Inconduite: Les déboires de Paul Marcel LAFFEZ

Fiche matricule
Paul Marcel LAFFEZ est l'un des dix enfants  de Félix Théodore, donc un cousin de mon Grand Père Gabriel. Né le 10 avril 1913 à Caen, Calvados. Il effectue son service militaire en 1933 et se marie ensuite avec Andrée Berthe LEFEVRE à Saint George des groseillers, dans l'Orne, où il élit domicile à partir de 1938, après avoir habité quelque temps à Bayeux, à Flers ou encore Alençon. Deux enfants sont nés de cette union. Ce mariage ne tient cependant pas et de termine par un divorce en raison de l'inconduite notoire de l'épouse de Paul Marcel, qui est condamnée pour de menus larcins et pour son inconduite notoire, comme en témoigne la presse de l'époque, et au moins deux procès, dont celui intenté par Paul Marcel pour divorcer. La mère d'Andrée elle même a porté plainte contre l'inconduite de sa fille alors que son beau fils se trouve en captivité en Allemagne. Le procès pour le divorce a lieu lui aussi alors que Paul Marcel est toujours prisonnier, par l'intermédiaire d'un avoué.    Le jugement est rendu  le20/04/1944 et l'épouse indélicate est condamnée à tous les tords. Il faut dire aussi qu'elle avait déjà été condamnée à de la prison ferme dans un précédent procès pour vol et "inconduite".

Journal de la Ferté Macé
14/09/1941
Paul rentre ensuite de captivité. En 1948, il habite Paris, où il décède en 1951. Son acte de décès mentionne qu'il est mort pour la France.

Il subsiste un certain nombre d'inconnues dans cette courte biographie. Si la presse mentionne que Paul Marcel a été fait prisonnier, ce qui est confirmé par le procès pour divorce où ceci est expressément mentionné, il n'y en      pas trace sur la fiche matricule qui devrait mentionner "capturé par l'ennemi"

D'autre part, le site "Mémoire des hommes" n'a pas d'enregistrement concernant Paul Marcel, bien qu'il soit mort pour la France. Est-il décédé suite à de mauvais traitements reçus en captivité ? Ou d'une maladie contractée pendant cette période ? Je ne saurai le dire, et ma demande formulée il y a maintenant plus d'un an auprès du service historique de la défense m'a renvoyé à la division des archives des victimes des conflits contemporains, qui n'a probablement pas eu le temps de traiter ma demande, que je vais reformuler dans les prochains jours, avec plus de preuves à l'appui que lors de la première fois.

Acte de décès de Paul Marcel LAFFEZ

Sources:

Archives départementales du Calvados (acte de naissance en ligne, fiche matricule en salle de lecture)
Archives départementales de l'Orne (procès pour divorce et. en salle de lecture)
Généanet (coupures de presse)



Henri Auguste LAFFEZ

Je vous avais parlé de Théodore Jules LAFFEZ dans un article que je lui avais consacré au mois d'avril 2021 et disponible ici. Aujourd'hui, je vous livre quelques informations sur son père, né et décédé à Lille, veuf d'Eugénie Francomme dont j'ai présenté la lignée agnatique il y a quelques jours.





Henri Auguste est né à Lille du mariage d'Auguste Joseph et de Stéphanie Françoise DELEPORTE. Je lui connait trois frères et une sœur, tous plus jeunes que lui. 
Lorsqu'il se marie le 11 juin 1855 (à Lille)  il exerce la profession de peintre vitrier, métier qu'il a selon toute vraisemblance apprise auprès de son père. Il transmettra d'ailleurs à ses propres enfants, Théodore, Chéri et Henri Eugène.

De son premier mariage, Henri Auguste a engendré quatre enfants:

  1. Eugénie Stéphanie Augustine, née 13/08/1856 à Lille, et décédée 4 ans plus tard, le 15/03/1860
  2. Théodore Jules, né le 25/03/1858 à Lille, qui a fait l'objet de l'article cité plus haut
  3.  Henri Auguste, né le 21/08/1860, et qui meurt quelques mois plus tard,  le 02/05/1861
  4. Léopoldine Henriette, née le 25/04/1862 et décède le 04/03/1865, toujours à Lille.

Hélas, Eugénie décède le 27/07/1862, quasiment 3 mois jour pour jour après la naissance de sa dernière fille,  à l'âge de  27 ans. Que lui est il arrivé ? Cela est impossible à dire (au moins pour le moment) mais au moment de son décès, Henri a deux enfants toujours vivants, Théodore, qui a 4 ans, et Léopoldine qui n'a que 3 mois.

C'est probablement la raison pour laquelle Henri se marie rapidement, le 12 janvier 1863, à peine 6 mois après le décès de Stéphanie, avec Coralie Ghislaine QUINZEBILLE.

Celle-ci lui donnera au moins deux fils:

  1. Chéri Henri, né le 03/12/1863 à Lille
  2. et Henri Eugène, né le 03/05/1871.

Tous les deux exerceront la profession de peintre, tout comme Théodore.

On ne peut pas savoir quelle était l'ambiance au sein de la famille. Mais on peut imaginer sans grand risque d'erreur, que la vie n'était pas facile. 
Théodore quittera le foyer pour s'engager dans l'armée le jour de ses 18 ans, pour la destinée et la descendance qu'on lui connait. Ses frères quant à eux resteront à Lille. Ceci est une autre histoire.

Henri Auguste décède à Lille le 29 novembre 1895, à l'âge de 63 ans.

Sources: 
Archives départementales du Nord.

Gilles Husson

Parmi nos ancêtres il y a deux Gilles Husson, dont l'un est père de l'autre.
Il ne faut pas les confondre avec un troisième porteur des même noms et prénoms qui vivait non loin de là à la même époque
Du premier je ne sais pas encore beaucoup de choses, si ce n'est qu'il est né probablement entre 1630 et 1640    et décédé avant le 18 juin 1684 Son épouse, Marie Rigault est elle aussi décédée avant cette date.

Je leur connais au moins trois enfants et il semblerait qu'ils n'en ont pas eu d'autre mais ce n'est pas certain

Le moulin de la Motte, à mi chemin de Saint Mars d'Egrenne à l'ouest et du pont d'Egrenne à l'est

L'aîné, Gilles Husson fils a été baptisé en l'église de Saint Mars d'Egrenne le 19 mars 1660  Je vous ai déjà parlé de lui l'an dernier dans l'article "Ils étaient meuniers". Il a exercé son activité au moulin de la Motte (voir carte ci-dessus). Il s'est marié avec Madeleine Martin le 16/11/1685 à Saint Mars d 'Egrenne où il décèdera le 21/11/1716.



Gilles avait donc un frère, Michel dont je n'ai pas retrouvé l'acte de baptême et une sœur Françoise (même remarque)
Son frère et sa soeur étaient mineurs lors du décès de leurs parents et c'est Gilles qui a administré les biens de son frère, Françoise n'ayant pas hérité car c'était une fille.

Le partage de l'héritage maternel, provenant de la dot si j'ai bien compris a attribué 120 livres à chacun des deux garçons (ce qui me fait penser qu'il n'y avait pas de troisième frère vivant). 


AD 61  4E138/5] - Rouellé (Orne, France) -
Archives notariales (Liasses)  1682 - 1684
disponible sur généanet vue 496

Gilles Husson fils a utilisé sa part d'héritage ainsi que celle de Michel pour payer le fermage (bail) du moulin de la motte. 

Le document que je présente ci contre nous informe des modalités de remboursement de cette somme, à savoir deux règlements de 60 livres chacun. Ce document nous apporte de plus quelques informations sur la famille :
Charles Rigault est cité, mais sans précision de sa qualité. Il est probablement le père de Marie Rigault, mais sans certitude (pour le moment, les recherches continuent) car il pourrait tout aussi bien être son frère ou encore un oncle. Par contre il est fils de Guillaume Rigault.















































Transciption

Je me suis f ait aider pour la transcription par mes amis du Centre  Généalogique de l'Orne et du Perche, et notamment par Gilbert Cholet Christian Ratrique. Merci à eux

1.      Le dix-huitième jour de juin l’an

2.      Mil six cent quatre vingt quatre après

3.      Midi au bourg de Saint Mars [d’Egrenne] par devant nous

4.      Nicollas Simon  notaire Royal en la vicomté de

5.      Domfront sousigné

6.      Comme il soit ainsy que Gilles Husson fils aisnay (ainé)

7.      et en partie heritier du deffunt Gilles Husson tant en

8.      Son nom que en calité  de tuteur naturel de  michel

9.      Husson son frère et françoise Husson leur sœur de son

10.  Treté (traité) avec Charles Rigault fils Guillaume de la paroisse

11.  de Rouellé tant de la  promesse de mariage de deffunte

12.  Marie Rigault leur mère, it (item) des intherests (intérêts) d’Icelle

13.  A la soe (somme) de deux cents quarante livres par

14.  transaction passée devant nous par laquelle

15.  Il est porté que ledit Michel Husson a res…..

16.  A la soe (somme) de six vingt livres[1] pour sa cotte part

17.  dont il y est a prèsent _____ la soe (somme)   de soixante

18.  Livres de pacques (Pâques) dernier et les austres soixante

19.  Livres quy tomberont  à pacques prochain iceluy

20.  Gilles Husson présent en personne demeurant à présent

21.  Au moulin de la motte en la paroisse de Saint mars [d’egrenne] estant

22.  En submission d’amortir quelques parties de son fermage

23.  Il avait prié et requis ledit Michel Husson son

24.  Frere aussy présent en personne demeurant à présent

25.  Au bourg de saint Gille [des marais ????[2]]de vouloir bien consentir qu’il

26.  Re…. toute ladite somme de soe (somme) deux cents quarante

27.  Livre contenue en ladite transaction ce que led(it)

28.  Michel Husson a bien voulu et ___ consenty

29.  Ce faict au moyen et par lequel led(it) Gilles Husson

30.  C’est submis de bien et deuement (duement) obligé par toute voie

31.  _________resonable rendre et payer aud(it) michel

32.  Husson son frère dans du jour de la Saint Jean Baptiste

33.  Prochaine venante  et ____  en  ___________ de tout intherest

34.  Ou austrement consent iceluy Gilles Husson par le pnt (présent)

35.  _____ _____ qu’il __le moyen de restituer lad(ite)

36.  soe (somme) de six vingt livres aud(it) son frère dans led(it)

37.  temps _______  que  après led(it) jour saint jean passé

38.  Qu’il luy soit _______ sur son partage

39.  A estimation darbitrer desquels ils conviendront

40.  Jusqu’au bon et couvrement de lad(ite) soe (somme) de six

41.  Vingt livres pour _______ _____ baille

42.  Cy devant par led(it) michel Husson aud(it) son frère et

43.  _______ obligation  que Icelluy Gilles Husson

44.  Luy en avoit fait et confondu et aboli par

45.   le present et partant lesd(ites) parties dont

46.  _____ _____ ______ ______ _____

47.  _______ ______ _____ _____ lad(ite) paroisse

48.  de Saint mars [d’egrenne]

49.  ______  ______ _______ ______ cinq mots

50.  ou sillabes estant en interligne de nulle valleur, pnt (présent)

51.  lesd(its)

 

 

Signatures : la mar(que) dud(it) Michel Husson, la mar(que) dud(it) Gilles Husson

Simon nottaire



[1] 6 fois vingt Livres, soit 120 Livres





Sources:

Acte notarié: AD 61, disponible sur généanet: 

Carte: Geoportail IGN

Naissances, mariages, décès: AD 61:
    3NUMECRP421/EDPT197_4  ( 1583-1673 ) vue 273
    3 NUMECRP421/EDPT197_5  ( 1674-1699 ) vue 148
    

Fileuses



Le métier de fileuse était un métier essentiellement féminin (mais pas exclusivement) , pratiqué par nombre de nos ancêtres. Il jouait un rôle vital dans la production de textiles et en était le premier maillon


Conditions de Travail:
Louis Surugue
La fileuse flamande - 1749
Gallica


Les conditions de travail difficiles : 


  • Les fileuses travaillaient généralement dans des filatures,  usines bien souvent sombres et mal ventilées. Le travail s'effectuait bien souvent dans des conditions d'insalubrité et d'inconfort qui feraient bondir les syndicats d'aujourd'hui. Les travailleuses étaient ainsi exposées à des risques pour leur santé.
  • Les journées de travail duraient de longues heures, commençaient souvent à l'aube pour se terminer avec le coucher du soleil. Il arrivait même parfois que celles-ci durent  plus longtemps, en fonction des commandes et des saisons. Les journées de travail étaient éprouvantes.
  • De nombreuses fileuses travaillaient depuis chez elles, en particulier dans les zones rurales. Cela leur permettait de combiner leur travail avec les tâches domestiques. Elles étaient alors bien souvent rémunérée à la quantité de leur production.  Le drapier qui lui fournissait la laine, par exemple, pesait la matière première fournie à la fileuse, puis pesait le produit fini afin de s'assurer qu'il n'y avait pas de vol

  • Les fileuses étaient souvent mal rémunérées, ce qui les obligeait à travailler dur pour subvenir aux besoins de leur famille, en complément de ce que pouvait gagner leurs maris. Les enfants d'ailleurs étaient mis à contribution, et il n'était pas rare que la fileuse travaille avec l'aide de ses filles, dès le plus jeune âge.


Plusieurs tâches constituaient le métier de fileuse:


Le rôle principal d'une fileuse était de transformer les matières premières pour fabriquer du fil. Elles utilisaient de la laine, du lin ou encore du coton et le transformaient en un fil fin, régulier  et continu.

La qualité du fil obtenu était essentielle, car elle déterminait la valeur du produit fini. Les fileuses devaient veiller à ce que le fil soit régulier, fin et solide.




Les outils de la fileuse

  • Une fileuse debout, par François Boucher, 18e siècle
    Elle tient un fuseau
    Gallica
    Le rouet était l'outil principal des fileuses. Composé  entre autre d'une roue (d'où son nom) qui tournait grâce à une pédale ou à une manivelle, ce qui permettait de transformer les fibres en fil. Les fileuses devaient tirer, tordre les fibres et enrouler le fil obtenu autour de la bobine.  Le rouet reste encore en usage dans certaines sociétés premières et est le symbole de l'indépendance de l'Inde. 
  • Fuseau: En plus du rouet, certaines fileuses utilisaient un fuseau pour filer à la main. Le fuseau était une tige légère munie d'un disque en bas pour maintenir le fil en place. Le fuseau est utilisé depuis la préhistoire.
  • Cardes: Les cardes étaient des outils en forme de brosse utilisés pour peigner les fibres avant le filage. Cela permettait d'aligner les fibres dans la même direction.
  • La quenouille était un petit bâton garni en haut d'une matière textile, que l'on filait en la dévidant au moyen du fuseau ou du rouet.
  • Métier à Tisser: Dans certaines régions, les fileuses travaillaient sur des métiers à tisser pour créer des tissus. Cependant ce n'était pas leur activité principale. la plupart du temps, le fil était vendu à des tisserands, ouvriers spécialisés dans la fabrications de tissus.



Félicien Rops
Fileuse
Gallica
En résumé, le métier de fileuse  était un travail laborieux et essentiel à la production de textiles. Les fileuses devaient transformer les matières premières en fils de haute qualité en utilisant des outils tels que le rouet, le fuseau et les cardes. Les conditions de travail étaient souvent difficiles, avec de longues journées de travail et des salaires modestes. 

Ce travail  était par contre essentiel  pour la fabrication des textiles, et donc des vêtements de l'époque. 




 













Parmi nos aïeules, Marie LACROIX, épouse d'Etienne GAUTIER, arrière grand mère de Marguerite GAUTIER? épouse Paul Marc Matie LAFFEZ, était fileuse. Nul doute que de nombreuses autres femmes de mon ascendance ont exercé cette activité, mais il est difficile de savoir qui, la profession des femmes n'étant indiquée que pour les périodes les plus récentes.


Eglise

Eglise de la couture
Le Mans
Dessin personnel - 1985
 La vie de nos ancêtre était cadencée, encadrée par l'église, du baptême à la mort, de lever au coucher.

Chaque évènement marquant d'une vie était accompagné d'une cérémonie religieuse. Les baptêmes et ondoiement dans certains cas accompagnaient la naissance dans les familles chrétiennes. Il en était de même avec le mariage qui seul était reconnu pour l'union de deux personnes. Et bien entendu la fin de la vie ne pouvait être qu'accompagnée des derniers sacrements. Cependant beaucoup d'autres cérémonies rythmaient les années. La plus importante étant Pâques, il y avait de nombreuses occasions pour des fêtes religieuses pour honorer le Saint patron de l'église, des labours, du cheptel ou autre, accompagnés de  processions en tous sens, pour "promener" le Saint dans le territoire de la paroisse, aller bénir les champs avant les semailles ou avant les récoltes. Et il ne faut oublier d'ajouter à ces évènements "ordinaires" les cérémonies expiatoire  ou autres organisées à la suite des catastrophes, qu'elles soient naturelles ou pas.



L'église, en tant que bâtiment occupe une place centrale dans le village. Son clocher, visible de loin, annonce le village et sert de point de repère. L'église rythme la vie de nos ancêtres par l'intermédiaire des cloches. Pendant des siècles, le seul moyen de connaître le moment de la journée était de suivre le mouvement du  soleil. Les cloches des trois angélus quotidiens aidaient à cadencer la journée, et peu importe si cela n'était pas précis.


Elles sonnaient pour les baptêmes, annonçant à la communauté villageoise l'arrivée d'un nouveau membre. Elles carillonnaient  pour les mariages et le glas accompagnait les fidèles vers leur dernière demeure. 

Bien entendu elles appelaient à la messe ou aux vêpres. 

Mais aussi elles annonçaient tous les évènements important, tels que des réunions, des incendies nécessitant le rappel de tout le monde pour lutter contre eux. La grande guerre a été annoncée à nos anciens par les cloches de toutes les églises du pays. Et l'armistice aussi.

Les cloches de l'église ont de plus  le pouvoir d'éloigner les tempêtes et autres catastrophes naturelles. Elles sont d'ailleurs baptisées à leur installation. Gare au carillonneur si le malheur s'abat sur le village. Il n'a pas sonné correctement,  n'a pas mis suffisamment d'ardeur dans sa tâche. Il est tenu pour responsable de la catastrophe, et sa punition peut aller jusqu'au lynchage.


Comme on le voit, les églises sont présentes dans tous les villages, et l'Eglise est omniprésente dans la vie de nos ancêtres Et gare à celui ou celle qui s'en éloigne, d'une manière ou d'une autre. Sa fréquentation chaque dimanche est obligatoire. Chacun y a sa place, établie selon son rang dans la société. Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, la marmaille jouant et cavalant au milieu des bavardage de tout un chacun. On est bien loin du calme qui règne de nos jours. 

Celui qui ne parait pas à l'église les dimanches, et surtout pour les messes de Pâques, risque gros. Mis au ban de la société, il risque bien de ne pas avoir sa place au cimetière. S'il rejette l'Eglise de son vivant, celle-ci ne l'accueille pas en terre consacrée pour son repos éternel. La place au cimetière reflète elle aussi le rang du défunt dans la société, depuis une place à l'intérieur de l'église  (jusqu'à ce que cette pratique soit interdite) pour les plus méritants et les plus riches, jusqu'aux emplacements les plus lointains du bâtiment sacré pour les plus pauvres, ceux qui n'ont pas montré suffisamment d'ardeur de leur vivant, etc.  


L'église d'un château
dessin personnel - 1993 


Je recommande la lecture du livre de Jean Louis Beaucarnot, Ainsi vivaient nos ancêtres ( Robert Laffont, 1989, ISBN 2-7242-5054-0) , pour en savoir plus sur ce sujet, et sur de nombreux autres aspects de la vie de nos ancêtres.

Domfront

Une petite promenade en cartes postales dans cette ville, siège de la vicomté de Domfront dont dépendait Lucé, village d'origine de la famille ROUSSEL.

Les cartes ayant "voyagé", c'est à dire ayant été utilisées, sont antérieures à la date de voyage indiquée. Certaines sont neuves et ne peuvent être datées précisement.


Vue multiple
A voyagé en 1959














Vue générale, rue des fossés Plissons
A voyagé en 1952
  



Les rochers et le vieux château
Carte neuve
La carte ci-contre permet de s rendre compte de la position stratégique de la ville et de comprendre le choix de cet emplacement pour la construction du château médiéval.



Le calvaire
A voyagé en 1906


Les tanneries.
A voyagé en 1910













Le château
A voyagé en 1927 semble-t-il ?

La caserne Laharpe
La date du tampon de la poste n'est pas lisible (au verso)


Vue prise du château
Carte neuve.

 Les cents marches
Carte neuve



La légende de Domfront
Carte neuve

















Le Pendu de Domfront.

Selon la légende, Jean Barbotte, meunier au Moulin de Notre Dame sur l'Eau, avait combattu avec les protestants du Comte de Montgommery, cernés dans Domfront par les troupes royales et catholiques sous les ordres du Comte de Matignon.

Il fut condamné à mort après la capitulation de la place. Pour se soustraire à la terrible sentence, Barbotte se cacha dans la forêt d'Andaine ; mais étant revenu à Domfront à la foire de décembre, il fut pris vers midi et conduit au gibet à une heure.
Au moment où le bourreau passait la corde au cou du meunier, celui-ci aurait laissé tomber cette imprécation :
Domfront, Ville de malheur !
Arrivé à midi, pendu à une heure !
et les gardes ajoutèrent : Seulement pas le temps de dîner.
Depuis, cette formule à été détournée, fort heureusement.




 

Contrat de mariage de Jean FRANCHOMME

 Ce contrat de mariage a été passé devant maitre Adrien Monier, notaire Royal à Roubaix, le 16 novembre 1701. Il est conservé aux archives départementales du Nord (cote :  2 E 3 / 8194 acte 122)

J'ai eu connaissance de l'existence de ce contrat de mariage en consultant le site: lille chatellenie qui est une mine d'or pour qui s'intéresse à l'histoire et à la généalogie sur le territoire de l'ancienne châtellenie de Lille.  ( Je recommande la lecture du magazine  Castello Lillois, gratuit et téléchargeable sur ce site)

Madame Francine DEGUEHEGNY de l'entraide généalogique "Le fil d'Arianne"  a effectué la recherche et m'a fourni les photos de l'acte (cinq pages). Je la remercie pour cela.


Les personnes présentes lors de la signature de ce contrat de mariage, hors le notaire qui rédige l'acte étaient:


Du  côté du futur époux:

  • Jean FRANCHOMME, bien évidement
  • Thomas FRANCHOMME, son père. 
  • Jossine LECOMTE, sa mère
  • Gilles FRANCHOMME son frère

Il faut noter aussi la présence de Philippe FRANCHOMME, qui n'est pas cité dans le corps de l'acte mais a apposé s     m    que (une croix) à la fin de celui-ci. Il est donc présent sans être "assistant de Jean. Ne connaissant pas encore la famille, je ne peux pas dire s'il s'agit d'un autre frère ou d'un oncle de Jean.

Du côté de la future épouse

  • Anne Marie Joseph SPRIET, la future épouse
  • Jean SPRIET, son père
  • Jeanne   XXX, sa belle mère dont je n'ai pu lire le nom
  • Catherine Du Villier, sa "mère grande"
  • Catherine FAUVARQUE, sa tante et marraine.
La mère d'Anne Marie est décédée. Elle se nommait Jeanne FAUVARQUE.

A la suite du préambule sont décris les apports des deux parties, que nous allons décrire ci-dessous, et en fin de documents, les dispositions en cas de décès de l'un ou l'autre des époux.

Il est à noter que ce sont les parents qui apportent leurs dots au mariage. Celles-ci ne sont pas identiques. Elles s'établissent comme suit:




La monnaie est la livre tournois, monnaie de compte du royaume . Elle vaut environ 0,5 grammes d'or pur à l'époque de la conclusion de ce contrat.

A noter aussi que ces dons ne seront faites qu'une fois le mariage effectif et consommé !


Le couple reçoit dont en dot 1450 livres d'une part, et des baugues d'or d'autre part. Il est à noter que la somme en livres n'est pas nécessairement un apport monétaire mais peut être un apport en nature


La dernière partie du contrat de mariage décrit les conséquences du décès de l'un ou l'autre des époux. On retiendra que l'épouse devra restituer au père de son époux ou à ses ayants droits les sommes apportées par celui-ci et qu'elle remportera celles qu'elle a apportés si son mari décède le premier. Ceci-dit certains droits non explicités dans le contrat lui sont garantis pas la coutume (ce qui est écrit) et qu'elle gardera sa garde robe et ses bijoux.

Par contre, si elle devait décéder la première, son mari n'aurait à restituer que les deux tiers des sommes reçues en dot, tant au père de la mariée qu'à sa tante, ou à leurs ayant droits.


Le contrat est signé par les deux futurs époux, la tante de l'épouse, le père de l'époux, la grand mère de l'épouse.


Les deux futurs se marièrent le 25 novembre suivant.

Un emprunt sous l'empire

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