuement à feu doux dans la graisse, assaisonnées avec du sel et du poivre, les rillettes de la Sarthe sont fondantes et savoureuses.

Elles se dégustent simplement sur une tranche de pain, accompagnées par un petit verre de Jasnières (vin blanc de la Vallée du Loir dans le sud de la Sarthe). 
J'en connais qui les dégustaient avec du pain et de la confiture au petit déjeuner.



Le sablé


Tout le monde connait le sablé, originaire de Sablé sur Sarthe, et présenté à la cours de Louis XIV par la marquise de Sablé


La volaille


Poulardes et chapons de Sarthe sont connus depuis le moyen âge. On en trouve la trace dans les écrits de nombreux écrivains, souverains et gastronomes célèbres
Le poulet fermier de Loué n'est plus à présenter. Promu par un groupement de producteurs répondants à un cahier des charges précis et contraignant, il est une alternative, depuis 1958, au poulet industriel


Vins

Le département produit aussi des vins de qualité. Le Janières est le plus connu d'entre eux. Produit sur un vignoble minuscule, de 65 ha, il était connu de longue date et apprécié d'Henri IV

Les vins du Coteaux-du-Loir, rouges, blancs ou rosés,  sont produits en Vallée du Loir, dans le sud du département. Vifs aux arômes épicés, ils s’accordent parfaitement avec les rillettes du Mans ou encore avec les poulets de la région. À servir relativement frais. 


Ceci n'est qu'un aperçu. Il existe bien d'autres spécialités...

Traditions et coutumes

Il est bien entendu impossible de décrire de manière exhaustive les us et coutumes Sarthoise. Je me contenterai de donner deux exemples

Héritages



La coutume du Maine, en matière de transmission des bien en héritage, fait figure d'exception par rapport aux autres provinces de France. C'est en effet la seule province où l'héritage du défunt est partagé, à parts égales, entre tous les enfants, garçons et filles sans distinctions. Dans la province voisine de Normandie, par exemple, le partage est égalitaire, mais entre garçons uniquement. Les filles sont évincées de la succession. Dans d'autres provinces, c'est le droit d’aînesse qui prévaudra. Ailleurs le benjamin sera l'héritier. 
Cette coutume, dont le Sarthois pourrait être fier, fut couchée par écrit pour la première dois en 1508 et resta en vigueur jusqu'à la révolution.
En ce qui concerne le partage des biens, la charge en était dévolue à l’aîné. On trouvera plus de détails en suivant ce lien


Repas de noces

Les "noceux" défilant en ville avant le banquet
Parigné l'Evêque
Début du 20e siècle
Le repas de noces était quelque chose de pantagruélique. D'ailleurs, ne l'appelons pas repas, mais plutôt festin. Après une promenade des invités de la noce, mariés et musiciens en tête, les "noceux" entamaient le festin dans l'après midi. Le menu était simple, mais très chargé, succession de plats de viandes estimées du pays. Il commençait par une soupe et du boeuf, suivi de veau, de mouton puis de volailles avant de  revenir au boeuf. Puis on revenait au boeuf, au mouton, à la volaille, toutes viandes servies alternativement et à toutes les sauces convenables pour une cérémonie.
Le tout arrosé de vin de pays ou de cidre.
Aucun plat de légume ne venait s’intercaler dans cette succession infinie de viandes.
Par contre, le porc était exclus de ce repas.
Bien évidement, après une telle quantité de viande que nos estomacs modernes ne pourraient plus ingurgiter, on négligeait le dessert.
D'après la revue archéologique du Maine, 1906

On se croirait aux festins clôturant chaque aventure d'Asterix !







Deleporte Stéphanie

Stéphanie DELEPORTE est l'épouse d'Auguste Joseph LAFFEZ, frère d'Alexandre dont j'ai parlé dans les deux précédents articles. Née le 30 juin 1808 elle est la fille de Joachim DELEPORTE, un fileur de coton,  et de Marie LAURENT, un couple sur lequel je n'ai pas encore fait de recherche.


Éventail en dentelle de Lille
Stéphanie, pour sa part, est dentellière, comme de nombreuses femmes de Lille, métier qu'elle a probablement appris en travaillant avec sa mère.

Elle se marie le 19 octobre 1831 avec Auguste Joseph LAFFEZ. Elle a 23 ans. Lui en a 20. Elle lui donnera cinq enfants:

  • Henri Auguste en septembre 1832
  • Victor Lucien en octobre 1834
  • Achille Denis en février 1838
  • Sophie Hermance, en mai 1840, qui décédera malheureusement prématurément, 10 mois plus tard
  • Edouard Jules Joseph, en 1843, qui deviendra religieux
  • Alfred Alphonse en avril 1847


Chemisette en dentelle de Lille
Musée de la mode d'Anvers
Et cela tout en continuant à travailler, peut être bien à la maison, payée à la tâche, comme cela se faisait couramment.

Il est rare de trouver des informations concernant la vie de nos aïeules. Nous ne pouvons finalement guère faire plus qu'imaginer leur vie en se basant sur des informations plus générale. J'ai parlé du métier de dentellière dans un article précédent. Les deux illustrations présentées ici montrent des ouvrages en dentelle de Lille. C'est le genre de chose que pouvait fabriquer Stéphanie. Et comme à l'époque, il n'y avait pas de pension de retraire, elle a probablement travaillé à ces ouvrages jusqu'à la fin, si elle en avait la capacité. 

Stéphanie est décédée le 2 août 1887 à l'âge de 79 ans. Elle a pu connaitre plusieurs de ses petits enfants, mais n'a peut être pas rencontré les enfants de son fils Théodore, parti, et marié en Bretagne 



Colporteur

 Alexandre LAFFEZ,  dont il a été question samedi dernier dans cet article, et son épouse étaient colporteurs.  

Un colporteur vers 1850
Estampe par Nadar
Gallica.
Un colporteur était un petit marchand ambulant qui transportait sa marchandise sur son dos, bien souvent dans une caisse en bois aménagée ou dans une hotte. Lorsque ses affaires marchaient bien, il pouvait s'acheter un âne et ainsi transporter plus de marchandises avec moins de peine. 

Au XVIIIe siècle, le colporteur devait savoir lire, écrire et compter comme le stipule un décret de 1727. Il en était certainement de même au siècle suivant.


Il vendait toute sortes de marchandises du moment qu'il pouvait les transporter. Rubans, fil, aiguilles, et autres articles de mercerie, étaient proposés aux ménagères des villages et fermes qu'il traversait au cours de sa tournée. Tournée qu'il répétait de manière régulière. 

Grace à son éventaire, nombre de paysannes ont pu préparer leur trousseau, acquérir le nécessaire leur permettant de confectionner leur coiffe, et bien des choses encore.


Sur la route
Estampe par Alphonse Legros - 1884

Gallica
 Son offre ne se contentait cependant pas d'articles de mercerie, et bien d'autres objets composaient son achalandage. En effet, ds herbes médicinales, du savon de Marseille, des lunettes, des almanachs, toutes sortes de choses utiles à la vie quotidienne, mais introuvables dans les campagnes, étaient proposés par ces marchands. Les colporteurs vendaient aussi des livres pourvu que ces derniers portent bien l'estampillage colportage avec le nom du département et l'année de la vente. Ils furent les diffuseurs de la première collection de livres populaires, la bibliothèque bleue.

Mais les colporteurs diffusaient aussi les nouvelles, qui par leur intermédiaire pouvaient parvenir au plus profond des campagnes. 


Le colporteur a beau ne passer qu’une fois par an, il laisse quand même assez de Veillée des Chaumières à deux liards, pour qu’on connaisse jusqu’ici Garibaldi, le maréchal Prim et les exigences de la liberté. Déjà, on ne peut plus ignorer son siècle nulle part.

Jean Giono, Un roi sans divertissement, 1947




Un colporteur savoyard avec son matériel
Patrimoine numérisé de Chambery
plus d'information ici
Alexandre, né à Lille, marié à Liège et décédé à Bruxelles et Sophie DUCATE, née à Armentières de parents d'origine Belge, avaient sans doute leurs  tournées dans l’extrême nord de la France et en Belgique. On n'en saura cependant pas plus quant à leurs possessions, leurs tournées, etc.

Colporteurs, ils ont sillonné les routes du nord de la France et de la Belgique, marchands, diffuseurs de nouvelles et un peu contrebandiers sans doute...



Belgique

Il n'est bien évidemment pas question ici de raconter l'histoire de la Belgique ou de décrire sa géographie. Mon propos est de présenter quelques membres de la famille qui ont des attaches avec la Belgique. 


Alexandre Gaspard Joseph LAFFEZ

Acte de naissance d'Alexandre LAFFEZ
Lille 25 juillet 1804


Alexandre  Gaspad,  deuxième enfant de Josse Alexandre (soza 128) et Marie Anne Thérèse DUBAR, est né le 25 juillet 1804 à Lille, c'est à dire le 6 thermidor an XII selon le  calendrier républicain alors en vigueur

Son père, Josse, est alors âgé de 26 ans, exerce la profession de tisseur de coton et habite rue des tours. Cette rue, toujours existante, est une voie secondaire de Lille. Des  d’hôtels particuliers et des maisons du XVIIe siècle la composent en grande partie. La maison qu'habitaient Josse et sa famille est peut-être encore là, mais comme le numéro de la maison n'est pas précisé, et que lors des naissances des autres enfants de Josse, la famille n'habite plus là, nous ne le saurons sans doute jamais.

Josse et Marie auront 5 enfants:

  1. Henri Joseph, né en 1800, qui se mariera avec Isabelle PREUD'HOMME en 1831
  2. Alexandre Gaspard, dont il est question ici
  3. Angélique Charlotte, née en 1806
  4. Ludivine Augustine, née en 1808
  5. Auguste Joseph, né en 1810, qui se mariera en 1831 avec Stéphanie DELEPORTE, décédera en 1884 à l'âge de 74 ans et dont je descend
Lorsque naissent les deux premiers enfants, Josse était tisserand, mais à la naissance des enfants suivants, il est journalier.
Lorsqu'il meurt, en 1817, Josse est charbonnier. Il laisse des enfants âgés de 7 à 17 ans.  Auguste, le plus jeune a 7 ans. Gaspard, pour sa part en a 13.


Nous retrouvons Alexandre quelques années plus tard à Liège lors de son mariage avec Sophie Joseph DUCATE, le 16 janvier 1845. Il est alors colporteur et toujours domicilié à Lille. L'acte de mariage indique pour lieu de résidence "cette ville" c'est à dire Liège (sinon pourquoi le mariage aurait-il lieu là ?)  Les bans ont été publiés en "cette ville" ainsi qu'à Lille et Armentières.
Son épouse pour sa part est native d’Armentières et est elle aussi colporteuse.

Je reviendrai demain sur ce métier.


Acte de mariage d'Alexandre Gaspard LAFFEZ





Acte de mariage d'Alexandre Gaspard LAFFEZ
(suite)











Je n'ai pas trouvé d'enfant né à Liège entre le mariage et 1850, ni à Armentières, ni à Lille, mais cela ne veut pas dire que le couple n'ai pas eu de descendance. Je continue à chercher.

Alexandre décède à Bruxelles le 1er janvier 1877.


Victor Lucien LAFFEZ


Victor Lucien est le deuxième des cinq enfants de  d'Alexandre Joseph (Soza 64) et Stéphanie DELEPORTE


Né le 14 novembre 1834, il est encore jeune lorsque la mort frappe sa petite sœur, Sophie Hermance, en 1841. 

Il se marie le 5 décembre 1859 à Lille avec Marie Adélaïde DESTOP, née en Belgique, à Waeken
Lui est peintre en bâtiment, elle est fileuse de lin.
Je leur connais deux enfants, Louise Marie, née en 2860, et Alfred Victor, qui décédera en Guyane et  qui a fait l'objet de plusieurs articles (voir ici)

Acte de Mariage de Victor Lucien LAFFEZ


Victor Lucien décède en 1866, à l'âge de 31 ans.


Ascendance de Jean SPRIET (Soza 1058)

Jean SPRIET est né vers 1652 quelque part entre Roubaix (où son père est né) et Lannoy, où il réside au moment de son mariage (le 10 février 1676 à Roubaix).  Il est l'arrière arrière arrière grand père d'Eugénie Francomme, la grand mère de Théodore Jules LAFFEZ dont j'ai déjà parlé ici

L'ascendance de Jean SPRIET, disponible sur Geneanet, est très fournie et nous mènera plusieurs siècles dans le passé, jusqu'au XIV ème siècle, et pour certaines branches en Belgique, avant la Belgique. Ces informations sont récentes pour moi. Je suis en train de les étudier et j'en reparlerai dans le futur.

A suivre donc..

Sources:


Acte de naissance d'Alexandre LAFFEZ:     AD 59 5Mi 044 R 127 vue 586
Acte de mariage d'Alexandre Gaspard LAFFEZ: Archives du Royaume de Belgique, 1er résultat de la recherche, vues 541 et 542
Mariage de Victor Lucien LAFFEZ : AD 59 5 Mi 044 R 225 vue 282
Décès de Victor Lucien LAFFEZ : AD 59 5 Mi 044 R 315 vue 299

Anjou


L'ancienne province de l'Anjou correspond à peu de chose près à l'actuel département du Maine et Loire dont les plus anciens membres  de la famille ROUSSEAU sont originaires. Certaines parties des départements limitrophes de la Mayenne, la Sarthe et de la Vienne faisaient partie de l'Anjou historique. Le Maine et Loire est aussi limitrophe de la Loire Atlantique. C'est autour de cette limite départementale que se déroulent les vies d'une partie des ancêtres de Louis Henri Denis ROUSSEAU

Je pourrais parler de l'histoire de cette province qui est le berceau de la maison Plantagenet, mais ce n'est l'endroit ici. Nous nous contenterons de nous promener dans quelques villages que nos ancêtres ont habité, en suivant  la route que prirent les ROUSSEAU dans leur lente migration vers l'Ouest, depuis Chazé sur Argos jusqu'à Freigné, avant leur arrivée à Saint Mars la Jaille.


Louvaines 


Louvaines, commune du Maine et Loire, située à environ 15km  de Chazé sur Argos, est la ville de naissance de Philippe ROUSSEAU (soza 896)
Elle apparaît au XIIe siècle sur la voie romaine Angers - Rennes. Les parties les plus anciennes de l'Église prieurale Notre-Dame et Sainte-Catherine, dite église de la Jaillette, visible sur la carte postale ci-contre, datent de cette époque.






Chazé sur Argos 


Renée CUSSAULT, (soza 113), Jean ROUSSEAU( soza   224), et son père Jean ROUSSEAU( soza 448) sont natifs de Chazé sur Argos

Un diplôme de Charlemagne mentionne en 760 la villa de Catiacum qui a probablement précédé le village à l'emplacement qu'il occupe de nos jours. Une motte féodale sera construire et finalement rasée en 1880. L'élise paroissiale Saint Julien date pour sa part du XIe siècle. 



Angrie


Angrie, située  à environ 10 km de Chazé sur Argos,  est une commune du nord du Maine et Loire, une région parfois appelée Mayenne Angevine.
C'est de cette commune que sont natifs le père et le grand père de jean Louis ROUSSEAU, Louis Michel (soza 56 et Jean (soza 112) . Il y a environ 13 km d'Anrgie jusqu'à Freigné

Quelques notes historiques sur cette petite ville peuvent être trouvées ici

 Citée pour la première fois au XIe siècle, Angrie s'organisait autour d'un château aujourd’hui disparu et de son église. Le château actuel se situe à un autre emplacement que son prédécesseur. Des fours à chaux et des carrières d'ardoises ont assuré la prospérité du village. La mairie et l'église actuelle datent du XIXe siècle. Louis Michel ROUSSEAU a sans aucun doute été témoin de leurs construction. Il se mariera cependant à Freigné, avec Henriette POUTIER.



La mairie d'Angrie



Freigné

Freigné, commune du Maine et Loire à l'époque qui nous intéresse est maintenant une commune déléguée
de la commune de Vallon de l'Edre, en Loire Atlantique.  Elle est située à environ 6 km de Saint Mars la Jaille où naquit Louis Henri Denis ROUSSEAU (soza 14), commune  de Loire Atlantique

Ses parents, Jean Louis ROUSSEAU (soza 28)  et Henriette POUTTIER   (soza 57) sont nés à Freigné et s'y sont mariés en 1845.

Bien qu'une présence humaine préhistorique soit attestée par la présence de menhirs, le village apparaît au moyen âge en même temps que la féodalité. Il sera un important baston royaliste à la révolution.  


***

La lente migration des ROUSSEAU depuis Louvaines vers Saint Mars la Jaille
sur 6 générations


Les ancêtres ROUSSEAU dont il a été 
question ci-dessus










Un emprunt sous l'empire

 L’article de ce jour sera bref. Lorsque nous avons besoin d’entreprendre quelque chose, d’acheter quelque chose, il faut bien souvent trouv...